RESUME DE L'ACTUALITE A 10h00 GMT (09/08)

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    SAINT-PETERSBOURG, Russie - Le président russe Vladimir 
Poutine reçoit en ce moment son homologue turc Recep Tayyip 
Erdogan pour acter la réconciliation entre les deux pays après 
la crise provoquée par la destruction en vol d'un chasseur russe 
près de la frontière syrienne en novembre dernier. 
    L'entretien entre les deux hommes, qui devait débuter à 
10h00 GMT et être suivi d'une conférence de presse vers 13h00 
GMT, est aussi perçu comme un avertissement envoyé par Ankara 
aux pays occidentaux, dont les critiques envers les purges 
menées en Turquie depuis la tentative de coup d'Etat avortée du 
15 juillet ont provoqué la fureur des dirigeants turcs. 
    "Pour Erdogan, cet entretien avec Poutine est certainement 
l'occasion d'envoyer à ses partenaires occidentaux le message 
que la Turquie pourrait avoir d'autres options stratégiques", 
souligne Sinan Ulgen, un ancien diplomate turc et expert du 
centre de réflexion Carnegie Europe. 
    "C'est un moyen de faire entendre que la Turquie pourrait se 
rapprocher stratégiquement de la Russie si ses relations avec 
l'Occident se dégradent. La Russie trouve aussi un intérêt à 
utiliser la crise entre la Turquie et l'Occident pour fragiliser 
la cohésion de l'Otan", ajoute Ulgen. 
    Les désaccords entre la Russie et la Turquie restent 
néanmoins nombreux, à commencer par le conflit en Syrie, où 
Moscou soutient militairement le président Bachar al Assad 
tandis qu'Ankara réclame son départ et appuie certains rebelles 
qui le combattent. 
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    ISTANBUL - Plus de 26.000 personnes ont été interpellées en 
Turquie à la suite du coup d'Etat manqué du 15 juillet, dont 
16.000 ont été officiellement arrêtées et placées en détention 
provisoire, a annoncé ce matin le ministre de la Justice, Bekir 
Bozdag. 
    Dans une interview diffusée en direct à la télévision, le 
ministre a ajouté que 6.000 autres suspects étaient toujours en 
prison mais qu'aucune charge n'avait encore été officiellement 
retenue contre eux. 
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    BRASILIA - Les 81 sénateurs brésiliens votent aujourd'hui 
pour dire s'ils acceptent ou non de juger Dilma Rousseff pour 
maquillage des comptes publics, comme l'a recommandé la 
commission spéciale sur la destitution de la présidente 
brésilienne la semaine dernière. 
    Si le vote est positif, les sénateurs devront rendre leur 
verdict d'ici à la fin du mois et, dans le cas où ils jugeraient 
Dilma Rousseff coupable, la chef de l'Etat sera définitivement 
démise de ses fonctions. 
    Un rapport publié la semaine dernière a conclu que Rousseff, 
suspendue depuis le déclenchement de la procédure de destitution 
en mai dernier, s'était rendue coupable de violation de la 
Constitution en manipulant des comptes de la nation en vue de 
favoriser sa réélection en 2014. 
    Des enquêtes d'opinion montrent que les deux tiers des 
membres de la chambre haute sont favorables à une destitution 
définitive de la présidente, un verdict qui mettrait fin à 13 
années de pouvoir pour le Parti des travailleurs. 
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    WASHINGTON - Donald Trump a promis hier des réductions 
d'impôts pour les ménages et les entreprises et une 
déréglementation s'il est élu président des Etats-Unis le 8 
novembre. 
    Déterminé à tourner la page d'une série de polémiques qui 
ont affaibli sa position dans les sondages face à la démocrate 
Hillary Clinton, le candidat républicain a dévoilé son programme 
économique pendant un discours prononcé à Détroit, régulièrement 
interrompu par des manifestants. 
    Outre les baisses d'impôts, qui concerneront en particulier 
les parents qui élèvent des enfants, Donald Trump a promis un 
moratoire temporaire sur de nouvelles réglementations fédérales 
et il s'est engagé à relancer le projet controversé d'oléoduc 
Keystone XL. 
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    WASHINGTON - Cinquante responsables de la sécurité nationale 
républicains, dont un ancien directeur général de la CIA, ont 
estimé hier que Donald Trump, le candidat de leur parti, n'avait 
pas les qualifications nécessaires pour diriger le pays, 
ajoutant qu'il serait "le président le plus imprudent de 
l'histoire américaine". 
    Cette déclaration, qui se distingue par la dureté des termes 
choisis, est le dernier rejet en date de la candidature de 
l'homme d'affaires à la présidence des Etats-Unis par des 
spécialistes de la sécurité du parti républicain. 
    "Il manque à M. Trump le caractère, les valeurs et 
l'expérience pour être président. Il affaiblit l'autorité morale 
des Etats-Unis en tant que chef de file du monde libre. Il 
semble ne pas avoir de connaissance minimale (...) de la 
Constitution américaine, des lois américaines, des institutions 
américaines, dont la tolérance religieuse, la liberté de la 
presse et une justice indépendante", est-il précisé dans la 
déclaration. 
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    LE CAIRE - La coalition mise en place par l'Arabie saoudite 
au Yémen a bombardé aujourd'hui la capitale, Sanaa, pour la 
première fois en cinq mois, a-t-on appris auprès d'habitants. 
    Les frappes aériennes ont touché des installations 
présidentielles et une base militaire, de même qu'un site de la 
Garde républicaine proche de l'aéroport. La coalition a aussi 
contraint à la suspension pour 72 heures de tous les vols à 
destination de l'aéroport international de la capitale. 
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    QUETTA, Pakistan - L'organisation djihadiste Etat islamique 
(EI) et le groupe Jamaat-ur-Ahrar, branche pakistanaise des 
taliban, ont tous deux revendiqué l'attentat suicide qui a fait 
70 morts et plus de 110 blessés hier dans un hôpital de Quetta, 
capitale de la province du Balouchistan, dans le sud-ouest du 
Pakistan. 
    Le kamikaze s'est fait exploser près d'un groupe de plus de 
100 personnes, en majorité des avocats et des journalistes, 
rassemblés au service des urgences pour la levée du corps de 
Bilal Anwar Kasi, un avocat reconnu, tué par balle quelques 
heures auparavant, a précisé une journaliste qui se trouvait 
parmi les blessés. 
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    PARIS - La loi réformant le Code du travail a été promulguée 
hier par François Hollande et publiée aujourd'hui au Journal 
officiel, dernière étape d'un parcours législatif tumultueux 
pour ce texte toujours contesté par une partie des syndicats et 
de la gauche. 
    La loi a été définitivement adoptée le 21 juillet par les 
députés après trois mois de débats parfois houleux au Parlement 
et le Conseil constitutionnel en a validé l'essentiel la semaine 
dernière. Le Premier ministre Manuel Valls a précisé à cette 
occasion que la quasi-totalité des décrets d'application 
seraient pris avant la fin de l'année. 
 
 
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