RESUME DE L'ACTUALITE A 03h00 GMT (27/01)

le
0
    PARIS/ROME - Le président iranien Hassan Rohani est attendu 
aujourd'hui à Paris et sera reçu demain par François Hollande, à 
l'occasion de sa première tournée à l'étranger depuis la levée 
partielle des sanctions internationales contre la République 
islamique dans le cadre de l'accord sur ses activités 
nucléaires. 
    Les entreprises françaises attendent cette visite avec 
impatience. Hassan Rohani s'entretiendra dès aujourd'hui avec 
une vingtaine de chefs d'entreprises à son hôtel et des 
tête-à-tête sont prévus avec les patrons d'Airbus et Total. 
    Hier, le président du Conseil italien Matteo Renzi a été 
vivement critiqué pour avoir fait couvrir des statues antiques 
des musées du Capitole, à Rome, afin de ne pas choquer le 
président iranien en visite en Italie. 
    Pour les dirigeants de l'opposition italienne, Matteo Renzi 
est allé bien trop loin pour plaire à son invité et a signé la 
"reddition" des valeurs culturelles du pays en voilant des 
statues de femmes. 
     --- 
    GENEVE - Les Nations unies ont formellement invité hier le 
gouvernement syrien et l'opposition aux discussions qui doivent 
s'ouvrir vendredi à Genève mais les opposants à Bachar al Assad, 
soutenus par l'Arabie saoudite, réclament quelques 
éclaircissements et ne prendront leur décision qu'aujourd'hui. 
    Les services de Staffan de Mistura, l'envoyé spécial de 
l'Onu pour la Syrie, n'ont pas publié la liste des participants 
conviés, au centre de vives controverses.  
    Mais plusieurs personnalités soutenues par la Russie, alliée 
de Bachar al Assad, ont annoncé à l'agence Reuters qu'elles 
figuraient sur la liste. Leur présence pourrait envenimer 
davantage encore les choses alors que les négociations, qui 
auraient dû débuter lundi, ont déjà dû être repoussées de quatre 
jours. 
    Réuni hier à Ryad, le Haut Conseil pour les négociations 
(HCN), organe de l'opposition parrainé par l'Arabie saoudite, a 
jugé "positive" l'invitation de l'Onu mais attendra aujourd'hui 
pour prendre sa décision, a déclaré mardi soir son porte-parole, 
Salim al Mouslat, sur la chaîne d'informations Arabiya al 
Hadath. 
    "Il y a un consensus au sein du Haut Conseil pour être 
positifs dans notre décision", a-t-il dit. 
     --- 
    COPENHAGUE - Les députés danois ont adopté hier un projet de 
loi sur l'immigration visant à dissuader les réfugiés de 
demander l'asile, qui prévoit notamment la confiscation de leurs 
biens dépassant les 10.000 couronnes danoises (1.340 euros) pour 
participer au financement de leur séjour. Le projet repousse 
aussi à trois ans le délai préalable au regroupement familial. 
    L'an passé, le Danemark a enregistré l'arrivée de 20.000 
réfugiés, du jamais vu dans l'histoire du pays.  
     ---  
    ATHENES - Le mouvement social s'est accentué hier en Grèce 
où le Parlement a engagé l'examen du projet gouvernemental de 
réforme des retraites qui prévoit de réduire de 1,8 milliard 
d'euros le montant annuel des pensions, condition des créanciers 
internationaux pour le déblocage de fonds du troisième plan 
d'aide. 
    Les infirmières sont descendues dans les rues et les 
agriculteurs, qui devraient être mis davantage à contribution 
pour financer les retraites, ont annoncé une montée en puissance 
de leurs actions. Depuis plusieurs jours déjà, ils bloquent 
sporadiquement des autoroutes du pays. 
    Dans le secteur du transport maritime, dockers et marins 
sont appelés à une nouvelle grève de quarante-huit heures à 
partir d'aujourd'hui. 
    Devant les députés, le Premier ministre Alexis Tsipras a 
défendu le projet de réforme, une mesure selon lui difficile 
mais nécessaire pour éviter une implosion du système. 
     --- 
    PARIS - Fonctionnaires, enseignants, contrôleurs aériens et 
chauffeurs de taxi ont manifesté et fait grève hier en France 
pour réclamer respectivement une hausse du pouvoir d'achat, 
protester contre la réforme du collège, les suppressions 
d'effectifs et dénoncer la concurrence des VTC. 
    Des incidents ont émaillé le nouveau mouvement de 
protestation des chauffeurs de taxi qui ont perturbé la 
circulation aux abords des aéroports de Roissy-Charles-de-Gaulle 
et d'Orly, sur le périphérique parisien et porte Maillot. 
    Au total, 24 personnes ont été interpellées, dont 18 ont été 
placées en garde à vue, a-t-on appris auprès de la préfecture. 
Un manifestant a été blessé à l'aéroport d'Orly. 
    A l'issue d'une réunion à Matignon avec une délégation de 
syndicats de chauffeurs de taxis, le Premier ministre Manuel 
Valls, qui a condamné les violences, a promis un renforcement 
des contrôles contre les chauffeurs ne respectant pas la loi et 
la nomination d'un médiateur chargé d'assurer une concurrence 
saine entre taxis et voitures de tourisme avec chauffeur. 
    Les manifestants, déçus par les propositions du Premier 
ministre, ont annoncé leur intention, via un tweet du syndicat 
de taxis CTP-SF, de maintenir les blocages à Roissy, Orly, porte 
Maillot et devant le ministère de l'Economie.     
    Dans la Fonction publique, la CGT a revendiqué la plus forte 
mobilisation depuis l'élection de François Hollande en 2012 avec 
"130.000 à 150.000 manifestants" dans le pays. 
     --- 
    PARIS - Les agriculteurs et éleveurs français recevront 290 
millions d'euros d'aides pour faire face aux crises sanitaires 
et difficultés économiques qui frappent notamment les filières 
ovine, porcine, laitière et des palmipèdes, a annoncé le 
ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll. 
    Les éleveurs et accouveurs de volaille du Sud-Ouest 
bénéficieront d'une grande partie des fonds, 130 millions 
d'euros, dans le cadre des mesures d'assainissement mises en 
place pour contrer l'épidémie de grippe aviaire. 
    Pour les éleveurs et agriculteurs, les mesures 
conjoncturelles de soutien seront augmentées de 125 millions 
d'euros et étendues aux filières végétales, notamment les 
céréaliers et producteurs de légumes en difficulté. 
     --- 
    PARIS - L'intersyndicale d'Air France a protesté contre le 
plan présenté le 15 janvier par la compagnie, menaçant 
d'"actions" si elle n'obtenait pas une augmentation de la flotte 
et des garanties sur son entretien en interne dans les années à 
venir. Air France s'est engagée le 15 janvier à ce que sa flotte 
long-courrier rattrape en 2019 son niveau de 2014.  
    L'intersyndicale, qui dénonce "un plan de décroissance 
dissimulé par un ingénieux plan de communication", demande de 
nouveaux investissements dans la flotte au vu de l'amélioration 
des performances financières d'Air France grâce à la baisse des 
prix du pétrole. 
    Parallèlement, Air France a annoncé la signature d'un accord 
qui écarte pour les personnels au sol de la compagnie tout 
départ contraint pour raison économique jusqu'au 30 juin 2018. 
 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant