RESUME DE L'ACTUALITE A 03h00 GMT (23/11)

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TUNIS - Les Tunisiens votent aujourd'hui pour le premier tour d'une élection présidentielle dont le résultat devrait opposer une figure de l'ancien régime et le président sortant, ancien opposant de Zine ben Ali et défenseur des droits de l'homme. Si plus de 25 candidats se présentent, Béji Caid Essebsi et Moncef Marzouki devraient se retrouver au second tour si aucun d'entre eux ne décroche la majorité dès dimanche. Ce scrutin intervient après les législatives organisées en octobre lors desquelles l'alliance laïque Nidaa Tounes, la formation d'Essebsi était arrivée en tête, devant les islamistes d'Ennahda. Ministre des Affaires étrangères sous Habib Bourguiba, premier chef d'Etat de la Tunisie indépendante, Essebsi se présente comme un homme d'Etat capable de résoudre les difficultés que rencontre encore le pays et achever sa transition près de quatre ans après la "révolution de jasmin". Marzouki, au contraire, dit craindre que le pouvoir retombe dans les mains d'un seul parti. "Ce combat oppose clairement les forces révolutionnaires et l'ancien régime", a-t-il déclaré à ses partisans. --- VIENNE - La probabilité de parvenir à un accord sur le programme nucléaire iranien d'ici la date de butoir fixée à lundi est "très faible", a déclaré une source européenne proche des discussions organisées à Vienne. Cette source, qui s'exprimait sous le sceau de l'anonymat, a déclaré que des discussions sur une prolongation des négociations au-delà de la date de lundi pourraient démarrer aujourd'hui. "Les chances de parvenir à un accord dans les prochaines 48 heures sont très minces. Notre sentiment est qu'ils (les négociateurs iraniens) disposent de très peu de flexibilité", a dit cette source. Aucune avancée significative n'a été enregistrée pour l'instant sur les deux principaux points d'achoppement, la capacité d'enrichissement de l'uranium par l'Iran et la levée des sanctions imposées à la république islamique. --- WASHINGTON - Barack Obama a approuvé un projet octroyant à l'état-major américain une autorité élargie pour aider les forces armées afghanes dans leur lutte contre les taliban après le retrait complet des troupes combattantes de l'Otan à la fin de l'année, annonce un responsable américain. La décision du président des Etats-Unis, prise au cours des dernières semaines, permettra aux forces américaines maintenues sur le terrain de mener des missions limitées contre les taliban afin d'assurer la protection des forces américaines et afghanes. En mai, le président américains avait déclaré que le rôle des 9.800 soldats qui resteront déployés sur le sol afghan se limiterait à la formation de l'armée afghane et à la traque des "vestiges d'Al Qaïda". --- N'DJAMENA - Le sud de la Libye est un "sujet de préoccupation majeur", en raison notamment de la présence de djihadistes qui nouent des liens avec les extrémistes de l'Etat islamique, déclare le Premier ministre français, à N'Djaména. Manuel Valls, en visite au Tchad, s'est entretenu pendant 45 minutes avec le président Idriss Déby avant de visiter une base des forces françaises qui participent à l'opération Barkhane, près de l'aéroport de la capitale tchadienne. --- NAIROBI - Des hommes armés liés aux miliciens islamistes somaliens Chabaab ont tué 28 passagers d'un autocar qui circulait dans la région de Mandera, dans le nord-est du Kenya, hier matin, ont annoncé la police et le ministre de l'Intérieur. Les Chabaab ont revendiqué cette attaque en la présentant comme une action de représailles après les raids lancés cette semaine par la police kényane contre deux mosquées de la ville portuaire de Mombasa réputées favorables aux extrémistes. --- BAGDAD - Des combattants de l'organisation Etat islamique ont attaqué l'un des bâtiments encore tenus par le gouvernement irakien à Ramadi, la capitale de la province d'Anbar à l'ouest de Bagdad, a-t-on appris auprès des autorités locales. La majorité des quartiers périphériques de la ville sont tombés aux mains du groupe djihadiste mais l'armée irakienne contrôle des bâtiments du centre de la ville. --- LILLE - François Hollande a été hué et sifflé à Lille, ville de son ancienne adversaire de la primaire socialiste Martine Aubry, avec qui il a déjeuné avant d'aller assister au match en double de la finale France-Suisse de la Coupe Davis de tennis. Un peu plus tôt, en marge de l'inauguration du traditionnel marché de Noël de Lille, la maire de Lille avait déclaré à la presse avoir "beaucoup de choses à dire" au chef de l'Etat. --- BORDEAUX - Nicolas Sarkozy et Alain Juppé se sont efforcés hier de donner une image d'unité, rapidement démentie par les huées réservées au maire de Bordeaux par les partisans de l'ex-chef de l'Etat, en campagne pour l'élection à la présidence de l'UMP. Nicolas Sarkozy avait choisi, à une semaine du vote des militants, de tenir meeting au bord de la Garonne, sur les terres de son principal rival pour l'investiture de l'UMP dans la perspective de l'élection présidentielle de 2017. --- TOULOUSE/NANTES - Des heurts entre manifestants et policiers ont eu lieu hier après-midi à Toulouse et Nantes en marge de rassemblements contre "la répression étatique" et les "violences policières". Selon le ministère de l'Intérieur, qui impute ces incidents à des "groupes isolés", deux policiers ont été légèrement blessés à Toulouse et un à Nantes. "Quelques débordements" ont aussi été "contenus" à Bordeaux et Lille, a ajouté le ministre, Bernard Cazeneuve, dans un communiqué, qui fait état de 38 interpellations au total.

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