RESUME DE L'ACTUALITE A 03h05 GMT (17/11)

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BOBIGNY, Seine-Saint-Denis - L'ancien ministre de l'Economie de 
François Hollande, Emmanuel Macron, a officialisé sa candidature 
à l'élection présidentielle de 2017, une entrée en lice attendue 
qu'il souhaite placer sous le signe de "l'espérance". 
    Dans sa déclaration faite dans un centre de formation de 
Bobigny, dans le département populaire de Seine-Saint-Denis, il 
a opposé son projet de "révolution démocratique" à la "vacuité" 
du système politique actuel, qu'il a vécu "de l'intérieur".     
    Une refondation qui passe aussi selon par "une relance de 
l'Europe", qui est "notre chance dans la mondialisation". 
    "Je suis candidat à la présidence de la République parce que 
je crois plus que tout que nous pouvons réussir, que la France 
peut réussir", a-t-il dit lors d'une déclaration à la presse 
dans un centre d'apprentissage à Bobigny (Seine-Saint-Denis).  
    "Bien sûr, on ne se réveille pas un matin avec cette 
révélation, la décision de me présenter aux plus hautes charges 
de la République est le fruit d'une conviction intime et 
profonde, d'un sens de l'Histoire et d'une conscience aiguë des 
temps qui sont les nôtres." 
    Sur France 2, Emmanuel Macron s'est défendu de contribuer, 
par sa candidature hors parti, à éparpiller la gauche à cinq 
mois de l'élection présidentielle, et a pris ses distances avec 
le bilan du chef de l'Etat, dont il a été le conseiller à 
l'Elysée pendant 2 ans avant de devenir ministre de l'Economie. 
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    PARIS - Marine Le Pen a jeté hier, à cinq mois de la 
présidentielle, les bases de sa campagne en inaugurant son 
siège, "l'Escale", et en dévoilant un logo censé présenter la 
candidate du Front national en rassembleuse, par-delà le clivage 
droite-gauche. 
    Le nom de la formation d'extrême droite n'apparaît nulle 
part dans ce nouveau quartier-général, situé dans l'Ouest 
parisien, où l'équipe de campagne a préféré afficher la formule 
"au nom du peuple" et une rose bleue, emblème d'une campagne 
dont le coup d'envoi sera officiellement donné en février.  
    "La rose est une fleur qui a été assimilée à la gauche, le 
bleu une couleur assimilée à la droite. Ça tombe bien,(...) le 
projet qui est le mien a vocation à rassembler l'ensemble des 
Français", a déclaré la présidente du Front national. 
    "Il n'y a pas d'épines, on les a laissées au Parti 
socialiste", a-t-elle dit dans ses locaux de la rue du Faubourg 
Saint-Honoré. 
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    PARIS - L'homme d'affaires Ziad Takieddine a été entendu 
hier par des enquêteurs après ses accusations sur la remise 
d'argent libyen à Nicolas Sarkozy avant la présidentielle de 
2007, a-t-on appris de source policière. 
   Il a été auditionné en qualité de suspect libre, à Nanterre 
(Hauts-de-Seine) et est ressorti libre des locaux de la police. 
   L'ancien chef de l'Etat et son ancien directeur de campagne 
Claude Guéant ont démenti formellement les faits allégués par 
Ziad Takieddine et leurs avocats ont annoncé des poursuites en 
diffamation contre l'intermédiaire franco-libanais. 
    Nicolas Sarkozy a dénoncé hier  la "manœuvre nauséabonde" de 
l'homme d'affaires, destinée selon lui à "interférer" dans la 
primaire de la droite, dont le premier tour aura lieu dimanche. 
    L'ancien chef de l'Etat, qui dément formellement ses 
accusations, confirme qu'il engagera des poursuites contre 
l'intermédiaire franco-libanais. 
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    ATHENES - Huit jours après l'élection d'un Donald Trump aux 
accents populistes, Barack Obama s'est livré hier à un éloge de 
la démocratie, dans son berceau, la Grèce, première étape de la 
dernière tournée européenne de sa présidence. 
    Le président américain s'est employé à rassurer ses alliés 
sur le fait que les priorités des Etats-Unis, notamment leur 
engagement au sein de l'Otan, resteront les mêmes sous son 
successeur, le républicain Donald Trump, en dépit de 
déclarations de campagne qui remettaient pareille position en 
question. 
    Barack Obama a présenté les Etats-Unis comme un exemple de 
démocratie, saluant leur capacité à effectuer un transfert de 
pouvoir en douceur, alors même que les idées du président 
sortant et de son successeur sont diamétralement opposées. 
    "Le prochain président américain et moi-même ne pourrions 
être plus différents l'un de l'autre", a-t-il dit à Athènes. 
