RESUME DE L'ACTUALITE A 03h00 GMT (18/03)

le
0
    BRUXELLES - Les dirigeants de l'Union européenne se sont mis 
d'accord hier soir à Bruxelles sur une série de propositions 
visant à trouver avec la Turquie une solution pérenne pour tarir 
le flux de migrants qui frappe à la porte de l'Europe. 
    Divisés sur le sujet à leur arrivée, les 28 ont trouvé un 
terrain d'entente au terme d'un dîner de travail même si des 
questions sensibles ont été laissées de côté dans l'immédiat -- 
notamment celle relative à l'ouverture de nouveaux chapitres 
menant à une éventuelle adhésion de la Turquie à l'Union 
européenne.  
    Les conclusions seront présentées lors d'un déjeuner 
aujourd'hui au Premier ministre turc, Ahmet Davutoglu. Ce 
dernier a fait savoir hier qu'il n'accepterait aucun accord 
conduisant à transformer son pays en "prison à ciel ouvert" pour 
les migrants.     
    Le président français François Hollande a dit ne pas pouvoir 
"garantir qu'il y aura une conclusion heureuse" à ces 
discussions entre l'UE et la Turquie. 
    Le projet prévoit une hausse de l'aide de l'UE -- jusqu'à 
six milliards d'euros --, la libéralisation des visas pour les 
citoyens turcs et l'accélération du processus d'adhésion de la 
Turquie. 
    En échange, cette dernière acceptera le retour sur son 
territoire de toutes les personnes arrivant illégalement sur les 
îles grecques de la mer Egée selon le principe du "un pour un": 
pour chaque Syrien ainsi reconduit en Turquie, un Syrien réfugié 
en Turquie serait accueilli dans un Etat membre de l'Union. 
     --- 
    BRUXELLES - François Hollande a déclaré cette nuit qu'il 
attendait la fin du processus parlementaire en cours en France 
avant de se prononcer sur le projet de révision 
constitutionnelle qu'il appelle de ses voeux mais qui ne fait 
pas l'objet d'un consensus entre députés et sénateurs.  
    "J'attendrai que le Sénat se prononce sur l'ensemble du 
texte pour savoir les conclusions que je dois en tirer", a 
déclaré le président devant la presse au terme d'une journée de 
travaux au Conseil européen de Bruxelles.   
    Les sénateurs français ont adopté hier une version remaniée 
de l'article 2 du projet de loi inscrivant dans la Constitution 
la déchéance de nationalité pour les condamnés pour terrorisme. 
    La version votée est différente de celle approuvée le mois 
dernier par les députés, puisqu'elle réserve cette disposition 
aux binationaux et exclut les délits du champ de la déchéance. 
    Cette modification met en péril le projet de révision 
constitutionnelle, qui doit être adopté dans les mêmes termes 
par les deux assemblées avant de pouvoir être entériné par 
l'ensemble des parlementaires réunis en Congrès à Versailles. 
     --- 
    BRUXELLES - François Hollande s'est dit "à l'écoute" de la 
jeunesse qui a manifesté hier contre le projet gouvernemental de 
réforme du Code du travail, estimant que les jeunes devaient 
savoir où on veut les "emmener".  
    Entre 69.000 et 150.000 lycéens et étudiants ont défilé 
jeudi partout en France pour réclamer le retrait du projet de 
réforme du Code du travail, remanié par le gouvernement mais 
toujours contesté par certains syndicats de salariés et de 
jeunes. 
     --- 
    BRASILIA - L'ancien président brésilien Luiz Inacio Lula da 
Silva a été officiellement investi hier au poste de secrétaire 
général du gouvernement de la présidente Dilma Rousseff, en 
pleine crise politique, alors que des manifestations contre sa 
nomination ont eu lieu pour une deuxième journée consécutive. 
    Les manifestants réclament aussi la démission de la 
présidente. 
    Peu après la cérémonie d'investiture de Lula, un juge 
fédéral a émis une injonction de suspension de cette nomination 
au motif qu'elle était de nature à nuire à la "libre 
administration de la justice." Le gouvernement a l'intention de 
contester cette décision de mise en demeure par le biais du 
procureur général. 
    Lula a été inculpé la semaine dernière de blanchiment 
d'argent et de fraude dans le cadre d'une vaste affaire de 
corruption dont le centre est la compagnie pétrolière publique 
Petrobras. Le procureur fédéral a en outre réclamé son placement 
en détention. 
    L'entrée au gouvernement de l'ancien président lui 
accorderait l'immunité en matière de poursuites, sauf de la part 
de la Cour suprême. Elle est considérée par ses détracteurs 
comme une manoeuvre pour échapper à la justice, d'autant que le 
juge fédéral chargé de l'enquête autour de Petrobras a rendu 
public un enregistrement téléphonique entre Dilma Rousseff et 
Lula accréditant cette thèse, selon eux. 
     --- 
    BEYROUTH - Les trois zones autonomes du nord de la Syrie 
tenues par les Kurdes ont approuvé la création d'une entité 
"fédérale démocratique", malgré les mises en garde de Damas et 
d'Ankara. 
    Washington, qui soutient les forces kurdes syriennes, a 
également rejeté l'initiative. 
    La décision des Kurdes risque de compliquer un peu plus les 
discussions indirectes entamées lundi à Genève entre le régime 
syrien et l'opposition. Les Kurdes n'y sont pas conviés. 
    L'envoyé spécial des Nations unies pour la Syrie, Staffan de 
Mistura, a annoncé avoir eu hier, lors de ces pourparlers de 
paix de Genève, des discussions "de fond" "productives" avec les 
représentants de l'opposition au président Bachar al Assad, même 
si les positions des deux camps restent éloignées.     
     --- 
    TRIPOLI - Le gouvernement d'union libyen soutenu par les 
Nations unies s'installera à Tripoli "dans les tout prochains 
jours", a déclaré hier son Premier ministre, Fayez el Sarraj, au 
cours d'une interview télévisée. 
    Fayez el Sarraj, qui doit s'entretenir aujourd'hui avec le 
ministre français des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault, 
actuellement en visite en Tunisie, a précisé que cette décision 
découlait d'un accord sur la sécurité dans la capitale libyenne 
conclu entre l'Onu, l'armée, la police et des groupes armés. 
     --- 
    PARIS - Le gouvernement a consenti à un dégel du point 
d'indice pour les fonctionnaires à hauteur de 1,2%, une mesure 
de plus de 2,4 milliards d'euros que les syndicats accueillent 
comme une première étape de rattrapage de pouvoir d'achat. 
    La ministre de la Fonction publique, Annick Girardin, avait 
proposé dans un premier temps une hausse de 1%, avec 0,5% en 
novembre 2016 et 0,5% en mars 2017, mais les syndicats avaient 
rejeté ce chiffre et dénoncé pour certains "une provocation". 
    La ministre a ensuite avancé une offre améliorée, 1,2% de 
hausse : 0,6% au 1er juillet prochain et 0,6% au 1er février 
2017. "Une mesure de justice", a-t-elle plaidé. 
    Les syndicats, dont les revendications salariales, bien 
supérieures, ne sont pas satisfaites, vont désormais soumettre 
cette proposition à leurs adhérents. 
 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant