RESUME DE L'ACTUALITE A 10h00 GMT (03/04)

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EREVAN - Les combats qui ont éclaté samedi se poursuivent dans 
le Haut-Karabakh, région sécessionniste d'Azerbaïdjan 
majoritairement peuplée d'Arméniens de souche, où plusieurs 
dizaines de morts ont été signalés. 
    L'enclave est gérée par une administration fermement 
soutenue militairement et financièrement par Erevan depuis le 
conflit séparatiste de 1991, qui a fait 30.000 morts. La 
situation, toujours tendue malgré le cessez-le-feu conclu en 
1994, se détériorait depuis plusieurs semaines et les deux camps 
s'imputent mutuellement la responsabilité de la reprise des 
hostilités.  
    D'après les forces locales, l'armée azerbaïdjanaise a lancé 
une offensive à 06h00 (02h00 GMT) dimanche.  
    Selon son ambassadeur à Moscou, Polad Bulbuloglu, 
l'Azerbaïdjan est prêt à entamer des discussions avec l'Arménie, 
à condition qu'elle retire ses effectifs militaires, qui 
occupent, dit-il, 21% du Haut-Karabakh. 
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    BRUXELLES - Un ressortissant belge a été inculpé pour 
"participation aux activités d'un groupe terroriste" dans le 
cadre de l'enquête sur un attentat déjoué en France, a annoncé 
hier le parquet fédéral belge. 
    L'homme, âgé de 33 ans et désigné par les initiales Y. A., a 
été arrêté jeudi soir et présenté vendredi à un juge. 
    Il s'agit du troisième suspect inculpé en Belgique dans 
l'enquête liée à l'arrestation, le 24 mars, du Français Réda 
Kriket, qui, selon le procureur de Paris François Molins, 
préparait une action "imminente" et d'une "extrême violence". 
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    LESBOS, Grèce - A la veille des premiers renvois en Turquie 
de demandeurs d'asile arrivés en Grèce, les préparatifs ne sont 
guère visibles à Lesbos, l'une des îles de le mer Egée où 
affluent les migrants.  
    Plus de 5.600 arrivées ont été enregistrées depuis le 20 
mars, date de l'entrée en vigueur de l'accord contesté sur ces 
renvois, que l'Union européenne a conclu avec Ankara. Les 
premiers retours sont donc censés avoir lieu lundi, mais on 
ignore encore leur nombre et les modalités précises.  
    Deux bateaux turcs affrétés par Frontex, l'agence européenne 
chargée de la sécurité des frontières, doivent appareiller lundi 
de Lesbos pour Dikili, sur la côte turque, où 250 personnes 
seront reconduites quotidiennement jusqu'à mercredi, annonce 
l'agence de presse Athens News, sans citer de sources. 
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    BEYROUTH - L'armée syrienne a découvert 45 corps dans une 
fosse commune à Palmyre, ville du centre du pays reprise 
récemment aux djihadistes de l'Etat islamique (EI), a-t-on 
appris de sources militaires. 
    Il s'agit de civils et de militaires faits prisonniers par 
l'organisation, a-t-on précisé, ajoutant qu'aucun autre charnier 
n'avait été localisé. 
    Selon l'agence de presse gouvernementale Sana, la fosse, qui 
se trouve dans le nord-est de la ville, renfermait surtout des 
corps de femmes et d'enfants, dont certains ont été décapités. 
    En mai, lorsque la ville est tombée aux mains de l'Etat 
islamique, la presse syrienne a fait état de 400 exécutions et 
l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), proche de 
l'opposition, a lui aussi parlé d'un massacre. 
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    KINSHASA - La mission de maintien de la paix des Nations 
unies en République démocratique du Congo (Monusco) a annoncé 
avoir ouvert une enquête sur des soupçons d'abus sexuels qui 
auraient été commis par des soldats tanzaniens de sa "brigade 
d'intervention" dans le nord-est du pays. 
    Les événements se seraient déroulés le 23 mars dans le 
village de Mavivi, où les premiers résultats de l'enquête "ont 
établi l'existence d'actes sexuels tarifés et de relations 
sexuelles avec des mineurs", ajoute la Monusco, sans préciser le 
nombre de cas concernés. 
    Ce scandale éclate quelques jours après de nouvelles 
révélations sur des abus sexuels présumés commis en République 
centrafricaine par des casques bleus et des soldats de la force 
française Sangaris, dont de possibles actes de pédophilie et 
traitements particulièrements dégradants infligés à des jeunes 
filles. 
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    PARIS - Manuel Valls réaffirme dans le Journal du Dimanche 
son franc soutien au chef de l'Etat dans la perspective de la 
présidentielle de 2017, estimant qu'il n'y a "pas d'alternative 
à François Hollande à gauche." 
    Alors que la pression s'intensifie à gauche pour 
l'organisation d'une primaire, pour le Premier ministre, 
"François Hollande est la voix de l'intérêt général (...) La 
logique, c'est qu'il soit candidat puisqu'il est président". 
    "Ce qui manque, c'est l'explication, car les choix qui ont 
été les siens sont les bons", concède-t-il cependant, alors que 
les manifestations de jeudi contre le projet de réforme du Code 
du travail ont été marquées par un regain de mobilisation.  
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    PARIS - Les organisations de jeunesse vont être reçues 
prochainement par le gouvernement pour examiner en particulier 
les questions de la précarité et de l'insertion professionnelle, 
en marge de l'examen de la loi Travail, a annoncé hier Manuel 
Valls. 
    Le Premier ministre a précisé qu'il conclurait ces 
consultations, menées par les ministres du Travail, de 
l'Education et de la Jeunesse, par une réunion "avant la 
mi-avril" avec tous les participants, à Matignon.  
    Le président du syndicat étudiant Unef, William Martinet, 
s'est réjoui "que le Premier ministre ouvre un nouveau cadre de 
dialogue avec les organisations de jeunesse, c'est la preuve que 
la mobilisation sociale réussit à faire bouger les lignes". 
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    MARSEILLE - Un nouveau règlement de comptes a fait trois 
morts et trois blessés hier dans les quartiers nord de 
Marseille, a-t-on appris dimanche de source policière.  
    La fusillade s'est produite vers 22h30 au pied d'un immeuble 
de la cité Bassens, dans le XVe arrondissement de la ville, 
connue pour être un point chaud du trafic de stupéfiants. 
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    PARIS - Un policier soupçonné d'avoir asséné un coup de 
poing à un lycéen à Paris en marge des manifestations contre la 
réforme du Code du travail a été renvoyé en correctionnelle, 
a-t-on appris hier de source judiciaire. 
    En attendant son passage au tribunal, au mois de mai, il est 
libre mais placé sous contrôle judiciaire, avec interdiction 
d'exercer, précise-t-on de même source. 
 
 
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