RESUME DE L'ACTUALITE A 03h00 GMT (27/11)

le
0
 
    LA HAVANE - Le père de la révolution cubaine, Fidel Castro, 
est mort vendredi à l'âge de 90 ans, a annoncé son frère Raul à 
la télévision cubaine. 
    Le corps de l'ancien dirigeant devait être incinéré hier, 
conformément à ses voeux, a annoncé Raul Castro, qui a succédé à 
Fidel Castro en 2006. Neuf jours de deuil national ont été 
décrétés, à l'issue desquels se tiendra le 4 décembre une 
cérémonie d'inhumation. 
    "Ce soir, à 10h29, le commandant en chef de la révolution 
cubaine, Fidel Castro Ruz, est mort", a déclaré Raul Castro, 
vêtu de l'uniforme vert-olive popularisé par son frère lorsqu'il 
dirigeait l'île communiste. 
    "Jusqu'à la victoire, toujours", a-t-il conclu, reprenant 
les mots si souvent prononcés par Fidel Castro. 
    Les hommages des pays alliés et amis de Cuba se sont 
multipliés, de New Delhi à Moscou, en passant par Caracas ou 
Johannesburg.  
    De l'autre côté du spectre politique, Donald Trump a espéré 
que la mort de Fidel Castro éloignerait le peuple cubain des 
"horreurs endurées trop longtemps" et s'est dit prêt à tout 
faire pour soutenir la liberté et la prospérité dans l'île. 
    Arrivé au pouvoir en 1959, l'ancien avocat a dirigé Cuba 
d'une main de fer pendant près de cinq décennies et a pris une 
place centrale au cours de la Guerre froide. 
    A La Havane, les rues sont restées calmes en raison de 
l'heure tardive de l'annonce de la mort de Fidel Castro. 
Plusieurs habitants ont toutefois exprimé un chagrin qui 
contrastait avec les scènes de liesse observées à Miami, 
capitale officieuse de la diaspora anticastriste. 
     
    PARIS - Le président français François Hollande a appelé à 
une levée définitive de l'embargo américain contre Cuba, au 
lendemain de Fidel Castro. 
    "Je veux, à l'occasion de la disparition de Fidel Castro, 
encore insister pour que l'embargo qui pénalise Cuba puisse être 
levé, définitivement levé et qu'il puisse y avoir une ouverture 
un échange et que Cuba puisse être pleinement dans la communauté 
internationale regardé comme un partenaire", a-t-il déclaré 
depuis Madagascar, où il assiste au sommet de la francophonie. 
     --- 
    PARIS - Les électeurs de la droite et du centre, qui ont 
réservé au premier tour de leur primaire un plébiscite inattendu 
à François Fillon aux dépens d'Alain Juppé, sont appelés à 
confirmer ou non ce résultat aujourd'hui au second tour. 
    A l'issue d'une ultime semaine de campagne marquée par une 
poussée de fièvre, un sondage Opinionway paraît confirmer que le 
maire de Bordeaux n'a pas réussi à inverser la tendance et 
crédite l'ex-Premier ministre de Nicolas Sarkozy de 61% des 
intentions de vote, contre 39% pour Alain Juppé. 
    Ce second tour est crucial aux yeux des dirigeants de la 
droite, persuadés que le vainqueur de ce scrutin inédit dans 
leur histoire aura toutes les chances de succéder au socialiste 
François Hollande à l'Elysée. 
    Les deux candidats ont tenu vendredi leurs derniers meeting 
de campagne, le premier à Paris et le second à Nancy, en 
Meurthe-et-Moselle, occasion d'une dernière salve d'attaques. 
    Alain Juppé a pris ses distances avec les propositions de 
François Fillon en matière de santé, opposant  son "humanisme" à 
la "brutalité" des réformes voulues par son rival.  
     --- 
    PARIS - Les militants du Parti communiste français ont 
tranché en faveur d'un soutien à la candidature de Jean-Luc 
Mélenchon à l'élection présidentielle de 2017, a indiqué hier le 
PCF dans un communiqué. 
    Plus de 56.000 cotisants à jour étaient appelés à voter 
entre jeudi et samedi pour choisir entre appuyer la candidature 
du cofondateur du Parti du gauche ou présenter un candidat issu 
des rangs du parti. 
    La proposition d'"une campagne communiste autonome appelant 
à voter Jean-Luc Mélenchon" a recueilli 53,6% des suffrages à 
l'issue de ce scrutin marqué par une participation de 72%, et 
"devient de ce fait la décision du Parti communiste français", a 
annoncé le PCF dans un communiqué. 
     
     PARIS - La présidente du Parti radical de gauche Sylvia 
Pinel sera candidate à l'élection présidentielle de 2017 sans 
passer par la primaire organisée par le Parti socialiste, a 
annoncé le parti. 
    Réunis hier à Paris pour une convention nationale consacrée 
au programme et à la stratégie du parti pour 2017, les militants 
se sont prononcés en faveur de cette candidature directe par 344 
voix pour, 46 voix contre et 18 absentions. 
     
