RESUME DE L'ACTUALITE A 03h00 GMT (28/01)

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    PARIS - Le chômage est reparti à la hausse en décembre en 
France métropolitaine, après une légère embellie en novembre, 
avec une progression de 0,6% des demandeurs d'emploi en 
catégories A, B et C à 5.475.700 personnes, selon les chiffres 
publiés mercredi par le ministère du Travail. 
    Le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A (sans aucune 
activité) a enregistré le mois dernier une hausse de 0,4% sur un 
mois à 3.590.600 (+15.800). Il augmente de 2,6% sur un an. 
    Le ministère du Travail impute notamment cette nouvelle 
hausse aux attentats du 13 novembre et à leurs conséquences sur 
l'économie française.  
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    PARIS - La ministre de la Justice, Christiane Taubira, a 
démissionné hier du gouvernement en raison d'"un désaccord 
politique majeur" sur la politique sécuritaire du gouvernement, 
une décision attendue qui clôt de longs mois de défiance. 
    Elle a présenté sa démission au chef de l'Etat avant le 
conseil des ministres, le jour de la présentation par le Premier 
ministre de la révision de la Constitution sur l'extension de la 
déchéance de nationalité, disposition, finalement expurgée, 
qu'elle combattait. 
    Christiane Taubira est remplacée par le député socialiste 
Jean-Jacques Urvoas, président de la commission des Lois de 
l'Assemblée nationale, un proche du Premier ministre.  
    "Je quitte le gouvernement sur un désaccord politique 
majeur. Je choisis d'être fidèle à moi-même, à mes engagements, 
à mes combats, à mon rapport aux autres", a-t-elle expliqué lors 
d'une déclaration à la presse avant la passation de pouvoirs. 
    En fonction depuis le 16 mai 2012, celle dont le nom est 
désormais associé à la loi sur le mariage homosexuel, ce qui lui 
a valu d'être érigée en icône de la gauche, met ainsi fin à une 
situation inconfortable, voire intenable, au sein d'un 
gouvernement où elle était de longue date en porte-à-faux avec 
François Hollande et Manuel Valls. 
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    PARIS - Manuel Valls a soumis aux députés une version 
remaniée du projet de révision constitutionnelle qui ne comporte 
plus de référence aux binationaux dans l'article controversé 
consacré à la déchéance de nationalité. 
    La mention de la binationalité ne figure ni dans le projet 
de révision de la Constitution ni dans les lois d'application, a 
précisé le Premier ministre. 
    L'exécutif est confronté à l'hostilité d'un frange de la 
gauche, pour laquelle la volonté d'étendre la déchéance aux 
binationaux nés français constitue une rupture dans l'égalité 
entre citoyens.  
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    PARIS - Le juge des référés du Conseil d'Etat a rejeté la 
demande de la Ligue des droits de l'Homme (LDH) visant à 
suspendre l'état d'urgence en vigueur en France depuis la nuit 
des attentats du 13 novembre dernier. 
    La haute juridiction administrative refuse également 
d'ordonner à François Hollande de suspendre par décret ce régime 
que la LDH considère comme liberticide et dangereux. 
    L'association estime qu'il faut désormais le lever, plus de 
deux mois après les attaques qui ont frappé Paris et 
Saint-Denis, faute de quoi il risque de se perpétuer 
indéfiniment. 
    A l'inverse, le gouvernement juge que le péril imminent 
justifiant la mise en oeuvre de l'état d'urgence demeure. 
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    PARIS/ROME - Le président iranien Hassan Rohani est arrivé 
hier après-midi à Paris, une visite officielle qui est une 
première depuis 17 ans et dont les entreprises françaises 
attendent beaucoup après la levée des sanctions internationales 
contre le pays il y a près de deux semaines en échange de 
l'encadrement des activités nucléaires de la République 
islamique. 
    Il doit être reçu aujourd'hui par François Hollande. 
    En Italie, première étape de cette tournée européenne, 
Hassan Rohani a déclaré que les Etats-Unis ne pourraient pas 
résoudre les problèmes au Proche-Orient sans l'aide de l'Iran et 
devraient renoncer à leur position "hostile" envers Téhéran. 
    Pour sa première visite officielle en Europe, Hassan Rohani 
en a profité pour s'en prendre aussi à l'Arabie saoudite, grand 
rival de l'Iran dans la région du Golfe, affirmant que sa 
campagne militaire menée au Yémen était un échec. 
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    NATIONS UNIES - La coalition formée par l'Arabie saoudite 
pour combattre les miliciens chiites houthis au Yémen a bombardé 
des civils et certains de ses raids pourraient relever du crime 
contre l'humanité, estime le Comité des sanctions de l'Onu dans 
son rapport annuel au Conseil de sécurité.  
    Toutes les parties, précisent-ils, violent le droit 
humanitaire, mais certaines atteintes imputées à la coalition 
ont été commises à grande échelle et "de manière systématique", 
ce qui pourrait en faire des crimes contre l'humanité.  
    Aussi les experts du Comité des sanctions recommandent-ils 
au Conseil de sécurité de mettre sur pied une commission 
d'enquête. 
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    BEYROUTH/GENEVE/PARIS - La réunion du Haut Conseil pour les 
négociations (HCN) de l'opposition syrienne censée trancher hier 
sur la participation aux discussions de paix à Genève a été 
ajournée sans décision, a rapporté la chaîne de télévision Al 
Arabiya. 
     Les membres du Haut Conseil se réuniront à nouveau 
aujourd'hui à Ryad, précise Al Arabiya, citant Salim al Mouslat, 
porte-parole du HCN.  
    L'organe, mis sur pied le mois dernier par des partis 
d'opposition et des groupes armés avec l'appui de l'Arabie 
saoudite, attend des éclaircissements de la part des Nations 
unies avant de décider s'il participe ou non aux discussions de 
Genève, qui doivent débuter demain.  
    Le gouvernement syrien a déjà répondu favorablement à 
l'invitation de l'envoyé spécial de l'Onu pour la Syrie, Staffan 
de Mistura. 
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    LA HAYE - Fatou Bensouda, procureur de la Cour pénale 
internationale (CPI), a promis hier de faire "jaillir la vérité" 
lors du procès de l'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo et 
de son ministre de la jeunesse, Charles Blé Goudé, jugés à 
partir d'aujourd'hui pour crimes contre l'humanité.  
    L'ex-chef de l'Etat (2000-2010), qui a refusé de céder le 
pouvoir à l'issue de l'élection présidentielle de 2010 remportée 
par Alassane Ouattara, est accusé d'être à l'origine de la brève 
guerre civile qui a fait 3.000 morts en Côte d'Ivoire. 
    Aucune personnalité de son rang n'a encore été jugée par la 
CPI, fondée il y a 13 ans. 
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    PARIS - Le Parlement français a adopté hier une proposition 
de loi qui permet de plonger dans une sédation irréversible les 
patients en phase terminale sans toutefois aller jusqu'à 
légaliser l'euthanasie. 
    Députés et sénateurs ont tour à tour voté en faveur de ce 
texte mis au point par une commission mixte paritaire (CMP) la 
semaine dernière. 
    Le texte, qui complète donc la loi du 22 avril 2005, prévoit 
dans sa version définitive une "sédation profonde et continue" 
sous certaines conditions comme, par exemple, "lorsque le 
patient atteint d'une affection grave et incurable et dont le 
pronostic vital est engagé à court terme présente une souffrance 
réfractaire aux traitements". 
    Il rend contraignantes pour les médecins les directives 
anticipées laissées par les malades sauf, par exemple, 
"lorsqu'elles apparaissent manifestement inappropriées ou non 
conformes à la situation médicale". 
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    PARIS - Areva a validé hier le principe d'une augmentation 
de capital d'un montant de 5 milliards d'euros destinée à 
restaurer son bilan, à laquelle l'Etat français participera en 
tant qu'actionnaire de référence du groupe nucléaire. 
    Areva et EDF se sont en outre entendus sur une valorisation 
de la division réacteurs nucléaires (Areva NP) de 2,5 milliards 
d'euros dans la perspective de sa prise de contrôle par 
l'électricien public qui prévoit de racheter 51% à 75% du 
capital de la société tandis qu'Areva en conserverait au moins 
15%. 
 
 
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