RESUME DE L'ACTUALITE A 03h10 GMT (21/01)

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PARIS - Le parquet de Paris a requis hier la mise en examen des quatre individus déférés dans l'enquête sur les complicités dont auraient pu bénéficier les trois auteurs des attentats qui ont fait 17 morts début janvier. Il a ouvert une information judiciaire pour assassinats et tentatives d'assassinats en relation avec une entreprise terroriste, transport d'armes et financement du terrorisme, notamment, a précisé le procureur François Molins. Les quatre hommes, âgés de 22 à 28 ans et placés en garde à vue depuis vendredi matin à l'issue d'un coup de filet qui avait permis l'arrestation de douze personnes, devaient être présentés dans la journée à des magistrats instructeurs en vue de leur mise en examen. Ils sont soupçonnés d'avoir apporté un "soutien logistique" à Amedy Coulibaly, qui a tué une policière et quatre juifs, apprend-on de source judiciaire. PARIS - Amedy Coulibaly a été contrôlé par hasard le 30 décembre à Paris, à bord d'une voiture louée, quelques jours avant de tuer une policière le 8 janvier et quatre juifs le lendemain, écrit le Canard enchaîné à paraître aujourd'hui. Deux motards de la préfecture de police ont consulté le fichier des personnes recherchées et vu une mention leur demandant d'obtenir des renseignements sans attirer l'attention pour un suspect appartenant à la mouvance islamiste, précise l'hebdomadaire satirique. Ils auraient informé leur hiérarchie et les services antiterroristes, mais personne n'aurait réagi. PARIS - Manuel Valls annoncera aujourd'hui de "nouvelles mesures" pour répondre en urgence aux failles révélées par les profils des auteurs des attentats qui ont fait 17 morts à Paris, et qui étaient connus des services de renseignement et de la justice. "La menace terroriste globale, dans sa diversité (...), n'a jamais été aussi élevée", a dit le Premier ministre lors de voeux à la presse. "C'est donc un combat de longue haleine, sans doute de plusieurs années, que nous avons devant nous." Ces propositions, qui seront examinées en conseil des ministres, doivent s'inscrire notamment dans un projet de loi sur le renseignement actuellement en cours de préparation. Manuel Valls a par ailleurs estimé qu'il existe en France un "apartheid territorial, social et ethnique" et a insisté sur l'urgence d'apporter des réponses aux problèmes de citoyenneté après les attentats djihadistes. "Ces derniers jours ont souligné beaucoup des maux qui rongent notre pays ou des défis que nous avons à relever", a-t-il déclaré. "A cela il faut ajouter toutes les fractures, les tensions qui couvent depuis trop longtemps et dont on parle peu (...) la relégation péri-urbaine, les ghettos, ce que j'évoquais en 2005 déjà, un apartheid territorial, social, ethnique, qui s'est imposé à notre pays." François Hollande a de son côté évoqué lors de ses voeux aux institutions "l'esprit du 11 janvier", date des manifestations de masse contre les attentats, pour amplifier les réformes de son gouvernement en faveur notamment de la transparence et de l'engagement citoyen. "L'esprit du 11 janvier doit désormais inspirer notre action", a dit le président, dont la cote de popularité a fait un bond historique après les tueries. La présidente du Front national Marine Le Pen a envoyé hier un courrier à François Hollande et à Manuel Valls pour demander l'organisation d'un "débat national" après les attentats djihadistes qui ont fait 17 morts en France. Elle suggère un débat "large", à travers des consultations gouvernementales, des discussions parlementaires ou encore des débats locaux. La mairie de Paris envisage de porter plainte contre la chaîne américaine Fox News, qui a selon elle insulté et porté préjudice à la capitale en affirmant, peu après les attentats contre Charlie Hebdo, qu'on y trouvait des zones interdites aux non musulmans où la charia est appliquée. "J'envisage effectivement d'avoir recours à la justice", a déclaré hier sur CNN la maire de Paris Anne Hidalgo. "Il a été porté préjudice à l'image Paris et à l'honneur de Paris". Fox News a présenté ses excuses pour les "regrettables erreurs" commises par certains des experts invités en plateau. --- DUBAÏ/JERUSALEM - Le groupe djihadiste Etat islamique (EI), qui contrôle de vastes territoires de Syrie et d'Irak, a mis en ligne une vidéo censée montrer deux otages japonais, qu'il menace d'exécuter si Tokyo ne lui verse pas une rançon de 200 millions de dollars. Dans cette vidéo, un homme vêtu de noir et armé d'un poignard, qui se tient aux côtés des deux "otages", dénonce le soutien accordé par Tokyo à la coalition internationale, conduite par Washington, qui mène depuis septembre dernier des raids aériens contre l'EI en Syrie et en Irak. --- SANAA/NATIONS UNIES - Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a condamné aujourd'hui la poursuite des violences au Yémen entre les miliciens chiites houthis et la garde présidentielle, appelant à la fin immédiate des hostilités et au rétablissement de l'ordre à Sanaa, la capitale secouée depuis deux jours par des combats. Sur place, dans la soirée, des miliciens houthis ont pénétré dans le palais présidentiel, un de leurs chefs assurant qu'il s'agissait de "protéger" le complexe contre des pillages et non de s'en emparer. --- BANGUI - Une employée de la Mission des Nations unies en République centrafricaine (Minusca) enlevée mardi par des individus armés à Bangui, a été libérée, ont annoncé les Nations unies. Lundi, une Française de 67 ans, en mission humanitaire à Bangui, avait été enlevée avec un prêtre centrafricain dans une zone contrôlée par les miliciens anti-balaka. Ses ravisseurs demandent la libération d'un de leurs chefs, arrêté pour meurtre et autres délits. --- DAKAR - Les soldats néerlandais de la force de maintien de la paix des Nations unies au Mali ont mené un raid aérien contre des rebelles touaregs hier dans le nord du pays, le contingent des Pays-Bas mène menant ainsi une première action militaire directe depuis son déploiement. La mission de l'Onu, connue sous le sigle Minusma, a précisé qu'elle avait répondu à des tirs d'artillerie lourde dirigés contre des casques bleus dans le ville de Tabankort. Elle a précisé que les hélicoptères utilisés lors du raid avaient détruit un véhicule des rebelles séparatistes du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA), engagé dans des pourparlers de paix avec le gouvernement, après que ces derniers ont ignoré des tirs de semonce. Le porte-parole du MNLA, Moussa Ag Acharatoumane, a démenti que des coups de semonce avaient été tirés, ajoutant que cinq rebelles avaient été tués et plusieurs autres blessés par les tirs d'hélicoptères. --- KIEV - Des soldats ukrainiens ont été attaqués par des membres des forces régulières russes dans le nord-est de l'Ukraine, a déclaré hier le porte-parole de l'armée ukrainienne Andriy Lysenko. L'accrochage a eu lieu "près des checkpoints 29 et 31", dans une partie de l'oblast de Louhansk proche de la frontière avec la Russie, a-t-il précisé. De violents affrontements se poursuivent mais les forces ukrainiennes ont "stoppé la progression des forces russes", a-t-il ajouté. "La situation dans la zone de conflit est grave mais sous notre contrôle." Ces déclarations sont l'une des accusations les plus nettes de la présence de l'armée russe dans l'est de l'Ukraine que dénoncent les autorités de Kiev, mais que dément Moscou. --- WASHINGTON - Barack Obama a invité la majorité républicaine du Congrès américain à remiser "le schéma éculé" d'une politique de la confrontation, l'invitant à soutenir ses efforts visant à améliorer le sort des classes moyennes, via un relèvement de la fiscalité sur les riches et des accords commerciaux. Lors de son discours annuel sur l'état de l'Union, le président américain a proposé aux élus du Congrès, majoritairement républicain depuis novembre, 320 milliards de dollars (276 milliards d'euros) de hausses d'impôts sur 10 ans, visant en particulier les plus aisés et la finance. Le Grand Old Party, qui contrôle les deux chambres du Congrès depuis les dernières élections de mi-mandat, n'a pas l'intention d'accepter la moindre hausse d'impôt et il entend au contraire combattre les projets de la Maison blanche. --- PEKIN - La Chine a enregistré en 2014 sa croissance la plus faible depuis 24 ans (7,4%, contre 7,7% en 2013), le tassement du marché immobilier ayant grevé la demande, et elle risque de faire encore moins bien cette année, autant d'éléments susceptibles d'obliger les autorités monétaires à prendre des mesures de soutien à l'économie. --- PARIS - Les positions ont évolué sur le projet de loi Macron sur la croissance et l'activité, à tel point que le gouvernement devrait voir ce texte approuvé sans recours à des procédures contraignantes pour forcer sa majorité à le suivre. La commission spéciale mise en place à l'Assemblée pour examiner ce projet de loi et qui l'a adopté lundi dernier, a permis aux différents groupes politiques de se situer. En ce qui concerne le travail du dimanche, un des points les plus critiqués par une partie de la gauche, le gouvernement et la commission sont parvenus à un compromis. Le dispositif retenu par la commission spéciale supprime les cinq dimanches travaillés de plein droit proposés à l'origine et laisse le choix aux élus de fixer le nombre de dimanches "entre 0 et 12". --- PARIS - Les négociations salariales dans le secteur du transport de marchandises (TRM) étaient dans une impasse hier soir après l'échec des discussions dans la journée, les patrons n'ayant pas l'intention de se rendre à une réunion tardive dont la tenue a été annoncée par les syndicats. L'échec devrait donc être entériné par tous, quand bien même les syndicats menaçaient de durcir le mouvement entamé dimanche et qui a entraîné de nombreux blocages jusqu'à hier matin. L'intersyndicale a toutefois appelé à la levée des barrages pour la nuit, afin de laisser le temps du repos aux routiers engagés dans le mouvement de grève reconductible, qui vise à obtenir une revalorisation salariale de 5%. --- PARIS - La Confédération des syndicats médicaux français et le Syndicat des médecins libéraux ont annoncé hier la poursuite de leur mouvement de protestation contre la "loi Santé", avec pour point culminant une manifestation nationale à Paris au mois de mars. Les médecins généralistes sont vent debout contre cette loi présentée en octobre, qui prévoit notamment la généralisation du tiers payant, sur lequel le gouvernement n'entend pas revenir. --- PARIS - L'ONG Human Rights Watch dénonce un harcèlement et des violences policières contre les 2.400 migrants sans abri, bloqués à Calais et qui tentent de passer en Grande-Bretagne en se glissant dans des camions. L'organisation appelle le gouvernement à ouvrir une enquête pour mauvais traitements. Les abus décrits à Human Rights Watch comprennent "des passages à tabac et des attaques au gaz lacrymogène alors que les migrants et demandeurs d'asile marchaient dans la rue ou se cachaient dans des camions", écrit-elle sur son site internet.

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