RESUME DE L'ACTUALITE A 03h00 GMT (26/01)

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    NEW DELHI - La France et L'Inde ont signé hier un protocole 
d'accord pour l'achat de 36 avions Rafale fabriqués par Dassault 
Aviation et François Hollande a fait état de progrès importants 
vers la vente à l'Inde de six réacteurs EPR construits par 
Areva. 
    Les questions financières qui restent à régler dans le 
contrat Rafale le seront dans les prochains jours, a souligné le 
président français, au deuxième jour de sa visite en Inde. 
    En matière de nucléaire civil, la France espère conclure 
"d'ici un an" la vente de six réacteurs de nouvelle génération 
EPR à l'Inde mais le Premier ministre indien Narendra Modi n'a 
pas évoqué le dossier, contesté dans son pays, lors de la 
conférence de presse. 
    Alstom a de son côté signé un contrat avec la compagnie 
ferroviaire Indian Railways pour la fourniture de 800 
locomotives. Le groupe français avait annoncé en novembre avoir 
remporté des contrats d'un montant total de plus de 3,7 
milliards d'euros, entre autres pour la fourniture de 800 
locomotives électriques et des services de maintenance associés. 
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    ROME - Le président iranien, Hassan Rohani, a entamé hier en 
Italie sa première visite officielle en Europe, qui le conduira 
également demain et jeudi en France. 
    Au cours de sa visite, premier déplacement à l'étranger 
depuis la levée des sanctions économiques et financières contre 
l'Iran mi-janvier, des entreprises italiennes devraient signer 
avec la République islamique des contrats d'un montant total 
compris entre 15 et 17 milliards d'euros, a-t-on appris auprès 
du gouvernement italien. 
    Hassan Rohani, dont la visite initialement prévue en 
novembre avait été reportée à la suite des attentats de Paris, 
sera reçu en audience aujourd'hui au Vatican par le pape 
François. 
    Il rejoindra demain la France, avec une première réunion 
avec des représentants de grandes entreprises, avant un 
entretien jeudi avec François Hollande 
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    AMSTERDAM - Il est fort probable que le groupe Etat 
islamique et d'autres organisations djihadistes préparent de 
nouvelles opérations d'envergure en Europe, notamment en France, 
déclare Europol, qui se fait l'écho d'avertissements déjà lancés 
par de hauts responsables européens de la sécurité. 
    "Il y a tout lieu de s'attendre à ce que l'EI, des 
terroristes inspirés par l'EI ou quelque autre groupe terroriste 
d'obédience religieuse commettent de nouveau une attaque 
terroriste quelque part en Europe, en particulier en France, 
destiné à faire de nombreuses victimes parmi la population 
civile. Cela s'ajoute à la menace d'attaques de la part 
d'éléments isolés, qui n'a pas diminué", estime Europol. 
    Les attaques du 13 novembre à Paris et Saint-Denis "semblent 
indiquer une évolution vers une stratégie plus large 
d'internationalisation, consistant à attaquer en particulier la 
France, mais en envisageant aussi des attentats dans d'autres 
pays membres de l'UE dans un proche avenir", indique Europol 
dans un rapport de huit pages. 
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    AMSTERDAM - Les ministres de l'Intérieur de l'Union 
européenne, réunis hier à Amsterdam, ont demandé à la Commission 
européenne de préparer les mesures juridiques pour permettre le 
maintien, si nécessaire pour deux ans, des contrôles frontaliers 
rétablis par certains pays membres de l'espace Schengen face à 
la crise migratoire. 
    Les ministres ont également mis la pression sur la Grèce, 
fermement invitée à faire plus pour contrôler l'arrivée de 
migrants sur son sol et menacée par certains pays d'être exclue 
de l'espace Schengen. 
    Selon les chiffres publiés vendredi par Frontex, l'agence 
européenne des frontières, 108.000 migrants sont arrivés en 
Grèce en décembre, ce qui porte le total pour ce pays à 1,04 
million en 2015, soit cinq fois plus que l'année précédente. 
    L'UE a pris l'an dernier des mesures, notamment financières, 
pour aider Athènes à faire face à cette situation mais de 
nombreux Etats membres jugent que le gouvernement grec n'a pas 
répondu à leurs attentes. Sur les cinq centres d'enregistrement 
des migrants ("hot spots") que la Grèce était censée mettre en 
place, un seul est aujourd'hui opérationnel. 
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    GENEVE - Les discussions sur les participants invités aux 
négociations de Genève sur la Syrie sont toujours en cours mais 
Staffan de Mistura, émissaire spécial de l'Onu, a bon espoir que 
le processus de transition politique s'ouvre vendredi pour une 
durée de six mois. 
    Ce dialogue auquel doivent participer, sous l'égide de 
l'Onu, des représentants du régime syrien et de l'opposition 
aurait dû s'ouvrir aujourd'hui en Suisse. 
    Des divergences sur la composition de la délégation des 
opposants et rebelles syriens de même que les conditions posées 
par ces derniers (arrêt des bombardements, levée des 
encerclements de villes) ont empêché de tenir ce calendrier. 
     
