RESUME DE L'ACTUALITE A 03h00 GMT (19/03)

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    BRUXELLES - Salah Abdeslam, considéré comme le dernier 
survivant du commando responsable des attentats du 13 novembre à 
Paris et Saint-Denis, a été arrêté hier au cours d'une vaste 
opération de police à Molenbeek, dans l'agglomération de 
Bruxelles. 
    Cinq personnes au total ont été appréhendées par les forces 
spéciales belges, dont un complice de Salah Abdeslam, a précisé 
le parquet fédéral lors d'une conférence de presse. 
    Le complice de Salah Abdeslam a été présenté comme "le 
soi-disant Mounir Ahmed Al Hadj, alias Amine Choukri", un 
individu en compagnie duquel il avait été contrôlé à Ulm, en 
Allemagne, en octobre 2015, a indiqué le parquet belge. 
    Les deux hommes ont été légèrement blessés lors de leur 
arrestation et ont été hospitalisés. 
    Les trois autres personnes interpellées sont les membres 
d'une famille qui hébergeait le fugitif français de 26 ans, dont 
la  police avait perdu la trace depuis qu'il avait été contrôlé 
le matin du 14 novembre à bord d'une voiture sur la route 
Paris-Bruxelles alors que son nom n'était pas encore apparu dans 
l'enquête. 
    Présent à Bruxelles pour un sommet européen consacré à la 
crise des migrants, le président français François Hollande a 
déclaré que l'enquête sur les attentats du 13 novembre, qui ont 
fait 130 morts, n'en était pas pour autant terminée, évoquant un 
"réseau (...) très large, en Belgique, en France et dans 
d'autres pays européens". 
    Avant l'opération de police ayant conduit à l'arrestation de 
Salah Abdeslam, le parquet belge avait annoncé que ses 
empreintes digitales avaient été découvertes dans un appartement 
ayant fait l'objet d'une perquisition mardi dans la commune de 
Forest, également dans l'agglomération de Bruxelles, où deux 
personnes étaient parvenues à prendre la fuite. 
    Un troisième homme, tué lors de cette opération de police 
franco-belge et identifié sous le nom de Mohamed Belkaïd, a 
probablement eu un rôle dans les attentats de Paris sous la 
fausse identité de Samir Bouzid, ajoutait le parquet. 
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    BRUXELLES - Les Européens et la Turquie ont scellé hier à 
Bruxelles un accord visant à freiner les arrivées de migrants et 
de réfugiés dans l'Union européenne en contrepartie d'une aide 
financière et de facilités accordées à Ankara. 
    La complexité des mesures à mettre en oeuvre laisse 
toutefois des doutes quant à l'efficacité de ce dispositif 
controversé, qui vise à "démanteler le modèle économique des 
passeurs et offrir aux migrants une perspective autre que celle 
de risquer leur vie" en traversant la mer Egée vers la Grèce, 
porte d'entrée de l'UE. 
    L'accord prévoit le retour en Turquie de toutes les 
personnes arrivant illégalement à partir de dimanche sur les 
îles grecques de la mer Egée, selon le principe du "un pour un": 
"Pour chaque Syrien renvoyé en Turquie depuis les îles grecques, 
un autre Syrien sera réinstallé de la Turquie vers l'UE en 
tenant compte des critères de vulnérabilité des Nations unies", 
peut-on lire dans le texte. 
    "Tous les nouveaux migrants en situation irrégulière qui 
partent de la Turquie pour gagner les îles grecques à partir du 
20 mars 2016 seront renvoyés en Turquie", précise la 
déclaration. Les premières expulsions sont censées avoir lieu le 
4 avril. 
    En échange de sa contribution au règlement de la crise 
migratoire, la Turquie a obtenu une aide financière 
supplémentaire de la part de l'Europe -- trois milliards d'euros 
en plus des trois milliards déjà accordés --, la mise en oeuvre 
anticipée de la libéralisation des visas pour les citoyens turcs 
et l'accélération du processus d'adhésion de la Turquie à l'UE. 
     
    DIKILI, Turquie - Les garde-côtes et la gendarmerie turques 
ont intercepté hier 1.734 migrants qui tentaient de gagner l'île 
grecque de Lesbos et appréhendé 16 passeurs lors d'une opération 
en mer Egée et sur la côte occidentale de la Turquie.    
     
    Plus à l'ouest en Méditerranée, les garde-côtes italiens ont 
récupéré environ 600 migrants dérivant sur plusieurs 
embarcations en Méditerranée. 
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    GENEVE - Le gouvernement de Damas doit présenter plus 
clairement et sans attendre ses idées sur la transition 
politique en Syrie au lieu de se contenter de principes généraux 
sur le processus de paix, a déclaré hier à Genève le médiateur 
des Nations unies, Staffan de Mistura. 
    "Nous sommes pressés", a-t-il dit aux journalistes après une 
"intense" journée de discussions avec la délégation 
gouvernementale syrienne puis avec le Haut Comité des 
négociations (HCN), principal groupe de l'opposition au 
président Bachar al Assad. 
    Staffan de Mistura a ajouté avoir donné beaucoup de travail 
aux deux délégations pour le week-end afin que les négociations 
puissent avancer plus vite à partir de lundi prochain, en vue de 
parvenir à "une plate-forme commune minimale" sur la transition 
politique. 
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    SAO PAULO/BRASILIA - Un juge de la Cour suprême fédérale du 
Brésil s'est prononcé hier contre la nomination de Luiz Inacio 
Lula da Silva au gouvernement afin de permettre la poursuite 
d'une enquête pour corruption éclaboussant l'ancien président, 
qui a réuni pour sa part des dizaines de milliers de partisans 
autour de celle qui lui a succédé à la tête du pays, Dilma 
Rousseff. 
    Le juge Gilmar Mendes a déclaré que la décision de Dilma 
Rousseff d'appeler Lula auprès d'elle mercredi en tant que chef 
du cabinet civil semble destinée à protéger l'ancien président 
de l'inculpation pour blanchiment d'argent prononcée à son 
encontre la semaine dernière. C'est également l'avis de 
l'opposition, qui manifeste depuis mercredi à travers le pays et 
réclame la démission de Dilma Rousseff. 
    "Il n'y aura pas de coup d'Etat", a pour sa part lancé Lula 
à la foule de ses partisans réunis à Sao Paulo. 
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    MOSCOU - Un avion avec 55 passagers et six membres 
d'équipage à son bord s'est écrasé à Rostov-sur-le-Don en Russie 
et il est peu probable qu'il y ait des survivants, ont dit les 
autorités russes. 
    La compagnie Flydubai a fait état d'un "incident" sur l'un 
de ses appareils effectuant une liaison entre Dubai et 
Rostov-sur-le-Don. 
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    PARIS - François Hollande sera aujourd'hui le premier chef 
de l'Etat français à participer à la journée nationale de 
recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de 
la guerre d'Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc 
instituée par une loi de décembre 2012. 
    La droite a accusé hier François Hollande d'entretenir la 
"guerre des mémoires" par sa décision de commémorer le 
cessez-le-feu qui a mis officiellement fin aux combats de la 
guerre d'indépendance algérienne le 19 mars 1962. 
 
 
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