RESUME DE L'ACTUALITE A 03h00 GMT (24/01)

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    NEW YORK - L'ancien maire de New York Michael Bloomberg a 
dit à ses conseillers de s'organiser en vue d'une campagne 
électorale indépendante pour la présidentielle de novembre 
prochain aux Etats-Unis, a déclaré à Reuters une source informée 
de ses projets, confirmant des révélations du New York Times. 
    Le milliardaire, fondateur de l'agence de données 
financières Bloomberg, s'est donné jusqu'à début mars pour 
entrer dans la course, précise le New York Times. 
    A 73 ans, Bloomberg, proche de Wall Street et "libéral" sur 
les questions de société -- il est un fervent partisan d'un 
contrôle sur les armes à feu --, estime qu'il peut y avoir une 
fenêtre d'opportunité pour sa candidature en fonction de l'issue 
des primaires des deux partis traditionnels. 
    Aucun candidat indépendant n'a jamais remporté une élection 
présidentielle aux Etats-Unis. Mais Bloomberg considère qu'une 
victoire de Trump ou du sénateur texan Ted Cruz dans la primaire 
républicaine, associée à un succès, dans la primaire démocrate, 
du sénateur du Vermont Bernie Sanders, qui se décrit lui-même 
comme "démocrate socialiste", lui ouvriraient un chemin vers 
Washington. 
     
    SIOUX CENTER, Iowa - Donald Trump, qui fait la course en 
tête en vue de la désignation du candidat républicain à 
l'élection présidentielle de novembre prochain aux Etats-Unis, a 
affirmé hier qu'il pourrait "tirer sur quelqu'un sans perdre 
d'électeurs". 
    "Je pourrais me poser au milieu de la Cinquième avenue (à 
New York) et tirer sur quelqu'un, je ne perdrais pas 
d'électeurs", a-t-il dit lors d'un meeting dans l'Iowa, mimant 
de la main le geste de tirer sur son auditoire. 
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    TUNIS - La jeune démocratie tunisienne sera préservée "quel 
qu'en soit le coût", a prévenu hier le Premier ministre Habib 
Essid après quatre jours de violences nées du mécontentement de 
la population face au chômage. 
    Il a ajouté comprendre les demandes des jeunes Tunisiens 
tout en montrant du doigt ceux qui cherchent à "détruire la 
transition démocratique" en profitant des manifestations. 
    La contestation a commencé mardi à Kasserine après le 
suicide d'un homme qui se serait vu refuser un emploi dans la 
fonction publique. Les manifestations ont ensuite fait tache 
d'huile dans tout le pays. Ce sont les plus importantes depuis 
le soulèvement de 2011 qui avait débouché sur le reversement du 
président autocrate Zine El Abidine Ben Ali et donné le coup 
d'envoi des "Printemps arabes". 
    Un couvre-feu a été instauré dans tout le pays entre 20h00 à 
05h00 du matin. 
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    RYAD - Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a exprimé 
hier sa confiance dans la tenue des négociations de paix pour 
mettre fin à la guerre en Syrie après des entretiens avec les 
dirigeants du Conseil de coopération du Golfe (CCG) en Arabie 
saoudite.  
    "Nous sommes convaincus que, grâce à une bonne initiative 
dans les prochains jours, ces discussions pourront se tenir et 
que le représentant spécial de l'Onu, Staffan de Mistura, 
réunira les participants de manière appropriée pour des 
discussions de proximité qui auront lieu lors de la première 
réunion à Genève", a déclaré le chef de la diplomatie 
américaine. 
    Les discussions de paix sur la Syrie doivent en principe 
commencer demain à Genève, mais cette date apparaît désormais 
incertaine notamment en raison d'un différend sur la composition 
de la délégation représentant l'opposition syrienne. 
    Dans un communiqué publié hier, une dizaine de factions 
armées rebelles syriennes disent tenir le gouvernement de Bachar 
al Assad et la Russie pour responsables de tout échec des 
négociations de paix avant même le début des réunions prévues à 
Genève. 
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    MADRID - Les socialistes espagnols ont sommé hier Mariano 
Rajoy, président du gouvernement de droite sortant, de tenter de 
former une nouvelle équipe ou de se démettre. 
    Mariano Rajoy, après avoir annoncé qu'il tenterait de former 
un gouvernement et d'obtenir la confiance des députés, a créé la 
surprise en annonçant vendredi qu'il renonçait momentanément à 
ce projet. Il a pourtant dit hier qu'il continuait de travailler 
à une alliance politique avec les socialistes et les centristes 
de Ciudadanos pour constituer une majorité de coalition au 
Parlement où sa formation, le Parti populaire, a perdu la 
majorité absolue aux dernières élections.  
    Un mois après les législatives du 20 décembre, et alors que 
le nouveau parlement siège depuis dix jours, l'Espagne n'a 
toujours pas de gouvernement. 
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    DUBAI - La Chine et l'Iran ont exprimé hier leur volonté de 
renforcer leurs relations bilatérales et de porter leur commerce 
à 600 milliards de dollars (550 milliards d'euros) sur les dix 
années à venir, a déclaré le président iranien Hassan Rohani 
lors de la visite à Téhéran de son homologue chinois Xi Jinping. 
    La visite du numéro un chinois, une semaine après la levée 
des sanctions internationales qui pesaient sur l'Iran, fait 
suite à celle du président russe Vladimir Poutine qui était à 
Téhéran en novembre, après l'accord historique de juillet 
dernier encadrant les activités de la République islamique dans 
le domaine de l'atome. 
    La visite de Xi Jinping, qui a été accueilli au palais 
présidentiel de Sa'dabad dans le nord de la capitale iranienne,  
est la première d'un président chinois en Iran depuis 14 ans, a 
rappelé l'agence de presse officielle Irna. 
    Les deux pays ont signé un ensemble de dix-sept accords, 
comprenant notamment une relance de l'ancienne route de la soie, 
axe de transit commercial entre l'Orient et l'Occident, ainsi 
que la mise en oeuvre d'une coopération dans l'énergie 
nucléaire. 
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    PARIS - Une cinquantaine de migrants ont occupé hier un 
ferry dans le port de Calais, où ils sont parvenus à pénétrer 
après une manifestation dans les rues de la ville, a-t-on appris 
auprès de la sous-préfecture de la ville. 
    Partie de la "jungle", un bidonville ou se massent plusieurs 
milliers de migrants désireux de gagner l'Angleterre, la 
manifestation, organisée à l'appel d'un collectif de soutien aux 
migrants, s'est dispersée dans le centre de Calais.  
    La maire LR de Calais, Natacha Bouchart, a déploré sur son 
compte Twitter que les manifestants se soient livrés à des 
"débordements sérieux", taguant notamment une statue du général 
De Gaulle. 
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    PARIS - La cote de popularité de François Hollande a 
accentué sa baisse en janvier pour retrouver son niveau d'avant 
les attentats de Paris et Saint-Denis, selon un sondage BVA pour 
Orange et iTELE publié aujourd'hui. 
    Vingt-cinq pour cent des Français déclarent faire confiance 
au chef de l'Etat, soit cinq points de moins qu'il y a un mois 
et huit points de moins qu'en novembre. Sa cote avait bondi de 
huit points juste après les attentats du 13 novembre. 
    Dans le même temps, 39% des personnes interrogées, un niveau 
inchangé, disent faire confiance au Premier ministre Manuel 
Valls, même si cette stabilité masque une forte baisse (-10 
points) chez les sympathisants de gauche.      
 
 
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