RESUME DE L'ACTUALITE A 10h00 GMT (16/09)

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    BRATISLAVA - Réunis sans leur homologue britannique à 
Bratislava, les 27 autres dirigeants de l'Union européenne 
tentent vendredi de donner une "impulsion nouvelle" à une Union 
européenne dans un état jugé "critique" depuis le départ annoncé 
du Royaume-Uni.  
    Divisés sur l'économie et l'immigration, les chefs d'Etat et 
de gouvernement entendent dynamiser le projet commun en avançant 
sur des thèmes tels que la mise en place d'une défense commune 
et la formation des jeunes.   
    "Il ne s'agit pas d'attendre simplement d'un unique sommet 
une solution aux problèmes de l'Europe - nous sommes dans une 
situation critique - mais plutôt de montrer par des actions que 
nous pouvons aller mieux", a souligné à son arrivée la 
chancelière allemande, Angela Merkel.  
    François Hollande lui a fait écho, plaidant pour une 
indispensable "nouvelle impulsion".  
    "Soit c'est la dislocation, soit c'est la dilution, soit 
c'est au contraire la volonté commune de donner un projet à 
l'Europe. C'est ce que j'appelle la nouvelle impulsion", a 
résumé le président français.  
    Malgré leurs divergences, tous les dirigeants semblent 
d'accord avec l'idée de procéder à un diagnostic précis de la 
situation, pour mieux aller de l'avant ensuite. 
      --- 
     LONDRES - Plus de trois Européens sur quatre éprouvent un 
peu, plutôt ou beaucoup de sympathie pour les réfugiés syriens 
arrivant dans leur pays, selon un sondage Ipsos-Mori pour l'ONG 
International Rescue Committee. 
    L'Irlande est en tête du classement, avec 87% des personnes 
interrogées exprimant un peu (20%), plutôt (35%) ou beaucoup 
(33%) de sympathie pour les réfugiés. La Slovaquie arrive à la 
12e et dernière place des pays sondés pour cette étude. 
    En France, qui se classe dixième, 10% des personnes 
interrogées disent exprimer beaucoup de sympathie, 23% plutôt de 
la sympathie et 37% un peu de sympathie, contre 19% déclarant 
n'en avoir pas du tout, les 11% restants ne se prononçant pas. 
    En Allemagne, où la chancelière fédérale Angela Merkel a 
décidé il y a un de mener une politique d'accueil contestée 
jusqu'au sein de son propre parti chrétien démocrate, ils sont 
25% à dire éprouver beaucoup de sympathie pour les réfugiés, 40% 
plutôt et 19% un peu, pour un total de 84%. A l'inverse, 9% des 
Allemands interrogés disent n'éprouver aucune sympathie pour 
eux. 
     --- 
    BERLIN - Un résultat à deux chiffres du parti 
anti-immigrants Alternative für Deutschland (AfD) serait perçu 
dans le monde entier comme le signe d'une renaissance des nazis, 
a prévenu le bourgmestre-gouverneur de la ville, Michael Müller, 
à deux jours des élections au parlement local. 
    Créée en 2013 initialement contre les plans de renflouement 
financier dans la zone euro, l'AfD s'est muée en un parti 
anti-immigration, incarnant une ligne opposée à celle de la 
chancelière Angela Merkel et qui grignote l'électorat 
conservateur.  
    Un sondage de Forschungsgruppe Wahlen pour la ZDF publié 
jeudi accorde à l'AfD 14% des intentions de vote à Berlin, 
bastion historique de la gauche allemande. 
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    BEYROUTH/GENEVE - L'armée syrienne a commencé à se retirer 
de la route Castello, par où doit être acheminée l'aide 
humanitaire dans les quartiers est d'Alep dans le cadre de la 
trêve négociée par Moscou et Washington, ont rapporté hier la 
Russie et l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). 
    Les groupes insurgés présents dans la grande ville syrienne 
ont en revanche dit ne pas avoir vu l'armée se retirer de la 
route Castello et ils ont annoncé qu'en attendant, eux-mêmes ne 
se retireraient pas de leurs positions près de cette voie 
stratégique transformée en ligne de front. 
    Un porte-parole du Pentagone a pour sa part dit ne pas 
disposer de "renseignements ou de faits" indiquant que l'armée 
syrienne avait commencé à se retirer de la route Castello. 
    Le porte-parole du département d'Etat Mark Toner a toutefois 
déclaré que le cessez-le-feu tenait "en général", même si les 
accusations de violation de la trêve se multiplient entre 
belligérants. 
    L'OSDH, qui dit avoir des preuves d'attaques de la part des 
deux camps, a fait état des premières victimes civiles depuis 
l'entrée en vigueur de la trêve lundi soir. Il s'agit de deux 
enfants dans les zones tenues par le gouvernement. 
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    GREENSBORO, Caroline du Nord - Hillary Clinton a effectué 
hier son retour dans la campagne pour l'élection présidentielle 
du 8 novembre aux Etats-Unis après trois jours de repos forcé 
pour soigner une pneumonie, alors que son adversaire Donald 
Trump est en progression dans les sondages. 
    Devant les journalistes présents dans son avion de campagne 
qui se rendait à Greensboro, en Caroline du Nord, la candidate 
démocrate est apparue en forme. Elle devait participer à un 
meeting de campagne et recentrer son discours sur les 
difficultés de ceux qui travaillent, thème qui s'est révélé 
porteur pour son rival républicain. 
    Dans un discours consacré à l'économie, Donald Trump a pour 
sa part déclaré que les Etats-Unis devaient se fixer pour 
objectif une croissance économique annuelle de 4%. Il a jugé que 
son programme alliant baisses d'impôts et simplification 
réglementaire était susceptible de créer 25 millions d'emplois 
en une décennie. 
     --- 
    FRANCFORT - Le département américain de la Justice réclame 
14 milliards de dollars (12,5 milliards d'euros) à Deutsche Bank 
pour mettre fin à une enquête sur la vente de titres adossés à 
des créances hypothécaires (MBS), a annoncé la banque allemande. 
    La demande du DoJ, qui fera probablement l'objet de 
plusieurs mois de négociations, est nettement supérieure à ce 
qu'anticipaient Deutsche Bank et les investisseurs. 
    Dans un communiqué, Deutsche Bank dit n'avoir nullement 
l'intention de s'acquitter d'une telle somme. Même si elle 
parvenait à réduire de moitié le montant d'un éventuel accord, 
ce règlement amiable resterait l'un des plus coûteux conclus par 
une banque avec les autorités américaines ces dernières années.  
     --- 
    PARIS - Des milliers de personnes ont défilé hier à Paris, 
où de nouvelles violences ont éclaté, et en province contre la 
loi Travail pour ce qui pourrait être une ultime journée de 
mobilisation sous la forme de manifestations. 
    Plus de 170.000 personnes ont manifesté dans toute la France 
selon la CGT et 77.500 à 78.500 d'après le ministère de 
l'Intérieur. Lors de la précédente journée de mobilisation, le 5 
juillet dernier, la police n'avait répertorié que 30.000 
manifestants sur le territoire. 
    Dans la capitale, des heurts entre des groupes de "casseurs" 
et les forces de l'ordre ont fait au moins six blessés, cinq 
policiers et un manifestant. Quinze personnes ont été 
interpellées, selon la police. 
    Jean-Claude Mailly, le secrétaire général de Force ouvrière, 
a fait savoir que cette manifestation serait la dernière pour 
son syndicat, qui compte poursuivre la bataille contre la loi 
Travail sur d'autres terrains. 
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    PARIS - Nicolas Sarkozy a estimé hier que la question 
démographique était un problème "plus important" que le 
réchauffement climatique, confirmant ainsi implicitement des 
propos qui ont provoqué une polémique, y compris à droite. 
    Contestant le consensus de la communauté scientifique 
internationale, l'ancien chef de l'Etat a déclaré cette semaine 
qu'il fallait "être arrogant comme l'homme pour penser que c'est 
nous qui avons changé le climat", selon des propos rapportés par 
l'hebdomadaire Marianne. 
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    PARIS - Le jugement concernant Jérôme Cahuzac, ancien 
ministre du budget jugé pour fraude fiscale, blanchiment et 
fausse déclaration de patrimoine, sera rendu le 8 décembre. 
    La défense de Jérôme Cahuzac a appelé hier le tribunal à 
prononcer une "juste" peine envers l'ex-ministre du Budget, un 
homme "fini", marqué du sceau "indélébile" de la "trahison" 
après les révélations sur son compte à l'étranger. 
    Fustigeant la "trahison" d'un homme qui a "flétri l'honneur" 
de la France, le Parquet national financier (PNF) a requis 
mercredi sa condamnation à trois ans de prison ferme et une 
peine d'inéligibilité de cinq ans. 
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    KOUROU, Guyane - Le lanceur européen Vega a mis sur orbite 
cinq satellites d'observation de la Terre après son décollage 
hier soir du centre spatial de Kourou, en Guyane française, a 
annoncé Arianespace. 
    Cette mission a été réalisée pour le compte de Terra Bella, 
une filiale de Google  GOOGL.O , et de l'agence spatiale 
péruvienne. 
    Après son décollage à 22h43 heure locale (01h43 GMT 
vendredi), Vega s'est séparé des quatre micro-satellites SkySats 
4 à 7 pesant chacun 110 kg. Avec les trois premiers satellites 
de la gamme, ils formeront une constellation dont l'objectif 
pour Terra Bella est de proposer une cartographie en 3D à très 
haute résolution (inférieure au mètre) de toute la planète, 
selon Arianespace. 
 
 

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