RESUME DE L'ACTUALITE A 10h00 GMT (18/05)

le
0
    PARIS - Des milliers de policiers manifestent à Paris et 
dans une cinquantaine de villes de province à l'appel 
d'Alliance, le premier syndicat de la profession rejoint par 
d'autres organisations, pour dénoncer la "haine anti-flic". 
    Les policiers se disent stigmatisés depuis le début des 
manifestations contre la loi Travail, émaillées de violences 
relayées sur internet qui ont fait 350 blessés dans leurs rangs, 
loin des embrassades qui ont suivi les attentats de Paris.  
    Le choix de la place de la République pour la manifestation 
parisienne est fortement symbolique : plusieurs fois, les 
rassemblements du mouvement "Nuit debout" se sont terminés par 
des affrontements avec la police. 
     --- 
    PARIS - Des cheminots ont cessé le travail dans le sillage 
des routiers dans le cadre d'une semaine de grèves 
reconductibles, notamment dans les transports, pour appuyer la 
mobilisation contre la loi Travail qui s'essouffle dans la rue. 
    En moyenne, deux TGV sur trois roulaient, trois RER sur 
quatre, six Transilien sur 10, quatre Intercités sur 10 et un 
TER sur deux, selon la SNCF. 
    La CGT-cheminots et SUD-rail ont appelé à la grève 
reconductible à la fois pour peser dans les négociations sur les 
conditions de travail des cheminots et protester contre le 
projet de loi Travail. 
    Les organisations ont toutefois opté pour des modalités 
différentes de grève, chaque mercredi et jeudi pour la 
CGT-Cheminots et tous les jours pour Sud-Rail. 
    La CFDT a déposé pour sa part un préavis de grève 
reconductible pour le 31 mai afin de peser sur les négociations 
à la SNCF, et non contre la loi Travail. 
    Les routiers, qui avaient lancé mardi le blocage de sites 
sensibles et dressé des barrages filtrants, ont reconduit leur 
mouvement mercredi, à l'appel des fédérations FO et CGT des 
transports. 
    Des actions devaient être menées dans le Nord, à Rouen, 
Caen, Rennes, Le Havre, Bordeaux ou encore Clermont-Ferrand. 
    Selon la CGT, deux raffineries sont bloquées à Donges 
(Loire-Atlantique) et à la Mède (Bouches-du-Rhône). 
     --- 
    BAGDAD - Trois attentats ont fait 77 morts et près de 150 
blessés hier à Bagdad, où les violences interconfessionnelles se 
multiplient à nouveau. L'influent imam chiite Moktada al Sadr a 
reproché au gouvernement d'Haïdar al Abadi de ne pas faire le 
nécessaire pour assurer la sécurité de la capitale. Ses 
miliciens se sont déployés à Sadr City, vaste quartier chiite de 
l'est de la capitale, et dans cinq autres secteurs de la ville 
en proie à une insécurité croissante.  
    Hier, un attentat suicide a fait 41 morts et plus de 70 
blessés dans le quartier d'Al Chaab. Une voiture piégée a par 
ailleurs coûté la vie à 30 personnes et fait 57 blessés, a-t-on 
appris de sources policières et médicales. Les deux actes ont 
été revendiqués par les djihadistes de l'Etat islamique.  
    Une deuxième voiture piégée a fait six morts et 21 blessés à 
Al Rachid, dans le sud de Bagdad, dit-on de mêmes sources. 
    Le Premier ministre a ordonné l'arrestation du responsable 
de la sécurité d'Al Chaab, sans en préciser la raison.  
     
    BAGDAD - L'armée irakienne a pris position hier à Routba, 
localité isolée de l'ouest du pays proche de la frontière 
syrienne, dans le cadre d'une offensive lancée pour couper les 
voies d'approvisionnement de l'Etat islamique (EI). 
    Les forces antiterroristes soutenues par la coalition formée 
à l'initiative des Etats-Unis se sont emparées du quartier d'Al 
Intisar, a précisé un porte-parole. Les djihadistes n'ont selon 
lui opposé que peu de résistance, mais se sont vraisemblablement 
mis à couvert pour contraindre par la suite les forces 
gouvernementales à des combats de rue. 
     ---     
    VIENNE - Les Etats membres du Groupe international de 
soutien à la Syrie (GISS) réunis hier à Vienne ne sont pas 
parvenus à fixer une date pour la reprise des discussions 
indirectes entre Damas et l'opposition, qui refuse toujours de 
renouer le dialogue faute d'une amélioration de la situation sur 
le terrain.  
    Malgré leur pessimisme, les 17 ministres des Affaires 
étrangères se sont engagés à oeuvrer au rétablissement du 
cessez-le-feu entré en vigueur fin février et mis à mal depuis 
le mois dernier par les combats autour d'Alep, la grande ville 
du Nord. Dans leur communiqué commun, ils réclament une 
cessation totale des hostilités et invitent les belligérants à 
autoriser l'acheminement d'aide humanitaire.  
     --- 
    WASHINGTON - L'ex-secrétaire d'Etat américaine Hillary 
Clinton a remporté hier d'une courte tête la primaire démocrate 
du Kentucky face à son rival Bernie Sanders, qui s'est adjugé 
celle de l'Oregon, en vue de la présidentielle du 8 novembre. 
    Sur la base de 99% des bulletins de vote dépouillés, 
l'ex-secrétaire d'Etat américaine obtient 46,8% tandis que 
Bernie Sanders, tenant de l'aile gauche du Parti démocrate, en 
obtient 46,3%, selon des chiffres communiqués par la chaîne CNN. 
    Cinquante-cinq délégués étaient en jeu dans le Kentucky. 
    Ce scrutin serré illustre une nouvelle fois à quel point les 
démocrates sont divisés au fil de ce processus de primaires, qui 
doit aboutir à la désignation du candidat du parti à la 
présidentielle du 8 novembre. 
      
    NEW YORK - Donald Trump se dit prêt à parler au dirigeant 
nord-coréen Kim Jong-un pour le convaincre de renoncer à son 
programme nucléaire s'il est élu en novembre à la présidence des 
Etats-Unis.  
    Dans un entretien accordé à Reuters, le futur candidat 
républicain propose en outre de renégocier l'accord de Paris sur 
le réchauffement climatique conclu en décembre et condamne 
l'implication de la Russie dans l'est de l'Ukraine.   
    "Je lui parlerais. Lui parler ne me poserait aucun 
problème", dit-il au sujet de Kim Jong-un, ce qui constituerait 
un revirement de taille pour Washington.  
    L'ex-secrétaire d'Etat Hillary Clinton, favorite de la 
course à l'investiture démocrate pour l'élection du 8 novembre, 
a estimé que Donald Trump cultivait une "étrange fascination" 
pour les dirigeants autoritaires. 
     --- 
    CALGARY, Alberta - Un important feu de forêt continue à 
faire rage près de Fort McMurray, dans la province canadienne de 
l'Alberta, où il menace d'importantes installations 
d'exploitation des sable bitumineux. 
    Cette situation a entraîné l'évacuation de milliers 
d'ouvriers et prolonge des fermetures qui réduisent la 
production de pétrole du Canada d'un million de barils par jour 
(bpj). 
    L'incendie a franchi lundi soir une zone coupe-feu cruciale, 
où les arbres avaient été arasés pour empêcher sa progression. 
Il a malgré tout avancé au nord de Fort McMurray dans des zones 
où se trouvent des camps d'ouvriers. Huit mille travailleurs ont 
été évacués. 
     --- 
    LONDRES - Les partisans du maintien du Royaume-Uni au sein 
de l'Union européenne augmentent leur avance sur le camp du 
"Brexit" dans un sondage de l'institut YouGov pour le compte du 
Times.  
    Quarante-quatre pour cent des sondés souhaitent que le 
Royaume-Uni reste partie intégrante de l'UE alors que 40% 
voteraient pour une sortie, selon un message posté mercredi sur 
Twitter par le correspondant politique du quotidien Sam Coates.  
    Le précédent sondage YouGov pour le Times, publié il y a dix 
jours, donnait une avance de deux points au camp du "In".  
     --- 
    PARIS - Les Républicains se sont accordés hier soir sur une 
formule de compromis pour le vote des expatriés à la primaire de 
la droite, objet d'un conflit entre Nicolas Sarkozy et ses 
rivaux qui l'ont de nouveau mis en garde sur la régularité du 
scrutin. 
    Deux semaines après le bureau politique qui avait modifié 
les modalités de vote des quelque 1,2 million de Français de 
l'étranger sous l'impulsion du président de LR -- ce en 
l'absence de ses principaux concurrents --, les protagonistes de 
la primaire se sont retrouvés mardi soir dans un climat tendu. 
    "Pas besoin de s'énerver!", a ainsi lancé Nicolas Sarkozy à 
Alain Juppé, favori des sondages pour l'investiture 
présidentielle, qui contestait les motifs du revirement de 
l'ancien chef de l'Etat, selon des participants à la réunion. 
     --- 
    PARIS - Les députés français ont entamé hier l'examen de 
deux projets de loi visant à réformer la Justice afin de 
l'adapter aux exigences du XXIe siècle qui prévoit le divorce 
par consentement mutuel sans passage devant le juge. 
    La réforme lancée par Christiane Taubira a été élargie par 
son successeur Jean-Jacques Urvoas, qui a obtenu 107 millions 
d'euros de crédits supplémentaires pour assurer le financement 
immédiat de juridictions proches de l'asphyxie. 
    Le ministre de la Justice a expliqué que l'objectif de la 
réforme était de désengorger les tribunaux, notamment par la 
possibilité de divorcer sans jugement en faisant enregistrer une 
convention chez un notaire, le divorce étant effectif après un 
délai de 15 jours de rétractation. 
    La réforme prévoit la suppression des tribunaux 
correctionnels des mineurs mis en place sous le quinquennat de 
Nicolas Sarkozy et l'enregistrement du pacte civil de solidarité 
(PACS) dans les mairies et non plus au greffe du tribunal. 
 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant