RESUME DE L'ACTUALITE A 10h00 GMT (03/06)

le , mis à jour à 12:15
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ZURICH/NEW YORK - Sepp Blatter a pris de court le monde du football en annonçant hier sa démission de la présidence de la Fifa, dont certains membres, et peut-être lui-même, font l'objet d'une enquête pour corruption, un scandale qui a plongé l'organisation dans la plus grave crise de son histoire. Sous couvert d'anonymat, une source a dit à Reuters que Sepp Blatter, 79 ans, était visé par une enquête de la justice américaine et du Federal Bureau of Investigation (FBI), confirmant des informations du New York Times et d'ABC News. Un porte-parole du FBI s'est refusé à tout commentaire. La justice suisse a ouvert la semaine dernière des procédures à l'encontre d'un certain nombre de personnalités, dont les noms n'ont pas été dévoilés, sur des soupçons de malversations et de blanchiment, parallèlement à une enquête américaine de plus grande ampleur. Sepp Blatter a annoncé sa démission lors d'une conférence de presse organisée à la hâte à Zurich, quatre jours après avoir été réélu pour un cinquième mandat à la tête de la principale instance internationale du football. Les dirigeants du football français ont réaffirmé aujourd'hui leur souhait de voir Michel Platini se présenter à la présidence de la Fifa. --- ATHENES - La Grèce ne versera pas au Fonds monétaire international (FMI) le remboursement prévu le 5 juin s'il n'y a aucune perspective d'entente avec ses bailleurs de fonds, a déclaré aujourd'hui le porte-parole des parlementaires de Syriza, le parti au pouvoir. Engagée dans des négociations avec ses bailleurs de fonds pour obtenir de leur part le versement d'une nouvelle aide en échange de réformes socio-économiques, Athènes doit rembourser ce mois-ci un total de 1,6 milliard d'euros au FMI. La première des quatre échéances de juin, d'un montant de 300 millions d'euros, est fixée à vendredi. Au total, la Grèce doit rembourser environ 320 milliards d'euros, près des deux tiers de cette somme étant dus au FMI et aux pays de la zone euro et 8,7% à la Banque centrale européenne (BCE). Les créanciers internationaux de la Grèce ont bouclé mardi un projet d'accord qu'ils soumettront au gouvernement d'Alexis Tsipras, dans l'espoir qu'une nouvelle aide puisse être débloquée avant que le pays se retrouve à court de liquidités. --- WASHINGTON - Le président Barack Obama a promulgué hier le Freedom Act, le projet de loi voté plus tôt dans la journée par le Sénat qui réforme le programme de surveillance à grande échelle des appels téléphoniques aux Etats-Unis. Prenant le contre-pied de la politique de sécurité mise en place dans la foulée des attentats terroristes du 11 septembre 2001, le projet de loi met fin à la vaste collecte des métadonnées par la National Security Agency (NSA), procédé qui avait été révélé par Edward Snowden, ancien sous-traitant de la NSA. Cette dernière, avec pour objectif de débusquer des pistes terroristes, collectait et examinait des données relatives aux appels téléphoniques passés aux Etats-Unis, mais pas du contenu des appels lui-même. --- PARIS - La coalition formée pour combattre l'Etat islamique a apporté hier son appui au plan politique et militaire du gouvernement irakien qui prévoit une accélération du soutien aux tribus sunnites jugé indispensable pour freiner l'avancée des djihadistes. Sous pression de ses partenaires pour accélérer la réconciliation, le Premier ministre irakien a prévenu que ce plan, qui vise notamment à reprendre le contrôle de la province majoritairement sunnite d'Anbar, ne serait viable que si la coalition arabo-occidentale renforçait son soutien militaire. --- JIANLI, Chine - Deux cents plongeurs sont mobilisés pour retrouver plus de 400 personnes, essentiellement des touristes chinois âgés, portées disparues après un naufrage sur le Yangzi Jiang, dont le bilan s'élève pour le moment à 18 morts. Seuls 14 des 456 occupants de l'Etoile de l'Orient, dont le capitaine, ont été retrouvés vivants depuis la catastrophe, survenue pendant une tempête dans la province centrale de Hubei. Les secouristes craignent que le fleuve en crue n'ait charrié les corps loin du lieu du naufrage, dont le bilan pourrait être sans précédent depuis 70 ans en Chine. --- MAUNGDAW, Birmanie - Les autorités birmanes ont autorisé un bateau chargé de migrants à accoster dans un port du nord-ouest du pays, après l'avoir bloqué en mer pendant plusieurs jours. Le chalutier avec 727 personnes à bord dérivait depuis la fin de la semaine dernière en mer d'Andaman, le gouvernement birman disant vouloir établir leur identité et connaître leur destination. --- BUDAPEST - Le temps du multiculturalisme est terminé et la Hongrie doit à tout prix éviter d'en subir les conséquences, déclare Viktor Orban dans un entretien accordé au journal hongrois Napi Gazdasag. Le Premier ministre durcit encore sa position sur l'immigration en disant rejeter tout mélange "à grande échelle" des croyances religieuses. "Le multiculturalisme, cela veut dire la coexistence de l'islam, des religions asiatiques et du christianisme. Nous ferons tout notre possible pour épargner cela à la Hongrie", assène Viktor Orban. "Les investisseurs, artistes et scientifiques non chrétiens sont les bienvenus mais nous ne voulons pas de mélange à grande échelle", ajoute-t-il. --- PARIS - Trois des quatre moteurs de l'A400M qui s'est écrasé le 9 mai en Espagne ont connu des problèmes de puissance au décollage, selon les premières analyses communiquées par Airbus Defence & Space, filiale d'Airbus Group. Cette perte de puissance, que l'équipage de l'avion de transport militaire n'a pas réussi à corriger, est conforme aux problèmes identifiés le 19 mai, précise Airbus Defense & Space. Airbus Defence & Space avait demandé le 19 mai à tous les pays exploitant l'A400M d'inspecter les systèmes de contrôle des moteurs de l'avion à la suite de la découverte d'une anomalie potentielle sur le système informatique gérant les moteurs. --- PARIS - Les députés français ont adopté par 301 voix contre 238 le projet de loi sur le dialogue social qui simplifie la vie des entreprises mais reste loin des ambitions initiales en matière de réduction des "seuils sociaux" déclencheurs d'obligations. Les groupes socialiste et radicaux de gauche ont voté pour ce texte présenté par François Rebsamen, le ministre du Travail, de même que la majorité du groupe écologiste. Le Front de gauche et les groupes droite ont voté contre, pour des motifs opposés.

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