RESUME DE L'ACTUALITE A 03h00 GMT (25/02)

le
0

BRUXELLES/BERLIN - La Grèce s'est assurée une prolongation de quatre mois de son programme de renflouement financier, ses partenaires de la zone euro ayant approuvé hier un plan de réformes édulcoré par rapport aux promesses électorales d'Alexis Tsipras et qui s'engage à ce que les dépenses sociales ne laissent pas filer le déficit budgétaire. L'Eurogroupe des ministres des Finances de la zone euro est arrivé à sa décision au terme d'une téléconférence d'une heure, après l'envoi à son président Jeroen Dijsselbloem d'une liste détaillée des réformes que le gouvernement grec compte entreprendre d'ici juillet. "A la suite de la décision prise lors de la téléconférence de l'Eurogroupe, les procédures nationales pour la prolongation du programme grec peuvent commencer", a déclaré le vice-président de la Commission européenne Valdis Dombrovskis sur Twitter. Les ministres ont pris connaissance d'un document de six pages signé par le ministre des Finances Yanis Varoufakis, qui revient sensiblement sur des promesses de campagne telles que l'arrêt des privatisations, la hausse des dépenses sociales et le relèvement du salaire minimum, et qui prévoit de consulter les partenaires avant toute réforme, lesquelles se doivent d'être neutres pour le budget. La Commission européenne, le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque centrale européenne (BCE) ont jugé le document grec "suffisamment complet pour constituer le point de départ valide d'une conclusion favorable de l'examen" du programme d'aide. Toutefois, donnant un avant-goût des difficiles négociations à venir, la directrice générale du FMI Christine Lagarde observe que le projet de réforme n'est "pas très précis" et qu'il faudra des assurances bien plus nettes sur les réformes cruciales des retraites, de la fiscalité et des privatisations. --- DONETSK, Ukraine - Les séparatistes prorusses de l'est de l'Ukraine ont annoncé hier qu'ils avaient entamé le retrait de leurs armes lourdes de la ligne de front conformément aux accords de Minsk 2, mais l'armée ukrainienne a fait état de nouveaux bombardements. Les combats se sont considérablement atténués ces derniers jours dans l'est de l'Ukraine, où le cessez-le-feu qui était censé entrer en vigueur le 15 février dernier a eu du mal à prendre, les rebelles l'ayant d'abord ignoré pour s'emparer de la ville stratégique de Debaltseve. Depuis la prise de la ville, ils affirment en revanche vouloir que la trêve prenne effet. A PARIS, la Russie, l'Ukraine, l'Allemagne et la France ont demandé un renforcement de la mission de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) chargée de surveiller l'application du cessez-le-feu. "Nous appelons à la mise en oeuvre stricte de toutes les dispositions des accords de Minsk à commencer par un total cessez-le-feu et un retrait complet des armes lourdes", écrivent dans une déclaration commune les ministres étrangères russe, ukrainien, français et allemand à l'issue d'un sommet à Paris. "Nous demandons le renforcement de la mission spéciale d'observation de l'OSCE et nous demandons l'extension de son mandat avec des personnels, de l'équipement, et des financements supplémentaires", ajoutent-ils. La Grande-Bretagne va envoyer le mois prochain des soldats en Ukraine pour entraîner et conseiller l'armée du gouvernement de Kiev, a annoncé le Premier ministre David Cameron. --- SANAA/PARIS - La France a confirmé l'enlèvement d'une de ses ressortissantes au Yémen, pays plongé en plein chaos depuis la démission de son président en janvier sous la pression d'une milice chiite, et a appelé l'ensemble des Français à la vigilance dans les "zones particulièrement à risque". "C'est une jeune fille de 30 ans qui travaille pour la Banque mondiale et qui dans le cadre de ses activités a été enlevée devant un ministère au Yémen", a déclaré le chef de l'Etat François Hollande lors d'une conférence de presse à l'Elysée. "Nous demandons à ce que sa libération intervienne dans les meilleurs délais, nous cherchons à la localiser et nous ferons tout pour qu'elle puisse retrouver la liberté". --- AMMAN - Des djihadistes de l'Etat islamique ont enlevé au moins 150 chrétiens assyriens, notamment des femmes et des vieillards, dans des villages du nord-est de la Syrie, rapporte le Conseil national des syriaques en Syrie. Ces enlèvements se sont produits dans des villages proches de Tel Tamr, à l'ouest de la ville de Hassaka, dans une région du nord-est de la Syrie où s'affrontent djihadistes de l'Etat islamique et combattants kurdes des Unités de protection du peuple (YPG). --- LE CAIRE/BAÏDA, Libye - L'Egypte contraint les avions libyens qui se rendent à Tripoli en provenance de Jordanie et de Turquie à se poser d'abord dans l'est de la Libye pour permettre aux autorités reconnues par la communauté internationale de vérifier s'il n'y a pas à bord des combattants djihadistes. Cette décision est une nouvelle illustration du soutien de l'Egypte au gouvernement libyen légitime, après le bombardement de positions islamistes, la semaine dernière dans la ville de Derna, en représailles à la décapitation de 21 chrétiens coptes égyptiens par un groupe se revendiquant du groupe djihadiste Etat islamique (EI). --- PARIS - François Hollande et Matteo Renzi ont pris l'engagement de poursuivre les travaux de la ligne Lyon-Turin et annoncé qu'ils présenteraient une demande de financement européen du projet ferroviaire pour les cinq prochaines années. Le président français et le président du Conseil italien, réunis pour un sommet à l'Elysée, ont confirmé que le dossier serait transmis jeudi à la Commission européenne qui doit financer 40% des travaux estimés à environ trois milliards d'euros pour la période 2014-2020. --- PARIS - Le Bureau national (BN) du Parti socialiste a rappelé hier à l'ordre les "frondeurs" hostiles à la politique du gouvernement sans pour autant sanctionner ceux qui projetaient de rejeter la loi "Macron", adoptée en force la semaine dernière. Une résolution "un peu fourre-tout, comme la loi Macron" selon une formule de l'élu Jérôme Guedj, a été adoptée par le BN, qui donnera désormais des consignes de vote sur les textes de loi importants, après audition du gouvernement. Les élus devront respecter ces consignes sous peine de se voir soumis aux sanctions prévues par les règles du parti, qui vont du blâme à l'exclusion. "L'idée était de sortir par le haut des difficultés que nous avons rencontrées la semaine dernière", a dit devant la presse le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis. Cette mise au point effectuée, "il n'y aura plus de vote contre" au Parlement, a-t-il espéré, même si rien ne peut le garantir formellement. --- PARIS - François Hollande a reçu les présidents du Conseil français du culte musulman (CFCM) et du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) pour réconcilier les deux hommes après une vive polémique sur l'ampleur du rôle des jeunes musulmans dans l'antisémitisme en France. Le chef de l'Etat a expliqué qu'il voulait "rassembler les Français" et faire en sorte "qu'il n'y ait aucun doute sur notre volonté commune de lutter ensemble contre le racisme, contre l'antisémitisme", au lendemain de la querelle entre Dalil Boubakeur et Roger Cukierman. Les deux hommes se sont serré la main à l'issue de leur entretien à l'Elysée. --- PARIS - L'hebdomadaire Charlie Hebdo, cible d'un attentat qui a fait douze morts le 7 janvier dernier, sort aujourd'hui son deuxième numéro post-attaques, qui sera tiré à 2,5 millions d'exemplaires, a annoncé Libération.

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant