RESUME DE L'ACTUALITE A 03h07 GMT (16/11)

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    PARIS - L'homme d'affaires Ziad Takieddine affirme avoir 
remis trois mallettes d'argent libyen à Claude Guéant et à 
Nicolas Sarkozy avant la présidentielle de 2007, ce que l'ancien 
chef de l'Etat et son ancien directeur de campagne démentent 
formellement. 
    Dénonçant une "manipulation grossière", les avocats des deux 
hommes ont annoncé des poursuites contre l'intermédiaire 
franco-libanais. 
    Dans un entretien filmé accordé au site d'informations 
Mediapart, Ziad Takieddine, mis en examen dans d'autres 
dossiers, précise que le montant total de ces remises d'argent 
s'élevait à 5 millions d'euros. Il s'en prend violemment à 
l'ancien chef de l'Etat aujourd'hui candidat à la primaire 
présidentielle de la droite pour 2017, auquel il reproche de 
vouloir briguer un nouveau mandat. 
        
    PARIS - François Fillon, en plein rebond dans une série de 
sondages récents, fait désormais jeu égal avec Nicolas Sarkozy 
en vue du premier tour dimanche de la primaire de la droite avec 
25% des intentions de vote, selon une enquête OpinionWay publiée 
hier. 
    D'après cette étude réalisée pour le site Atlantico, Alain 
Juppé conserve sa première place devant ses deux principaux 
concurrents mais perd sept points depuis la fin octobre, à 33%, 
et serait battu au second tour par François Fillon. 
    Le sondage confirme une tendance observée par d'autres 
instituts à l'approche du premier tour, dimanche, mais aucun 
d'entre eux n'avait encore imaginé François Fillon qualifié pour 
le duel final. 
     
