RESUME DE L'ACTUALITE A 10h00 GMT (04/04)

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    SYDNEY/PANAMA - Les réactions se multiplient dans le monde 
après la publication par le Consortium international des 
journalistes d'investigation (ICIJ) et une centaine de médias 
internationaux d'informations sur des avoirs cachés dans des 
paradis fiscaux par des milliers de personnes ou organisations, 
parmi lesquelles figurent des dirigeants politiques en exercice, 
des personnalités sportives, et des organisations criminelles.  
    Ces révélations, regroupées sous l'appellation "Panama 
Papers", résultent d'une enquête menée pendant un an par 378 
journalistes de 77 pays sur 11,5 millions de documents provenant 
du cabinet juridique panaméen Mossack Fonseca, spécialisé dans 
le montage de sociétés offshore.     
    "Il s'agit de la plus grosse fuite d'informations jamais 
exploitée par des médias", peut-on lire sur le site internet du 
Monde, qui a participé à cette enquête pour la France.  
    Ces documents, remis au journal allemand Süddeutsche Zeitung 
par un lanceur d'alerte dont l'identité n'a pas été révélée, ont 
permis d'analyser dans le détail près de 214.500 entités 
offshore créées par ce cabinet entre 1977 et 2015 dans une 
vingtaine de paradis fiscaux, pour le compte de clients issus de 
plus de 200 pays.  
    "Je crois que ces fuites conduiront sans doute au coup le 
plus important jamais porté au monde 'offshore' en raison de 
l'étendue des documents", a déclaré Gerard Ryle, directeur de 
l'ICIJ.  
    L'analyse de ce que Le Monde décrit comme une "immense 
caverne d'Ali Baba de l'évasion fiscale" a révélé qu'un millier 
de ressortissants français auraient eu recours aux sociétés 
écrans mises en place par Mossack Fonseca. 
    Le président François Hollande a promis que le fisc et la 
justice mèneraient les investigations nécessaires.  
    "Ce que je peux vous assurer c'est qu'à mesure que les 
informations seront connues, toutes les enquêtes seront 
diligentées, toutes les procédures seront inscrites  et les 
procès éventuellement auront lieu", a-t-il dit. 
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    DIKILI Turquie/LESBOS, Grèce - Les renvois de réfugiés de 
Grèce vers la Turquie ont commencé dans le cadre du plan 
controversé mis en place par l'Union européenne pour fermer la 
principale voie d'accès des migrants vers l'Europe. 
    L'accord, conclu le mois dernier et dénoncé par plusieurs 
groupes venant en aide aux réfugiés, prévoit que la Turquie 
reprenne tous les migrants et réfugiés arrivés clandestinement 
en Grèce, y compris les Syriens. Ankara a obtenu en contrepartie 
que l'UE prenne directement en charge des milliers de Syriens 
réfugiés en Turquie, une aide financière renforcée, une 
accélération de l'exemption de visas pour ses ressortissants et 
une reprise des négociations d'adhésion à l'UE. 
    Lundi matin à l'aube, deux bateaux battant pavillon turc, 
transportant 131 migrants, sont arrivés à Dikili en Turquie, en 
provenance de l'île grecque de Lesbos, ont constaté deux 
journalistes de Reuters de part et d'autre du bras de mer. 
    Par ailleurs, 66 personnes, pour la plupart des Afghans, ont 
également été renvoyées en Turquie lundi sur un troisième bateau 
parti de l'île grecque de Chios, a déclaré à Reuters un 
responsable de la garde-côte grecque à Chios. 
    Le but de l'accord UE-Turquie est de décourager les migrants 
d'effectuer la traversée en Méditerranée, très dangereuse, 
d'autant qu'elle est souvent effectuée sur de petites 
embarcations, ou même sur des canots pneumatiques.  
    Mais quelques heures après le départ de Lesbos du premier 
bateau de refoulés, les navires de patrouille grecs ont sauvé 
pas moins de deux canots transportant une cinquantaine de 
personnes, dont des enfants et une femme en chaise roulante, qui 
tentaient d'atteindre l'île. 
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    ATHENES - La directrice générale du Fonds monétaire 
international (FMI), Christine Lagarde, a écrit hier à Alexis 
Tsipras pour le prévenir qu'un accord sur la dette grecque 
demeurait "éloigné", en réponse à une lettre du Premier ministre 
grec qui l'interrogeait sur la position du FMI dans les 
négociations. 
    Cet échange de courriers fait suite à la divulgation par le 
site WikiLeaks d'une conversation suggérant que le FMI pourrait 
menacer de ne pas participer au troisième plan de sauvetage de 
la Grèce afin de contraindre les pays de la zone euro à accepter 
un allègement plus fort de la dette grecque. 
    Les services d'Alexis Tsipras ont indiqué que le chef du 
gouvernement avait écrit à Christine Lagarde pour "clarifier la 
position officielle du Fonds dans les négociations".* 
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    AMMAN - Le porte-parole du Front al Nosra, le plus puissant 
mouvement islamiste syrien, et une vingtaine d'autres 
combattants ont été tués dans un raid aérien dans la province 
d'Idlib, dans le nord-ouest de la Syrie, a rapporté hier 
l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). 
    Outre Abou Firas, "le Syrien", plusieurs djihadistes 
étrangers sont au nombre des victimes du bombardement sur un 
village situé au nord-ouest de la ville d'Idlib, précise l'OSDH. 
    Selon cette organisation, proche de l'opposition, ce raid a 
sans doute été mené par l'aviation syrienne ou russe. 
    Deux sources proches des combattants djihadistes ont affirmé 
pour leur part que l'opération présentait toutes les 
caractéristiques d'une attaque de drone de l'armée américaine. 
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    PARIS - Le ministre des Finances Michel Sapin a défendu hier 
l'attitude de l'Etat lors des discussions portant sur la vente 
de Bouygues Telecom à Orange, qui se sont soldées par un échec. 
    Interrogé dans la soirée lors de l'émission "C politique" 
sur France 5 sur une éventuelle responsabilité du ministre de 
l'Economie Emmanuel Macron dans cet échec, en raison d'exigences 
trop importantes, Michel Sapin a répondu que son collègue à 
Bercy s'était contenté de défendre les intérêts de l'Etat. 
    "L'Etat, il est là pour défendre les intérêts de l'Etat. Il 
n'est pas là pour faciliter le gain de tel ou tel dans une 
opération de cette nature et donc l'Etat a défendu ses intérêts, 
là, comme il les avait défendus chez Renault et comme il les 
défendra toujours", a-t-il déclaré. 
    "Nous ne sommes pas là pour accepter (...) n'importe quelle 
valorisation, c'est-à-dire qu'une entreprise se mette à gagner 
plus d'argent qu'elle ne mérite dans une fusion de cette 
nature", a ajouté le ministre des Finances, alors qu'un montant 
d'environ 10 milliards d'euros - en titres Orange et en 
numéraire - avait été évoqué pour le rachat de Bouygues Telecom. 
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    POITIERS, Vienne - La cour d'appel de Poitiers (Vienne) a 
condamné l'ancien maire de la Faute-sur-Mer (Vendée) à deux ans 
de prison avec sursis pour "homicides involontaires" et "mise en 
danger de la vie d'autrui" suite au passage de la tempête 
Xynthia, qui a fait 29 morts dans sa commune en février 2010. 
    Le 1er décembre dernier, l'avocat général avait réclamé deux 
ans de prison fermes pour René Marratier, dont le casier 
judiciaire était jusqu'alors vierge.     
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    LONDRES - L'agence britannique de lutte contre le dopage 
(Ukad) se dit "profondément préoccupée et choquée" par les 
confessions d'un médecin qui affirme avoir prescrit des 
substances interdites à 150 sportifs de haut niveau. 
    Parmi eux figurent des footballeurs évoluant en Premier 
League, des joueurs de cricket, des cyclistes britanniques ayant 
participé au Tour de France, un boxeur britannique et des 
joueurs de tennis, a précisé le Dr Mark Bonar, selon le Sunday 
Times. Il dit leur avoir prescrit de l'érythropoïétine (EPO), 
des stéroïdes et de l'hormone de croissance, ce qui a selon lui 
amélioré leurs performances de façon "phénoménale". 
 
 
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