"Nous défendons des points de vue très différents, mais la 
démocratie américaine va bien au-delà d'une seule personne". 
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    TOKYO/WASHINGTON - Donald Trump devrait profiter aujourd'hui 
de sa première rencontre en tant que président élu avec un 
dirigeant étranger - le Premier ministre japonais, Shinzo Abe - 
pour rassurer les alliés asiatiques de Washington que son 
discours de campagne a inquiété. 
    Le candidat républicain a en effet paru signer la fin du 
"pivot" asiatique cher à Barack Obama. Dès son élection en 2008, 
le président sortant a souhaité réorienter la diplomatie 
américaine vers la région Asie-Pacifique. 
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    MARRAKECH, Maroc - John Kerry a tenté hier à Marrakech de 
rassurer les représentants des quelque 200 pays participant à la 
COP22 inquiets de la promesse faite par Donald Trump à ses 
électeurs de sortir les Etats-Unis de l'accord sur la lutte 
contre les changements climatiques. 
    Le secrétaire d'Etat américain s'est exprimé devant 
l'assemblée plénière des délégués en essayant de relativiser les 
déclarations faites par le candidat républicain lors de la 
campagne électorale. 
    "Bien que je ne puisse pas prédire la politique que conduira 
notre président élu, je peux vous dire ceci : mon expérience de 
la vie publique m'a appris que certains problèmes apparaissent 
un peu différemment quand on est en campagne et quand on entre 
effectivement en fonction", a déclaré John Kerry. 
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     BEYROUTH - Des bombardements aériens ont fait au moins 20 
morts hier aux abords d'un hôpital pédiatrique et d'une école 
dans la partie d'Alep que tiennent les rebelles, a-t-on appris 
auprès de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), de 
sources médicales et de la défense civile. 
    De violents bombardements avaient déjà touché la même partie 
de la grande ville du nord de la Syrie, la veille, après 
plusieurs semaines de calme relatif,  semblant marquer la fin de 
la pause annoncée le 18 octobre par la Russie.  
    L'OSDH, une ONG basée à Londres qui s'appuie sur un vaste 
réseau d'informateurs, rapporte que les bombardements ont tué au 
moins cinq enfants et un sauveteur. Les raids ont eu lieu dans 
les quartiers de Chaar, Soukkari et Karam al Beïk, notamment. 
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    CATANE, Italie - Plus de 240 migrants sont morts ou ont été 
portés disparus cette semaine en Méditerranée et 580 ont été 
secourus hier, rapportent les organisations humanitaires. 
    Un bateau pneumatique à bord duquel se trouvaient 150 
personnes a chaviré lundi, a annoncé Iosta Ibba, porte-parole du 
Haut Commissariat de l'Onu pour les réfugiés, citant 15 rescapés 
qui sont arrivés à Catane, sur la côte est de la Sicile. 
    Mardi, un autre canot de migrants s'est dégonflé en pleine 
mer et seuls 23 de ses 122 passagers été secourus, selon SOS 
Méditerranée. Quatre corps ont été repêchés. 
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    PARIS - Les salariés d'iTELE se sont prononcés en faveur de 
la reprise du travail, mettant fin à une grève d'une durée sans 
précédent dans l'audiovisuel depuis mai 1968, en dépit de 
concessions limitées de leur direction. 
    La fin du conflit laisse toutefois entière la question de 
l'avenir de la chaîne, déficitaire, sur le créneau encombré de 
l'information où s'affrontent quatre chaînes gratuites. 
    La reprise du travail a été votée à l'unanimité moins deux 
abstentions, au terme de 31 jours de grève. Une trentaine de 
salariés, soit un tiers des effectifs, ont annoncé leur départ 
de la chaîne, numéro deux de l'information en continu en France. 
    "Nous sortons de ce conflit éreintés et meurtris mais la 
tête haute, avec au cœur le sentiment d'avoir tenté de défendre 
notre honneur", écrivent les salariés dans un texte publié sur 
le site d'information Lesjours.fr. 
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    HOUSTON, Texas - Des scientifiques ont découvert que Pluton 
avait un océan sous la surface gelée de sa plaine centrale, qui 
renfermerait autant d'eau que toutes les mers de la Terre. 
    La découverte, mentionnée hier dans deux articles parus dans 
la revue Nature, ajoute Pluton, qui a perdu son statut de 
neuvième planète du système solaire, à la liste de mondes où 
l'on pense avoir repéré des océans souterrains, dont certains 
pourraient abriter des formes de vie primitive. 
    L'océan de Pluton se trouverait entre 50 et 200 km sous la 
surface gelée de la planète et aurait dans les 100 km de 
profondeur, déclare le planétologue Francis Nimmo, de 
l'Université de Californie à Santa Cruz. 
 
 
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