RESUME DE L'ACTUALITE A 10h00 GMT (17/09)

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EDIMBOURG - A la veille du référendum sur l'indépendance de l'Ecosse, trois sondages d'opinion donnent le "non" victorieux avec une courte avance (52%-48%) mais l'incertitude reste grande sur l'issue du scrutin. Le taux des indécis parmi les 4,3 millions de votants fluctue entre 8% et 14% selon les enquêtes. Les trois grandes formations politiques britanniques se sont engagées à garantir à l'Ecosse, si elle reste dans le Royaume-Uni, un niveau élevé de dépenses publiques et à accorder aux Écossais le contrôle de leurs dépenses de santé, dans le cadre d'un accord conclu sous l'égide de l'ex-Premier ministre travailliste Gordon Brown, né en Ecosse. Alors que le scrutin pourrait se jouer dans un mouchoir de poche, le Premier ministre écossais Alex Salmond a fait de la protection sociale et de l'avenir du système de santé la pierre de touche de son discours en faveur d'une sécession. CAERNARFON/YORK - L'opportunité offerte à l'Ecosse de se prononcer sur son indépendance a réveillé l'intérêt d'autres régions britanniques pour une refonte de leurs liens avec Londres dans un pays marqué par une très forte centralisation des pouvoirs. La crainte de voir les Écossais se prononcer en faveur d'une sécession lors du scrutin de jeudi a conduit le gouvernement de David Cameron à s'engager dans une surenchère de promesses d'approfondissement de la "dévolution" des pouvoirs, pour tenter convaincre les électeurs de rester dans le giron britannique. --- KIEV - Le Parlement ukrainien a validé l'accord d'association et de libre-échange avec l'Union européenne, un projet de rapprochement au coeur de la crise actuelle en Ukraine. L'accord a été adopté à l'unanimité des 355 parlementaires ayant pris part au vote. Le Parlement européen en a fait de même quasi simultanément, avec 535 voix pour, 127 contre et 35 abstentions. Les deux parties sont toutefois convenues la semaine dernière de repousser à 2016 l'application de son volet commercial, avec l'abaissement des droits de douanes réciproques, en prévision d'une poursuite des négociations avec la Russie, hostile à ce rapprochement entre l'Ukraine et l'UE. --- DOHA - Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et Al Qaïda dans la Péninsule arabique (Aqpa) ont appelé les factions islamistes combattant en Syrie et en Irak à faire taire leurs rivalités et à s'unir face à ce qu'elles désignent comme l'ennemi commun, l'alliance que tentent de constituer les Etats-Unis. Dans un communiqué commun, initiative rare, les deux organisations affiliées au réseau Al Qaïda appellent les groupes islamistes rivaux à cesser "les luttes intestines" et à s'unir contre "la campagne américaine et son alliance satanique" qui cherchent à "nous briser morceau par morceau". WASHINGTON - La lutte contre l'Etat islamique (EI) pourrait exiger un rôle élargi des conseillers militaires américains en Irak, a estimé le chef d'état-major interarmes Martin Dempsey. Même si la Maison blanche exclut l'idée d'engager l'US Army dans des combats au sol, le général Dempsey a jugé envisageable le scénario d'une présence américaine aux côtés des forces irakiennes lors de phases offensives délicates, comme la prise de la ville de Mossoul tenue par l'EI dans le nord du pays. --- CAP CANAVERAL/WASHINGTON - La Nasa a choisi Boeing et SpaceX (Space Exploration Technologies) pour construire les "taxis de l'espace" qui transporteront les astronautes vers la station spatiale internationale (ISS). Boeing et SpaceX, une entreprise californienne dirigée par Elon Musk, également le directeur général du constructeur de voitures électriques Tesla Motors, ont pour mission de réaliser les premiers vols en 2017, a précisé la Nasa. Depuis l'abandon du programmes de navettes spatiales en 2011, la Nasa dépend de capsules russes Soyouz pour le transport de ses astronautes. L'agence américaine débourse à chaque fois 70 millions de dollars par astronaute. --- PARIS - Cinq personnes soupçonnées d'avoir joué "un rôle très actif" dans le recrutement et le départ vers la Syrie de plusieurs jeunes femmes ces derniers mois ont été interpellées hier et aujourd'hui en région lyonnaise, annonce le ministre de l'Intérieur. Ces interpellations "ont également permis, lors des premières perquisitions, de saisir diverses armes et équipements dont il appartiendra à l'enquête judiciaire de déterminer la finalité", écrit Bernard Cazeneuve dans un communiqué. Six personnes étaient en garde à vue mercredi dans le cadre de cette enquête préliminaire diligentée par la section antiterroriste du parquet de Paris et menée par la Direction Générale de la Sécurité Intérieure, a-t-on appris de source judiciaire. --- PARIS - Le gouvernement souhaite supprimer la première tranche de l'impôt sur le revenu dans la loi de finances pour 2015, afin de baisser l'impôt de six millions de ménages, annonce le Premier ministre Manuel Valls. "La première tranche du barème de l'impôt sur le revenu pourrait être supprimée", a-t-il dit sur France Inter. "Ça fait partie des propositions que nous soumettrons au Parlement et donc du coup l'impôt sera allégé pour plus de six millions de ménages, des classes moyennes." Manuel Valls a précisé que cette première tranche "impose aujourd'hui à 5,5% la fraction de revenu (...) entre 6.000 et 12.000 euros environ". --- PARIS - Manuel Valls dit ne pas avoir envie de débattre avec les socialistes, dont une partie désapprouve sa politique, expliquant qu'il ne préparait pas le congrès du PS mais travaillait à assurer l'avenir de la France. Lors d'un vote de confiance organisé mardi à l'Assemblée nationale, le Premier ministre n'a recueilli qu'une majorité relative de 269 voix contre 244. Trente-deux députés socialistes se sont abstenus, augurant de joutes sur des textes importants comme le budget 2015. Alors que des débats agitent en permanence la majorité, l'ancienne première secrétaire du PS, la maire de Lille Martine Aubry, a dit son intention de faire prochainement des propositions pour infléchir la politique du gouvernement. --- MARSEILLE - Le président du directoire de la SNCM, Olivier Diehl, juge "indispensable" le placement en redressement judiciaire de la compagnie maritime en difficulté pour échapper aux condamnations européennes et attirer les repreneurs. "L'idée est de préparer le terrain pour le repreneur", dit-il dans un entretien publié ce matin par La Provence. "Ce qui est envisagé est une modalité technique destinée à préserver l'outil. Les activités de la compagnie ne s'arrêteront pas et nous resterons maîtres de notre destin." Olivier Diehl a indiqué qu'une dizaine de repreneurs français et étrangers s'étaient fait connaître. --- PARIS - La grève des pilotes d'Air France, qui pèse "lourdement" sur la compagnie et sur l'attractivité de la France, doit s'arrêter, déclare Manuel Valls. Mardi, 60% des vols ont dû être annulés. La direction d'Air France prévoit une situation à peu près inchangée mercredi, au troisième jour de la grève. Le ministre de l'Economie Emmanuel Macron a également estimé que les Français ne comprenaient plus ce genre de mouvements qui "s'enlisent de cette façon sans raison explicable". --- PARIS - Le rééquilibrage des comptes de la Sécurité sociale à l'horizon 2017 prévu jusqu'à présent par le gouvernement français est très incertain, estime la Cour des comptes. Dans son rapport annuel sur le sujet publié aujourd'hui, elle l'invite à accentuer l'effort d'économies sur les dépenses, en particulier celles de santé dont le ralentissement de la hausse s'est interrompu l'an dernier.

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