    BEYROUTH - L'armée syrienne a repris hier aux rebelles une 
ville stratégique dans la province de Deraa, lui permettant de 
sécuriser ses voies de ravitaillement entre Damas et le sud de 
la Syrie, rapporte l'Observatoire syrien des droits de l'homme 
(OSDH). 
    Cette localité de Cheikh Maskine se situe à un carrefour 
entre les régions de Soueïda, Kouneïtra, Deraa et Damas. Elle 
relie aussi les parties orientale et occidentale de la province 
de Deraa. 
    L'armée a lancé son offensive sur Cheikh Maskine fin 
décembre et elle a bénéficé d'un appui aérien russe et syrien. 
Elle pourrait désormais pousser son offensive vers le mont Al 
Harra, point culminant de Deraa. 
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    BENGHAZI, Libye - Le parlement libyen reconnu par la 
communauté internationale a rejeté hier le gouvernement d'union 
proposé dans le cadre du plan de réconciliation soutenu par 
l'Onu et censé résoudre la crise politique et le conflit armé 
dans le pays. 
    Des députés réunis à Tobrouk ont expliqué que le 
gouvernement d'union proposé, constitué de 32 membres, avait été 
rejeté car il comprenait trop de portefeuilles. Selon eux, le 
Conseil présidentiel, qui siège à Tunis, a dix jours désormais 
pour présenter une liste de ministres moins longue. 
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    PARIS - Manuel Valls a annoncé hier, sans plus de précision, 
que la future réforme du Code du travail modifierait le mode de 
rémunération des heures supplémentaires pour assouplir les 
contraintes de la durée légale du temps de travail à 35 heures. 
    L'ancien ministre de la Justice, Robert Badinter, a remis au 
Premier ministre des propositions qui serviront de base à la 
réforme que présentera la ministre du Travail, Myriam El Khomri, 
le 9 mars prochain en conseil des ministres. 
    Déterminé à "déverrouiller" les 35 heures, Manuel Valls a 
dit l'importance de "sortir des postures" en revoyant "sans 
attendre les règles" tout en donnant "le plus de place possible 
à l'accord d'entreprise". 
    Il a souligné que la durée légale du travail et le droit à 
la compensation pour les heures supplémentaires seraient 
inscrits dans la future loi sur le travail. 
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    PARIS - Un vol sur cinq sera annulé aujourd'hui dans les 
aéroports français en raison d'un préavis de grève pour l'emploi 
et les salaires des syndicats de la fonction publique, qui 
touche aussi les hôpitaux et l'éducation.  
    Les taxis seront également en grève dans toute la France 
pour protester contre la concurrence des VTC (voitures de 
tourisme avec chauffeur), dont ils réclament la suppression. Des 
blocages sont à prévoir aux abords des aéroports de 
Roissy-Charles-de-Gaulle et Orly, près de Paris. 
    La journée de mobilisation devrait être globale. 
    Selon le ministère de l'Education nationale, 13% des 
enseignants du premier degré (écoles maternelles et 
élémentaires) ont déclaré leur intention de faire grève. 
    A l'appel de CGT, FO, Solidaires et FSU, les fonctionnaires 
entendent protester contre leur système de rémunération, tandis 
que dans l'Education nationale, la réforme du collège est mise 
en question par l'intersyndicale. 
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    NANTES - La justice a autorisé hier l'expulsion d'opposants 
historiques au projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes 
(Loire-Atlantique) mais sans astreinte financière, ce qui 
pourrait prolonger pendant des mois l'occupation du site. 
    Le juge de l'expropriation du tribunal de grande instance de 
Nantes a autorisé l'expulsion immédiate de quatre exploitations 
agricoles et de trois familles. Huit autres familles ne seront 
expulsables que dans deux mois. 
 
 
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