RESUME DE L'ACTUALITE A 10h00 GMT (05/04)

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LONDRES/PANAMA/PARIS - Plusieurs pays ont annoncé l'ouverture 
d'enquêtes après les révélations d'une centaine de médias 
internationaux sur le rôle d'un cabinet juridique panaméen dans 
la création par des milliers de personnes, y compris des 
dirigeants politiques et des chefs d'entreprise, de sociétés 
écrans destinées à faciliter l'évasion fiscale ou le blanchiment 
d'argent.  
    Parallèlement, de Moscou à Reykjavik et de Londres à 
Brasilia, de multiples démentis ont été opposés aux informations 
du Consortium international des journalistes d'investigation 
(ICIJ). Ces révélations, regroupées sous l'appellation "Panama 
papers", sont l'aboutissement d'une enquête menée pendant un an 
par 378 journalistes de 77 pays sur 11,5 millions de documents 
provenant du cabinet panaméen Mossack Fonseca, spécialisé dans 
le montage de sociétés offshore.     
    Les documents remis au journal allemand Süddeutsche Zeitung 
par un lanceur d'alerte dont l'identité n'a pas été révélée ont 
permis d'analyser dans le détail près de 214.500 entités créées 
par ce cabinet entre 1977 et 2015 dans une vingtaine de paradis 
fiscaux, pour le compte de clients issus de plus de 200 pays.  
    Parmi les dirigeants politiques en exercice nommément cités 
dans les dizaines d'articles et de reportages publiés depuis 
dimanche figurent le président russe, Vladimir Poutine, les 
premiers ministres pakistanais, britannique et islandais ou 
encore le président ukrainien, Petro Porochenko. 
    Le Kremlin, dénonçant la "Poutinophobie" de l'étranger, a 
déclaré que les documents ne contenaient "rien de concret et 
rien de nouveau" tandis qu'un porte-parole de David Cameron, le 
chef du gouvernement britannique, estimait que les liens évoqués 
entre le père de ce dernier et une société "offshore" relevait 
du domaine privé. 
    L'analyse de ce que le journal Le Monde décrit comme une 
"immense caverne d'Ali Baba de l'évasion fiscale" a par ailleurs 
révélé qu'un millier de ressortissants français auraient eu 
recours aux sociétés écrans mises en place par Mossack Fonseca. 
    Le président François Hollande a promis que le fisc et la 
justice mèneraient les enquêtes nécessaires, le ministère des 
Finances et le secrétariat au Budget précisant pour leur part 
que Paris allait demander, "en application des conventions 
fiscales qui la lient à ses partenaires", la transmission du 
fichier "Panama Papers". 
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    DIKILI, Turquie/LESBOS, Grèce - Les renvois de réfugiés de 
Grèce vers la Turquie ont commencé hier dans le cadre du plan 
controversé mis en place par l'Union européenne pour fermer la 
principale voie d'accès des migrants vers l'Europe. 
    L'accord, conclu le mois dernier et dénoncé par plusieurs 
groupes venant en aide aux réfugiés, prévoit que la Turquie 
reprenne tous les migrants et réfugiés arrivés clandestinement 
en Grèce, y compris les Syriens. 
    Ankara a obtenu en contrepartie que l'UE prenne directement 
en charge des milliers de Syriens réfugiés en Turquie, une aide 
financière renforcée, une accélération de l'exemption de visas 
pour ses ressortissants et une reprise des négociations 
d'adhésion à l'UE. 
    Hier matin à l'aube, deux bateaux battant pavillon turc, 
transportant 136 migrants majoritairement pakistanais, sont 
arrivés à Dikili en Turquie, en provenance de l'île grecque de 
Lesbos. Les bateaux étaient accompagnés de deux navires de la 
garde-côtes turque tandis qu'un hélicoptère survolait la zone. 
    Par ailleurs, 66 personnes, afghanes pour la plupart, ont 
été renvoyées en Turquie sur un troisième bateau parti de Chios, 
a déclaré à Reuters un officier de la garde-côte grecque. 
    Le but de l'accord UE-Turquie est de décourager les migrants 
d'effectuer la traversée de la mer Egée, très dangereuse, 
d'autant qu'elle est souvent effectuée sur de petites 
embarcations ou sur des canots pneumatiques. 
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    PARIS - Le partage des registres des données des passagers 
aériens (PNR), priorité de la France depuis les attentats de 
Paris et Bruxelles, pourrait être effectif d'ici avril, a dit le 
coordinateur européen de la lutte contre le terrorisme. 
    Regrettant la longueur des négociations, Gilles de Kerchove 
a souligné sur France Inter la nécessité pour les services 
européens de renseignement d'utiliser en outre les outils de 
coordination déjà en place, Europol et le Système d'information 
Schengen, aussi appelé SIS. 
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    AMMAN - Des rebelles syriens progressent vers Al Rai, ville 
de la province d'Alep proche de la frontière turque contrôlée 
par le groupe Etat islamique, après avoir pris de nombreuses 
localités aux djihadistes dans la région, rapportent 
l'opposition et l'Observatoire syrien des droits de l'homme 
(OSDH). 
    Parmi ces rebelles figurent des groupes agissant sous la 
bannière de l'Armée syrienne libre (ASL), fournis en armes et 
autres équipements via la Turquie.  
    Al Rai constitue l'un des derniers fiefs de l'EI dans une 
région jugée prioritaire par les Etats-Unis dans la lutte contre 
l'organisation djihadiste.      
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    BAKOU/EREVAN - Seize militaires azerbaïdjanais ont été tués 
au cours des deux derniers jours dans les affrontements avec les 
séparatistes du Haut-Karabakh, soutenus par l'Arménie, a annoncé 
le ministère de la Défense à Bakou. 
    Les combats, qui ont commencé ce week-end dans cette zone 
autonome intégrée à l'Azerbaïdjan à l'époque soviétique, sont 
les plus violents depuis la trêve négociée sous l'autorité de la 
Russie en 1994. 
    L'Azerbaïdjan et le Haut-Karabakh s'accusent mutuellement 
d'être responsables de cette escalade de violence. 
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    MILWAUKEE, Wisconsin - Après une semaine difficile, Donald 
Trump aborde aujourd'hui dans le Wisconsin une primaire qui 
s'annonce déterminante pour relancer sa campagne à l'investiture 
républicaine qui semble marquer le pas depuis quelques jours. 
    Une défaite du milliardaire dans cet Etat du Midwest aurait 
pour conséquence d'écorner un peu plus cette image 
d'invincibilité qu'il cultive avec outrance depuis son entrée 
dans la course à la présidence. 
    Les enquêtes d'opinion donnent la victoire au sénateur du 
Texas, Ted Cruz, dernier candidat encore en mesure de souffler à 
Trump l'investiture lors de la convention du Grand Old Party 
pour le scrutin du 8 novembre. 
    Le magnat de l'immobilier ne s'en laisse cependant pas 
compter et a appelé hier les électeurs du Wisconsin à se 
mobiliser pour lui apporter une victoire qui enterrerait les 
derniers espoirs de ses rivaux. 
    "Si on obtient un bon résultat ici, les gars, c'est 
terminé", a dit Trump à ses partisans réunis à La Crosse. "Et si 
ce n'est pas le cas, je crois et je suis sûr qu'on y arrivera 
quand même", a-t-il ajouté. 
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    PARIS - Le projet de loi Travail entame son marathon 
parlementaire devant la commission des Affaires sociales de 
l'Assemblée nationale, avec un amendement modifiant la 
définition du licenciement économique en faveur des petites 
entreprises. 
    Cet amendement distinguant plusieurs critères de 
licenciement en fonction de la taille des entreprises a été 
déposé lundi, a annoncé sur France 2 le député socialiste 
Christophe Sirugue, rapporteur du texte. 
    Dans le texte actuel, une baisse du chiffre d'affaires de 
quatre trimestres consécutifs est nécessaire pour justifier des 
licenciements économiques.  
    L'amendement prévoit de raccourcir ce délai à un trimestre 
pour les entreprises de moins de 10 salariés, et à deux 
trimestres pour celles de moins de 50 salariés. 
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    PARIS - Le gouvernement a dévoilé hier une série de pistes 
destinées à apaiser la colère des chauffeurs de taxis, parmi 
lesquelles figure pour la première fois l'engagement de l'Etat à 
racheter leurs licences via un fonds de garantie. 
    Selon une "feuille de route" remise aux acteurs concernés 
par le secrétaire d'Etat aux Transports, ce fonds pourra être 
alimenté "par la solidarité au sein du secteur, pour ne pas 
faire peser ce dispositif sur le contribuable". 
    La question des licences, pour lesquelles les chauffeurs se 
sont le plus souvent endettés, est au coeur des crispations 
entre les taxis et les plateformes de véhicules de tourisme avec 
chauffeur (VTC), dispensés de détenir un tel agrément. 
    Les taxis ont manifesté ces derniers mois leur colère en 
bloquant les axes routiers de grandes villes, comme lundi à 
Toulouse où plusieurs centaines de véhicules ont mené une 
opération escargot sur le périphérique. 
 
 
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