RESUME DE L'ACTUALITE A 03h00 GMT (20/03)

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    PARIS/BRUXELLES - Salah Abdeslam, suspect majeur du commando 
des attentats du 13 novembre à Paris et Saint-Denis, a été 
inculpé hier par la justice belge de "meurtres terroristes" à 
l'issue d'une audition au cours de laquelle il a indiqué avoir 
voulu se faire exploser au Stade de France et contesté son 
extradition pressentie vers la France. 
    Ce Français de 26 ans, arrêté vendredi dans une commune de 
l'agglomération de Bruxelles, a "affirmé devant les enquêteurs 
belges qu'il (...) voulait se faire exploser au Stade de France 
et qu'il avait fait (...) machine arrière", a déclaré le 
procureur de Paris François Molins lors d'une conférence de 
presse à Paris, tout en invitant à prendre ces déclarations 
"avec précaution". 
    Salah Abdeslam, arrêté avec des complices présumés à l'issue 
d'une traque de quatre mois, a été incarcéré hier soir dans une 
prison à Bruges. 
    Sa prochaine comparution a été fixée à mercredi, selon son 
avocat Me Sven Mary. 
    La décision définitive concernant son transfèrement en 
France doit intervenir dans un délai maximum de trois mois à 
compter de la date de son arrestation, a précisé François 
Molins. 
    Interpol a appelé ses 190 Etats membres à renforcer leur 
vigilance à leurs frontières pour prévenir la fuite d'éventuels 
complices de Salah Abdeslam. 
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    ISTANBUL - Un attentat suicide a frappé hier le centre 
d'Istanbul, faisant au moins quatre morts et 36 blessés, dont 
sept sont dans un état grave. Les premiers éléments orientent 
l'enquête sur la piste des séparatistes kurdes ou sur celle de 
l'Etat islamique. L'explosion s'est produite dans la rue 
piétonnière Istiklal, principale artère commerçante située dans 
la partie européenne de la ville et bordée d'enseignes 
internationales et de consulats.      
    C'est la deuxième fois en deux mois qu'Istanbul est la cible 
d'un attentat suicide: le 12 janvier, un kamikaze avait frappé 
le quartier touristique de Sultanahmet, faisant une dizaine de 
morts, principalement des touristes allemands. Les autorités 
turques avaient imputé l'attaque à l'organisation Etat islamique 
(EI). La capitale, Ankara, a également été secouée ces dernières 
semaines par deux attentats meurtriers revendiqués par un groupe 
dissident du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).  
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    LE CAIRE - Au moins 13 policiers égyptiens ont été tués dans 
la péninsule du Sinaï par un tir de mortier contre un poste de 
contrôle de la ville d'Arich, a-t-on déclaré hier de sources 
médicale et proche des services de sécurité. 
    Le groupe djihadiste Etat islamique (EI) a revendiqué cet 
acte sur plusieurs sites internet, et les médias officiels 
égyptiens ont confirmé l'attaque par la suite. 
    Les forces gouvernementales ont abattu par la suite cinq des 
auteurs de l'attaque, a-t-on appris de source proche des 
services de sécurité. 
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    BEYROUTH - Au moins 39 personnes ont péri hier dans une 
attaque aérienne menée par des avions russes ou syriens contre 
la ville de Rakka, rapporte l'Observartoire syrien des droits de 
l'homme. Des dizaines d'autres personnes ont été blessées dans 
le raid, qui visait la "capitale" de l'organisation Etat 
islamique, dans le nord de la Syrie. 
    Parmi les victimes, figurent des femmes et des enfants, 
ajoute l'OSDH, une ONG basée en Grande-Bretagne, qui s'appuie 
sur un réseau d'informateurs en Syrie. Vendredi, 16 personnes 
ont trouvé la mort dans un raid qui visait déjà la ville de 
Rakka, a dit l'OSDH. 
    Un autre groupe d'activistes syriens, appelé "Rakka est 
massacrée en silence", dresse un bilan de 40 morts et indique 
que d'autres frappes ont visé des zones situées dans le nord de 
la province de Rakka. 
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    LA HAVANE - Barack Obama se rend aujourd'hui à Cuba pour une 
visite de deux jours, la première d'un président américain sur 
l'île depuis 88 ans. 
    La Maison blanche souligne que cette visite vise à rendre 
"irréversible" le rapprochement entre les Etats-Unis et Cuba, 
amorcé en décembre 2014. Les relations diplomatiques ont été 
rétablies en juillet dernier. 
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    BRAZZAVILLE - Denis Sassou-Nguesso brigue aujourd'hui un 
troisième mandat et fait figure de grand favori de l'élection 
présidentielle au Congo-Brazzaville, où la tension a monté hier 
après l'ordre donné par le gouvernement aux entreprises de 
téléphonie de suspendre leurs services pour des raisons de 
sécurité. 
     Le principal rival de Sassou Nguesso à la présidentielle, 
le général en retraite Jean-Marie Mokoko, a dit avoir été 
convoqué samedi au siège de la Sécurité d'Etat dans le cadre 
d'une enquête, mais avoir pu en ressortir libre. 
    A 72 ans, Denis Sassou-Nguesso a dirigé le Congo de 1979 à 
1992, année où il a été battu à la présidentielle par Pascal 
Lissouba. Il est revenu au pouvoir cinq ans plus tard au terme 
d'une guerre civile et a remporté les scrutins présidentiels de 
2002 et de 2009. 
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    NIAMEY - Le président Mahamadou Issoufou, qui a obtenu 48% 
des voix au premier tour, devrait être réélu aujourd'hui pour un 
second mandat à la tête du Niger, la coalition de l'opposition 
ayant annoncé que son candidat, Hama Amadou, ne participerait 
pas au second tour de l'élection présidentielle. 
    Hama Amadou, qui a recueilli 18% des suffrages au premier 
tour, est en prison depuis novembre dans une affaire de trafic 
d'enfants. Il se dit innocent et s'estime victime de la 
répression politique. Le gouvernement dit qu'il ne fait 
qu'appliquer la loi. 
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    COTONOU - Le Premier ministre, Lionel Zinsou, et l'homme 
d'affaires Patrice Talon s'affrontent aujourd'hui au second tour 
de l'élection présidentielle au Bénin. 
    Lionel Zinsou, ancien économiste et banquier d'affaires, est 
arrivé en tête du premier tour avec 28,4% des voix, contre 24,8% 
pour Patrice Talon. 
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    PARIS - François Hollande a rendu hommage hier à "toutes les 
mémoires" de la guerre d'Algérie au cours d'une cérémonie 
controversée qui a ravivé ces derniers jours les tensions entre 
la gauche et la droite sur cette page encore "douloureuse" de 
l'histoire française. 
    La signature des accords d'Evian le 19 mars 1962 "fut une 
promesse de paix mais elle portait aussi en elle - et nous en 
sommes tous conscients - les violences et les drames des mois 
qui ont suivi", a déclaré le chef de l'Etat au mémorial national 
de la guerre d'Algérie et des combats du Maroc et de la Tunisie, 
quai Branly à Paris.    
    La décision du chef de l'Etat de commémorer les victimes 
civiles et militaires de la guerre d'Algérie le jour de la date 
du cessez-le-feu a été vivement critiquée cette semaine par des 
associations d'anciens combattants et des harkis.  
    Ces associations estiment que cette date, qui a été fixée 
par une loi du 6 décembre 2012, ne signe pas la fin de la guerre 
d'Algérie mais qu'elle marque le début de l'exode et le massacre 
de pieds-noirs et des harkis. 
    L'ex-chef de l'Etat et président des Républicains (LR) 
Nicolas Sarkozy a accusé vendredi le président d'entretenir la 
"guerre des mémoires". La présidente du FN Marine Le Pen l'a 
elle accusé de "violer" la mémoire des anciens combattants, 
harkis et rapatriés "morts pour la France" en Algérie. 
 
 
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