RESUME DE L'ACTUALITE A 03h00 GMT (17/03)

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    BRUXELLES - L'Union européenne tentera aujourd'hui et demain 
à Bruxelles de trouver avec la Turquie une solution pérenne afin 
de tarir le plus tôt possible le flux de migrants qui se 
bousculent aux portes d'une Europe gravement déstabilisée par 
cette crise. 
    Les Vingt-Huit et la Turquie doivent finaliser un projet 
élaboré le 7 mars qui prévoit une hausse de l'aide de l'UE -- 
jusqu'à six milliards d'euros --, la libéralisation des visas 
pour les citoyens turcs et l'accélération du processus 
d'adhésion de la Turquie en contrepartie de la contribution 
d'Ankara à la résolution de la crise migratoire. 
    L'accord prévoit le retour en Turquie de toutes les 
personnes arrivant illégalement sur les îles grecques de la mer 
Egée via la Turquie selon le principe du "un pour un": pour 
chaque Syrien ainsi reconduit en Turquie, un Syrien réfugié en 
Turquie serait accueilli dans un Etat membre de l'Union. 
    Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a reconnu que 
ce projet d'accord, qui soulève des problèmes juridiques, devra 
être "rééquilibré" pour être approuvé par les Vingt-Huit. 
    Plusieurs pays, dont la France, ont par ailleurs des doutes 
sur la question de la levée des visas pour les Turcs dans l'UE  
alors qu'Ankara ne remplit pas les 72 critères prévus. 
    Autre écueil de taille : la question chypriote. Nicosie 
n'acceptera pas l'ouverture de nouveaux chapitres de négociation 
avec la Turquie tant que cette dernière ne reconnaîtra pas la 
souveraineté de la République chypriote et qu'elle n'ouvrira pas 
ses ports et ses aéroports au trafic chypriote. 
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    BEYROUTH - Les trois zones autonomes contrôlées par les 
Kurdes dans le nord de la Syrie vont être regroupées pour former 
une entité "fédérale démocratique" dirigée par un gouvernement 
chargé de l'économie, de la sécurité et de la défense, selon un 
projet de document consulté par Reuters. 
    La décision des Kurdes risque de compliquer un peu plus les 
discussions indirectes entamées lundi à Genève entre le régime 
syrien et l'opposition, auxquelles les Kurdes ne sont pas 
conviés. Leur initiative a immédiatement provoqué la réaction de 
la Turquie, qui craint de plus en plus de voir la montée en 
puissance des Kurdes de Syrie alimenter le sentiment séparatiste 
dans le sud-est du pays. 
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    PALM BEACH, Floride - Donald Trump, qui a conforté son 
avance dans la course à l'investiture républicaine après ses 
succès enregistrés mardi, a mis en garde hier contre le risque 
d'"émeutes" que pourrait provoquer le refus de le désigner comme 
candidat à l'élection présidentielle américaine. 
    Le milliardaire s'est un peu plus rapproché de la barre des 
1.237 délégués nécessaires pour être investi comme candidat du 
Grand Old Party pour le scrutin du 8 novembre. Il pourrait 
toutefois ne pas rassembler le nombre de délégués suffisants 
pour disposer de la majorité absolue lors de la convention 
républicaine qui aura lieu en juillet à Cleveland.  
    Le candidat s'est inquiété de cette possibilité qui 
ouvrirait la porte à des tractations au sein de la hiérarchie du 
parti qui ne souhaite pas le voir porter ses couleurs face au 
camp démocrate, probablement représenté par Hillary Clinton. 
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    WASHINGTON - Barack Obama a choisi le modéré Merrick Garland 
pour siéger à la Cour suprême en remplacement du juge Antonin 
Scalia, décédé le 13 février, malgré le refus du Sénat à 
majorité républicaine d'examiner la moindre nomination à moins 
d'un an de l'expiration du mandat du président des Etats-Unis.   
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    BRASILIA/SAO PAULO - Des manifestants se sont rassemblés 
hier dans plusieurs villes du Brésil pour protester contre la 
nomination par la présidente Dilma Rousseff de son prédécesseur 
Luiz Inacio Lula da Silva à un poste gouvernemental. 
    Ces rassemblements font suite à la divulgation d'un 
enregistrement téléphonique accréditant, selon ces opposants, 
l'hypothèse d'une nomination destinée à éviter à Lula des 
poursuites judiciaires. 
    Dilma Rousseff a nommé Luiz Inacio Lula da Silva, qui fut 
son mentor, au poste de chef du secrétariat du gouvernement, 
selon un décret paru au journal officiel. Lula dispose ainsi 
d'une immunité à l'égard des instances judiciaires, à 
l'exception de la Cour suprême, alors que le parquet fédéral l'a 
inculpé de blanchiment d'argent et de fraude et a réclamé son 
arrestation. 
    Dans un document judiciaire rendu public hier, le juge 
fédéral Sergio Moro, qui supervise la vaste enquête pour 
corruption éclaboussant une partie de la classe politique, dont 
le Parti des travailleurs (PT) au pouvoir, fait état d'une 
conversation téléphonique montrant que Dilma Rousseff et Lula 
envisageaient de chercher à influencer le cours de son enquête. 
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    PARIS - Quatre personnes soupçonnées de préparer un attentat 
à Paris ont été interpellées hier à Paris et dans la région mais 
l'enquête n'est pas étayée à ce stade par des éléments 
matériels, a-t-on appris de sources policière et judiciaire. 
    La Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) n'a 
retrouvé aucune arme, en dehors d'un pistolet d'alarme, et n'a 
pas identifié de cible précise, ni de date pour un passage à 
l'acte, a-t-on précisé de mêmes sources. 
    Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a souligné 
que 74 personnes soupçonnées de liens avec une entreprise 
terroriste avaient été interpellées depuis le début de l'année. 
    "Nous procédons tous les jours à des arrestations de cette 
nature, tous les jours nous procédons à des vérifications", 
a-t-il ajouté en appelant à la "plus grande prudence" sur les 
informations faisant état d'une action violente imminente. 
    Parmi les suspects figure un Français de 28 ans déjà 
condamné à 5 ans de prison pour avoir voulu se rendre en 2012 en 
Syrie. Il était assigné à résidence depuis février dernier dans 
le cadre de l'état d'urgence. Il est soupçonné d'être en 
relation avec des membres de l'Etat islamique (EI), a précisé 
Bernard Cazeneuve. 
    Une enquête préliminaire visant les suspects avait été 
ouverte le 17 février pour "suspicion de passage à l'acte d'une 
action violente". 
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    PARIS - Vingt-trois organisations de jeunesse ont maintenu 
leur appel à manifester aujourd'hui partout en France en dépit 
de la réécriture du projet de réforme du Code du travail 
présenté par le Premier ministre Manuel Valls. 
    Dans l'attente de la journée du 31 mars avec les syndicats 
de salariés opposés à la loi Travail, dont la CGT et FO, les 
organisateurs espèrent "maintenir la dynamique" parmi les 
lycéens, étudiants et jeunes des partis de gauche. 
    Le barème plafonnant les indemnités prud'homales pour 
licenciement abusif a été purement et simplement retiré du 
projet de loi, selon les corrections adressées mardi soir au 
Conseil d'Etat et obtenues par Reuters. 
 
 
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