    PARIS - Manuel Valls appelle une nouvelle fois la gauche à 
dépasser ses divisions pour éviter une élimination dès le 
premier tour de la présidentielle de 2017, voire une disparition 
pure et simple, dans une interview parue aujourd'hui dans le 
Journal du Dimanche. 
    "Nous pouvons être pulvérisés au soir du premier tour", 
rappelle le Premier ministre en ajoutant que "la gauche peut 
mourir", dans cet entretien, demandant "à tous les 
progressistes, à la gauche réformiste et à toute la gauche, de 
se ressaisir". 
    Le président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone 
souhaite que François Hollande et Manuel Valls, mais aussi 
Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon, participent à la primaire 
de la gauche en janvier prochain. 
    "Je souhaite que (Manuel) Valls participe à la primaire, je 
souhaite que (François) Hollande participe à la primaire, je 
préfèrerais qu'ils participent tous les deux à la primaire 
plutôt que l'un puisse se dire 'là je suis éliminé sur le tapis 
vert, donc je m'éloigne de la campagne, je m'éloigne des 
socialistes, je m'éloigne de l'action gouvernementale", a 
déclaré l'élu socialiste de Seine-Saint-Denis. 
     --- 
    PARIS - Le photographe britannique David Hamilton, accusé de 
viol et d'agressions sexuelles mais qui clamait son innocence, 
s'est suicidé avant-hier à son domicile parisien, a-t-on appris 
de source policière. Il avait 83 ans. 
    Une source proche de l'enquête a précisé qu'il s'était 
asphyxié en se couvrant la tête d'un sac en plastique. 
    Accusé de viol par plusieurs femmes, dont l'animatrice de 
télévision et de radio Flavie Flament, le photographe avait 
annoncé son intention de porter plainte pour diffamation. 
     --- 
    PARIS - Les cinq hommes arrêtés à Strasbourg et Marseille et 
soupçonnés d'avoir projeté des attentats en France ont été mis 
en examen et en détention provisoire avant-hier. 
    Selon le procureur de Paris François Molins, ils étaient 
téléguidés à partir de la zone irako-syrienne et des écrits 
d'allégeance à l'Etat islamique (EI) ont été saisis. 
    "C'est un passage à l'acte imminent qui a pu être évité", a 
ajouté le magistrat, qui a confirmé qu'une action était 
envisagée le 1er décembre. 
     --- 
    BEYROUTH -  L'armée syrienne et ses alliées ont pris hier le 
contrôle du quartier de Hanano à Alep-Est après des combats 
acharnés contre la rébellion, rapportent les deux camps.  
    Les forces gouvernementales ont diffusé un communiqué 
annonçant la conquête de ce secteur situé en bordure nord-est de 
la partie orientale de la grande ville du nord de la Syrie. 
    Un responsable d'un groupe rebelle a confirmé qu'une carte 
diffusée par les médias officiels montrant l'emprise des forces 
loyalistes sur Hanano était globalement exacte. 
    L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a 
également déclaré que l'armée avait pris le contrôle de ce 
secteur qui fut le premier quartier d'Alep occupé par la 
rébellion en 2012. 
     --- 
    JERUSALEM - Les autorités israéliennes ont annoncé hier 
l'arrestation d'une dizaine de Palestiniens soupçonnés d'avoir 
allumé les incendies qui continuent à mobiliser les secours. 
    La plupart des foyers principaux sont contenus, mais de 
nouveaux départs de feu ont été signalés dans le nord et le 
centre d'Israël ainsi que dans certaines parties de Cisjordanie 
pour la cinquième journée d'affilée. 
     --- 
    WASHINGTON - La Commission électorale du Wisconsin a accepté 
vendredi soir de procéder à un recompte complet des bulletins de 
vote exprimés lors de l'élection présidentielle du 8 novembre, 
une opération qualifiée de "ridicule" par le président élu 
Donald Trump. 
    La candidate écologiste Jill Stein, à l'origine de cette 
requête, explique qu'elle ne veut pas remettre en cause la 
victoire de Donald Trump mais vérifier la qualité et la 
fiabilité des procédures informatisées de totalisation des voix. 
    Le Green Party entend également obtenir un recompte en 
Pennsylvanie et dans le Michigan. Dans ces trois Etats, Donald 
Trump a devancé Hillary Clinton le 8 novembre dernier. 
    "C'est une arnaque de la part du Green Party", a déclaré le 
président élu dans un communiqué. "Les résultats de cette 
élection devraient être respectés au lieu d'être contestés", 
a-t-il ajouté, soulignant qu'Hillary Clinton avait reconnu sa 
défaite. 
 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant