RESUME DE L'ACTUALITE A 10h00 GMT (17/05)

le
0
    PARIS - François Hollande a promis qu'il ne céderait pas aux 
pressions politiques ou sociales contre la loi Travail, au début 
d'une nouvelle semaine de mobilisation contre cette réforme qui 
déchire le Parti socialiste au pouvoir. 
    "Il faut agir et je continuerai à agir", a dit le chef de 
l'Etat sur Europe 1. "Cette loi, elle va passer (...) Je ne 
céderai pas parce qu'il y a eu trop de gouvernements (...) qui 
ont cédé, d'où l'état du pays que j'ai trouvé en 2012." 
    Faute de pouvoir convaincre une quarantaine de députés 
"frondeurs" du PS de voter ce texte, le gouvernement a dû 
engager la semaine dernière sa responsabilité pour le faire 
adopter en première lecture à l'Assemblée nationale. 
    Mais tout ce que la France compte d'opposants à ce projet, 
de la droite à la gauche en passant par les syndicats 
contestataires, CGT et Force ouvrière en tête, ne désarment pas. 
    Les routiers, qui craignent pour le paiement de leurs heures 
supplémentaires, ont ouvert le feu dans la nuit en bloquant des 
centres logistiques, comme dans la région bordelaise, ou en 
provoquant des bouchons sur de grands axes, comme près de Caen, 
en Normandie, ou de Rennes, en Bretagne. 
    Sept syndicats de salariés, d'étudiants et de lycéens (CGT, 
FO, FSU, Solidaires, Unef, UNL et Fidl) ont lancé un appel à 
deux journées de manifestations et de grèves, mardi et jeudi. 
     
    PARIS - François Hollande a clairement montré mardi qu'il 
était sur le chemin d'une nouvelle candidature, affirmant qu'il 
n'y a pas d'alternative à gauche à sa ligne sociale-démocrate et 
que les programmes des candidats de la droite mettraient en 
cause "les fondements de l'Etat" s'ils étaient mis en oeuvre. 
    L'impopulaire président a justifié sur Europe 1 son action, 
défendu son bilan, promis de nouvelles baisses d'impôts si les 
finances de la France le permettent, juré qu'il ne céderait pas 
sur la loi Travail et martelé son "ça va mieux". 
    Sur le plan politique, François Hollande s'est montré 
pugnace, coupant court aux critiques de son camp en affirmant 
qu'il n'y avait pas d'alternative à son projet dont il a donné 
une définition : "une forme de social-démocratie à la française 
où il sera possible que l'Etat ait toute sa place et où les 
partenaires pourront jouer tout leur rôle." 
    Réagissant à l'appel lancé dimanche par l'ancien ministre 
socialiste Arnaud Montebourg pour "un projet alternatif en 
2017", François Hollande a assorti sa réponse d'un lapsus 
laissant peu de doutes sur ses intentions, qu'il dévoilera 
officiellement à la fin de l'année en fonction de l'évolution du 
chômage. 
    "Il y a une alternative de droite qui existe, et si je ne 
suis pas... si la gauche n'est pas reconduite, ce sera la droite 
qui l'emportera, ou l'extrême droite. Il n'y pas d'alternative 
de gauche", a-t-il dit. 
     --- 
    PARIS - La France est résolue à organiser une conférence 
internationale pour relancer les négociations entre les 
Palestiniens et Israël mais elle se tiendra cet été et non le 30 
mai comme initialement prévu, a dit François Hollande sur Europe 
1. 
    Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a réitéré 
dimanche son opposition à cette initiative, lors d'une visite à 
Jérusalem du chef de la diplomatie française, Jean-Marc Ayrault. 
    Cette conférence ministérielle doit réunir les représentants 
du Quartet sur le Proche-Orient (Etats-Unis, Russie, Union 
européenne, Nations unies), la Ligue arabe, le Conseil de 
sécurité des Nations unies et une vingtaine de pays. 
    Mais le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, a fait 
savoir qu'il ne pourrait pas être présent le 30 mai.     
     --- 
    VIENNE - Le Groupe international de soutien à la Syrie 
(GISS) qui se réunit aujourd'hui à Vienne veut travailler au 
rétablissement d'un cessez-le-feu et permettre à l'aide 
humanitaire de parvenir aux zones assiégées afin d'inciter les 
groupes de l'opposition à reprendre les pourparlers de Genève, a 
déclaré le ministre allemand des Affaires étrangères, 
Frank-Walter Steinmeier. 
    "Nous devons trouver un moyen pour revenir au processus 
politique", a-t-il dit à son arrivée à la réunion ministérielle. 
    "Il s'agit d'améliorer les conditions d'un cessez-le-feu et 
d'une aide humanitaire de sorte de convaincre l'opposition de 
négocier avec le régime à Genève", a-t-il ajouté. 
    Les ministres de 17 pays, dont la Russie, les Etats-Unis et 
des puissances européennes et moyen-orientales, participent à la 
réunion de Vienne. 
    L'accord de "cessation des hostilités" parrainé par les 
Etats-Unis et la Russie, entré en vigueur fin février pour 
appuyer les négociations menées à Genève sous l'égide du 
médiateur de l'Onu, Staffan de Mistura, a permis de réduire 
l'intensité des combats pendant près de deux mois. 
    Mais un regain de violences à Alep, la grande ville du nord 
de la Syrie, a eu raison de cette accalmie. Et les discussions 
de Genève se sont effondrées il y a près de quatre semaines 
alors qu'une autorité de transition est censée être en place à 
la date butoir du 1er août pour préparer des élections dans un 
délai de 18 mois.     
     --- 
    VIENNE - Les puissances occidentales et régionales réunies 
hier à Vienne pour discuter de la sécurité en Libye ont accepté 
d'étudier des demandes de dérogation du gouvernement d'unité 
nationale à l'embargo décrété par l'Onu sur les livraisons 
d'armes à la Libye. 
    Au moment où il tente d'établir son autorité sur un pays 
divisé entre factions armées et menacé par les djihadistes de 
l'organisation Etat islamique (EI), le gouvernement d'accord 
national (GNA) dirigé par Fayez Seraj "a formulé son intention 
de soumettre des demandes de dérogation au comité des sanctions 
de l'Onu", peut-on lire dans le communiqué commun diffusé à 
l'issue de la réunion. 
    L'objectif du GNA est de "se procurer les armes et le 
matériel nécessaires pour contrer les groupes classés 
terroristes par l'Onu et pour combattre Daech dans tout le 
pays". Fayez Seraj a précisé que son gouvernement fournirait 
"aussi vite que possible" une liste d'armes. 
     --- 
    PARIS - Une démission du cardinal Philippe Barbarin, accusé 
d'avoir tardé à réagir contre des actes pédophiles commis dans 
son diocèse de Lyon, serait un contresens, selon le pape 
François. Dans un entretien au quotidien La Croix, le souverain 
pontife se prononce contre une telle éventualité, jugeant que 
"ce serait un contresens, une imprudence." 
    "On verra après la conclusion du procès. Mais maintenant, ce 
serait se dire coupable", estime-t-il.  
    L'archevêque de Lyon, qui se défend d'avoir couvert des 
agressions sexuelles, a reconnu fin avril "des erreurs dans la 
gestion et la nomination de certains prêtres".  
     --- 
    OSLO - La première session de négociations organisée depuis 
l'accord de Paris sur le climat s'est ouverte hier à Bonn, sous 
l'égide de l'Onu, pour déterminer les moyens de sa mise en 
oeuvre. Au cours du week-end, l'agence spatiale américaine a 
illustré l'urgence de la question climatique en déclarant que le 
mois d'avril avait été le plus chaud depuis les premiers relevés 
de températures, qui remontent au XIXe siècle. C'est le septième 
mois d'affilée à battre un tel record. 
     --- 
    ATHENES - Le rapporteur spécial des Nations unies sur les 
droits des migrants a exhorté hier les autorités grecques à 
cesser de placer des enfants migrants ou réfugiés dans des 
centres de rétention.  
    François Crépeau, qui s'exprimait à Athènes, a dit avoir vu 
des enfants non accompagnés retenus depuis plus de deux semaines 
dans des postes de police, sans pouvoir sortir, "traumatisés et 
bouleversés" par cette expérience. 
    D'autres, a-t-il poursuivi, sont regroupés avec leurs 
familles dans des centres de rétention surpeuplés où les 
tensions sont fortes et où la circulation d'informations 
contradictoires crée "un niveau inacceptable de confusion, de 
frustration, de violence et de peur". 
 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant