RESUME DE L'ACTUALITE A 10h00 GMT (14/08)

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ATHENES - Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, a surmonté provisoirement les divisions de plus en plus marquées de son parti Syriza, en faisant adopter ce matin par les députés le troisième plan d'aide négocié en cinq ans avec les créanciers du pays. Le scrutin a été retardé par la prolongation cette nuit des débats à la Vouli, certains élus multipliant les recours de procédure à quelques heures seulement de la réunion des ministres des Finances de la zone euro censée donner un feu vert décisif à l'accord. Grâce au soutien des partis d'opposition favorables au maintien de la Grèce dans la zone euro, Alexis Tsipras est parvenu sans difficulté à franchir le seuil des 151 voix nécessaires pour assurer l'adoption du texte, recueillant un total de 222 voix sur 300. Mais 43 parlementaires, soit près d'un tiers du groupe Syriza, ont voté contre ou se sont abstenus, alors qu'ils n'étaient qu'une trentaine lors d'un vote important sur les mesures de réforme le mois dernier. Alexis Tsipras sollicitera la confiance de la Vouli une fois que la Grèce aura remboursé une échéance de 3,2 milliards d'euros à la Banque centrale européenne (BCE) le 20 août, a déclaré un responsable gouvernemental. Et ce nouveau scrutin pourrait être bien plus délicat pour le Premier ministre: Mikis Voridis, élu de Nouvelle Démocratie, le principal mouvement d'opposition, a déclaré que son parti ne voterait pas la confiance au gouvernement, ce qui pourrait conduire à la chute du cabinet Tsipras. ATHENES, - La Commission européenne s'est préparée à l'éventualité d'un nouveau prêt-relais de 6,04 milliards d'euros à la Grèce dans le cas où le nouveau plan d'aide ne serait pas adopté aussi vite qu'espéré, montre un document de l'Union européenne que s'est procuré Reuters. Sur cette enveloppe, environ 4,4 milliards d'euros pourraient être consacrés à des remboursements au Fonds monétaire international (FMI) et à la Banque centrale européenne (BCE), précise le document. --- LA HAVANE - Le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, se rend aujourd'hui à Cuba, où le drapeau des Etats-Unis sera de nouveau hissé sur le toit de l'ambassade fraîchement rénovée, une cérémonie symbolique de la reprise progressive des relations entre les deux pays. Conséquence de la guerre froide et des tensions persistantes entre Washington et La Havane, la bannière étoilée n'a pas flotté une seule fois en 54 ans sur le toit de l'ambassade américaine à Cuba. Le drapeau cubain a quant a été lui été de nouveau hissé à Washington le 20 juillet, jour de la reprise formelle des relations diplomatiques entre les deux pays. --- TIANJIN, Chine - Les enquêteurs chinois cherchent désormais à établir les causes des deux énormes explosions survenues mercredi soir dans un entrepôt de produits chimiques volatils de Tianjin. Cette catastrophe a fait au moins 50 morts et quelque 700 blessés, dont 71 graves, selon le bilan le plus récent. Parmi les morts figurent une douzaine de pompiers, ont rapporté les médias officiels. Les sauveteurs ont retiré aujourd'hui un survivant des décombres. Les explosions et l'incendie qu'elles ont provoqué ont détruit des centaines de conteneurs, des milliers de voitures et plusieurs bâtiments de la zone portuaire. PEKIN - La Chine va lancer une campagne nationale d'inspection de ses produits chimiques dangereux et de ses explosifs, ont annoncé aujourd'hui les autorités, expliquant que le pays devait tirer une "profonde" leçon de la catastrophe à Tianjin. --- HONG KONG - Le yuan s'est stabilisé aujourd'hui face au dollar sous l'impulsion de la Banque populaire de Chine mais a enregistré la plus forte perte hebdomadaire de son histoire, dans le sillage de la dévaluation surprise annoncée mardi dernier. Avant l'ouverture des transactions aujourd'hui, la banque centrale chinoise a fixé le cours pivot de la monnaie locale à 6,3975 yuans pour un dollar, soit un raffermissement par rapport à la clôture de la veille (6,3990). --- WASHINGTON - Les Etats-Unis pensent que l'organisation Etat islamique (EI) a probablement eu recours à du gaz moutarde dans une attaque contre les forces kurdes cette semaine en Irak, ce qui montrerait pour la première fois que les insurgés islamistes sont en possession d'armes chimiques interdites, rapporte le Wall Street Journal. --- LONDRES - Les travaillistes britanniques commencent aujourd'hui à choisir leur nouveau chef de file, qui, si les sondages sont fiables, devrait être Jeremy Corbyn, le doyen des candidats, partisan d'un virage à gauche et d'un retour aux sources du Labour. Plus de 600.000 adhérents, partisans et membres de syndicats affiliés au Labour sont appelés à voter pour désigner le successeur d'Ed Miliband, démissionnaire après la défaite électorale subie en mai, la plus cuisante depuis 1987 pour les travaillistes. Le vainqueur sera désigné le 12 septembre. --- ANKARA - Les électeurs turcs pourraient être de nouveau appelés aux urnes cet automne après l'échec hier des discussions engagées en vue de former une coalition, un facteur d'incertitude malvenu pour un pays engagé dans une double campagne militaire, contre les islamistes à ses frontières et contre les séparatistes kurdes sur son sol. Le Premier ministre, Ahmet Davutoglu, a déclaré que la convocation de nouvelles élections législatives semblaient désormais la seule option envisageable, les discussions entre son parti, l'AKP, et le CHP, principale formation de l'opposition, n'ayant pas permis de trouver un terrain d'entente. --- BRUXELLES - La croissance économique de la zone euro a été légèrement inférieure aux attentes au deuxième trimestre, montre la première estimation du produit intérieur brut (PIB) publiée ce matin par Eurostat. Le PIB des 19 pays ayant adopté la monnaie unique a progressé de 0,3% sur la période avril-juin par rapport aux trois mois précédents, donnant une croissance de 1,2% en rythme annuel. --- PARIS - L'économie française a stagné de façon inattendue au deuxième trimestre mais a été plus dynamique qu'annoncé précédemment au premier, affichant un profil heurté qui ne remet pas en cause, aux yeux des économistes, le scénario d'une reprise très modérée. L'Insee a fait état ce matin d'une croissance nulle sur la période avril-juin, alors que les économistes tablaient sur +0,2%, et revu en hausse, à +0,7% contre +0,6% auparavant, l'évolution du produit intérieur brut pour janvier-mars. L'acquis de croissance pour 2015, à savoir le niveau de l'ensemble de l'année si le PIB des deux derniers trimestres était nul, se situe à +0,8% au 30 juin. Et en glissement annuel, le PIB affiche une progression de 1,0% au 30 juin, un niveau qu'il n'avait pas atteint depuis fin 2013. Le ministre des Finances, Michel Sapin, a déclaré que la performance du premier semestre confortait le gouvernement dans ses attentes. "Après un premier trimestre très dynamique, le niveau de l'activité se maintient. A la fin du premier semestre, l'acquis de croissance est de 0,8% ce qui conforte notre objectif de 1% pour l'année 2015", a-t-il dit. PARIS - L'emploi salarié dans les secteurs marchands non agricoles a augmenté de 0,2% au deuxième trimestre en France, avec 27.300 postes créés, selon l'estimation "flash" publiée ce matin par l'Insee. L'institut a confirmé dans le même temps la quasi-stabilité enregistrée sur le premier trimestre, où 700 postes avaient été détruits. --- PARIS - Le ministre des Finances, Michel Sapin, a exclu ce matin tout changement majeur dans la politique économique du gouvernement français et écarté pour l'heure l'idée de nouvelles baisses d'impôts pour les ménages en 2016. Alors que le Parti socialiste a adopté, durant l'été, un rapport qui recommande de réorienter les baisses de charges des entreprises et un soutien plus direct à la croissance, Michel Sapin a rappelé que la priorité était de "maintenir le cap". "Si nous voulons réussir, il ne faut pas zigzaguer, il ne faut pas changer de politique", a-t-il dit sur France Inter. --- PARIS - Le Conseil constitutionnel a validé hier la loi sur le dialogue social, un texte qui vise à simplifier la vie des entreprises en matière de consultations ou négociations obligatoires. Le Conseil constitutionnel a aussi validé l'essentiel de la loi sur la transition énergétique, qui prévoit entre autres de réduire d'ici 2025 la part du nucléaire dans la production d'électricité de 75% à 50%, ne censurant qu'un nombre réduit d'articles et dispositions à la marge.

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