    PARIS - L'ancien ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, 
annoncera aujourd'hui sa candidature à l'élection présidentielle 
de 2017, a-t-on appris dans son entourage. 
    Emmanuel Macron fera une déclaration à la presse lors d'une 
visite à un centre d'apprentissage de Bobigny, en 
Seine-Saint-Denis, près de Paris.  François Hollande s'est 
refusé à tout commentaire sur cette annonce, insistant sur la 
cohésion et le rassemblement dont la France a selon lui besoin 
sous peine de décliner. 
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    AMMAN - Le président syrien Bachar al Assad s'est dit prêt à 
coopérer avec le futur président américain Donald Trump dans la 
lutte contre les islamistes, ajoutant qu'il fallait "attendre de 
voir" si le prochain locataire de la Maison blanche allait 
changer la politique américaine vis-à-vis de la Syrie. 
    Réagissant pour la première fois à l'élection du 
milliardaire à la présidence américaine il y a une semaine, 
Bachar al Assad a jugé que Donald Trump avait tenu des propos 
prometteurs sur la nécessité de combattre les islamistes en 
Syrie, "mais pourra-t-il tenir sa promesse ?" a-t-il dit lors 
d'une interview à une chaîne de télévision portugaise. 
    "Nous sommes très prudents dans notre jugement à son égard 
(...) mais disons que s'il combat les terroristes, bien sûr, 
nous serons ses alliés, un allié naturel avec les Russes, les 
Iraniens", a ajouté Bachar al Assad. 
    La partie orientale d'Alep, tenue par les rebelles syriens, 
a connu hier matin ses premiers raids aériens depuis plusieurs 
semaines, a rapporté un responsable de la défense civile. 
    Ils ont fait au moins trois morts, selon l'Observatoire 
syrien des droits de l'homme (OSDH). La télévision d'Etat 
syrienne a déclaré que l'aviation gouvernementale avait 
participé à des raids contre des "bastions terroristes" dans la 
vieille ville d'Alep. 
    Ces bombardements semblent marquer la fin de la "pause 
humanitaire" décrétée par le gouvernement syrien et son allié 
russe sur la grande ville du nord le 18 octobre dernier. 
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    BERLIN - La police allemande a procédé à des perquisitions 
dans 190 mosquées, appartements et bureaux liés à une 
organisation islamiste que le gouvernement a décidé d'interdire, 
l'accusant de recruter des jeunes pour combattre dans les rangs 
de l'Etat islamique, a annoncé le ministère de l'Intérieur. 
    L'organisation DWR ("Vraie religion") a pris contact avec 
des jeunes gens et convaincu 140 d'entre eux de rejoindre les 
rangs des djihadistes en Irak et en Syrie. 
    Selon le ministre allemand de l'Intérieur, Thomas de 
Maizière, les perquisitions menées hier ont concerné des sites 
répartis dans 10 Länder allemands et représentent la plus grosse 
opération menée contre une organisation depuis l'interdiction en 
2001 d'un mouvement appelé Kalifatstaat (Etat du califat), 
accusé d'"activités extrémistes". 
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    PARIS - Quatre complices présumés de Sid Ahmed Ghlam, 
l'islamiste radical soupçonné d'avoir préparé l'an dernier un 
attentat contre une église de Villejuif (Val-de-Marne), ont été 
interpellés et placés en garde à vue hier, a-t-on appris de 
source judiciaire. 
    Les interpellations menées par la Direction générale de la 
sécurité intérieure (DGSI) ont eu lieu à Osny et Eragny-sur-Oise 
(Oise), aux Mureaux ainsi qu'à Sartrouville (Yvelines), précise 
TF1/LCI, qui a révélé l'information. 
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    MARRAKECH, Maroc - François Hollande a exhorté les 
Etats-Unis à respecter les engagements pris dans le cadre de 
l'accord de Paris sur la lutte contre le réchauffement 
climatique, message adressé au président élu Donald Trump, 
climatosceptique déclaré. 
    L'accord universel conclu en décembre 2015 pour maintenir le 
réchauffement climatique sous 2°C, si possible sous 1,5°C, et en 
vigueur depuis le 4 novembre, est "irréversible en droit et en 
fait", a déclaré le chef de l'Etat français à Marrackech, où se 
tient la 22e conférence des parties à la Convention des Nations 
Unies sur le climat (COP22). 
    "Les Etats-Unis, première puissance économique mondiale, 
deuxième émetteur de gaz à effet de serre, doivent respecter les 
engagements qui ont été pris", a-t-il poursuivi. "Ce n'est pas 
simplement leur devoir, c'est leur intérêt."     
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    MOSCOU - Vladimir Poutine a limogé hier le ministre russe de 
l'Economie, Alexeï Oulioukaïev, interpellé dans la nuit de lundi 
à mardi et inculpé pour corruption et extorsion. 
    Oulioukaïev, un technocrate âgé de 60 ans dont le ministère 
supervise les privatisations d'entreprises publiques, est le 
plus haut responsable russe interpellé dans l'exercice de ses 
fonctions depuis la chute de l'Union soviétique en 1991. 
    Accusé par le Comité d'enquête fédéral, principal organe 
chargé des poursuites judiciaires en Russie, d'avoir touché un 
pot-de-vin de 2 millions de dollars du groupe pétrolier public 
Rosneft, il a été placé en détention pour une durée de deux 
mois, jusqu'au 15 janvier, et encourt quinze ans de prison s'il 
est reconnu coupable. Selon son avocat, Oulioukaïev nie avoir 
touché la moindre commission. 
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    LONDRES - Le gouvernement britannique a préparé un court 
projet de loi "en béton armé" pour entamer les négociations de 
sortie de l'Union européenne dans le cas où la justice 
confirmerait la nécessité de demander son avis au Parlement, a 
rapporté hier la BBC. 
    La Cour suprême britannique devrait dire autour du nouvel an 
si le gouvernement doit demander l'aval des parlementaires pour 
invoquer l'article 50 du Traité de Lisbonne, qui marquera le 
début des négociations formelles en vue du Brexit. 
    Le gouvernement britannique a démenti le caractère officiel 
d'une note du cabinet Deloitte selon laquelle Londres n'aurait 
pas de plan général pour procéder à la mise en oeuvre du Brexit. 
    Selon ce document "à usage interne" et sans lien avec le 
"Cabinet Office", les dissensions au sein du gouvernement 
conservateur britannique pourraient retarder d'encore six mois 
l'adoption d'un plan général pour mettre en oeuvre le divorce 
avec l'Union européenne. 
    A BERLIN, La chancelière allemande Angela Merkel a laissé 
entendre qu'il serait possible de débattre des critères de la 
liberté de circulation des personnes au sein de l'Union 
européenne, un propos vu comme un geste d'ouverture à l'égard du 
Royaume-Uni. 
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    PARIS - Le conflit qui paralyse iTELE depuis plus de quatre 
semaines pourrait trouver une issue aujourd'hui après des 
négociations marathon entre la direction et la rédaction de la 
chaîne d'information en continu. 
    Au terme de onze heures de discussions qui ont débuté lundi 
après midi, un consensus a été trouvé sur une bonne partie d'un 
protocole de sortie de crise, a déclaré à Reuters Antoine 
Genton, président de la Société des journalistes de la chaîne. 
La rédaction a toutefois reconduit hier la grève pour la 30e 
journée consécutive, certains points, essentiellement 
juridiques, restant à préciser, a-t-il dit. 
 
 
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