RESUME DE L'ACTUALITE A 03h00 GMT (16/03)

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MOSCOU - La Russie était prête à mettre ses forces nucléaires en état d'alerte pour garantir l'annexion de la Crimée en mars 2014, affirme Vladimir Poutine dans un documentaire diffusé hier soir. La destitution par le Parlement ukrainien du président Viktor Ianoukovitch en février 2014 a été presque immédiatement suivie par une intervention militaire russe dans la péninsule de Crimée, qui abrite le port stratégique de Sébastopol. "Bien sûr, nous ne pouvions pas savoir immédiatement (quelle serait la réaction à cette annexion). De fait, dans les premières étapes, je devais guider nos forces armées. Pas seulement les guider, leur donner des ordres", explique Poutine. Prié de dire s'il était prêt à mettre les forces nucléaires russes en alerte, il répond: "nous étions prêts à le faire". Le chef de l'Etat russe explique également que son pays a sauvé la vie à Viktor Ianoukovitch, renversé à la suite d'une contestation populaire de partisans d'un rapprochement de l'Ukraine avec l'Union européenne. MOSCOU - Le Kremlin n'a pas souhaité commenter hier une information de la chaîne de télévision indépendante Dojd selon laquelle Vladimir Poutine est absent de Moscou depuis plusieurs jours. Le président russe n'est plus apparu en public ni en direct à la télévision depuis plus d'une semaine et il a annulé une visite prévue vendredi au Kazakhstan. Selon les sources citées par Dojd, Vladimir Poutine se trouve dans sa résidence du lac Valdaï, dans la province de Novgorod, au nord-ouest de Moscou. Un journal autrichien affirme que le président russe souffre de problèmes au dos et qu'un médecin viennois s'est rendu à Moscou pour le soigner. La télévision publique russe a diffusé vendredi des images de Vladimir Poutine au travail dans une autre résidence près de Moscou et le Kremlin a réaffirmé que le président russe allait bien, tentant de couper court aux rumeurs qui circulent depuis quelques jours sur son état de santé ou une éventuelle mise à l'écart. --- CHARM EL CHEIKH, Egypte - Les Etats-Unis devront "au final" négocier avec le président syrien Bachar al Assad pour une transition politique en Syrie, a déclaré le secrétaire d'Etat américain John Kerry dans une interview diffusée hier par CBS News. L'administration américaine soutient de longue date qu'Assad doit quitter le pouvoir au terme d'une transition politique négociée, mais l'émergence d'un ennemi commun, l'Etat islamique (EI), semble atténuer l'hostilité de Washington vis-à-vis du président syrien quatre ans après le début du soulèvement contre son régime, qui a fait basculer la Syrie dans la guerre civile. Dans l'interview diffusée par CBS, John Kerry ne reprend pas la formule habituelle de l'administration Obama sur le fait qu'Assad a perdu toute légitimité et qu'il doit partir. "Nous devons négocier à la fin", dit-il. Le chef de la diplomatie américaine ajoute que les Etats-Unis et d'autres pays, qu'il ne nomme pas, explorent les moyens d'une relance du processus diplomatique pour mettre fin au conflit. --- LAUSANNE - La rencontre entre le secrétaire d'Etat américain John Kerry et le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif, prévue hier soir à Lausanne, a été reportée à aujourd'hui, a annoncé un responsable du département d'Etat. Cet entretien doit donner le coup d'envoi d'une nouvelle séance de négociations multilatérales destinées à aboutir d'ici fin mars à un accord cadre sur le programme nucléaire de l'Iran, en vue d'un accord définitif d'ici fin juin. Le report de l'entrevue entre Kerry et Zarif a été décidé en raison d'intenses consultations qui ont eu lieu hier entre représentants américains et iraniens. WASHINGTON - Le chef de la majorité républicaine au Sénat américain, Mitch McConnell, estime que Barack Obama est sur le point de conclure un "très mauvais accord" sur le programme nucléaire iranien, ajoutant que le Congrès a bien l'intention de peser sur les négociations. --- JERUSALEM - Alors que les élections législatives ont lieu demain en Israël, le Premier ministre Benjamin Netanyahu, en difficulté dans les sondages, a publiquement proposé le ministère des Finances à Moshe Kahlon, dont le parti centriste pourrait être la clef d'une future coalition. Ancien membre du Likoud, le parti de la droite israélienne de Netanyahu, Moshe Kahlon a quitté le parti après le mouvement social de 2011 et a créé depuis la formation Kulanu, que les derniers sondages autorisés créditent d'une dizaine de sièges dans la future Knesset. Le Likoud, qui obtiendrait 20 à 22 sièges, serait quant à lui devancé par l'Union sioniste, formée par le travailliste Isaac Herzog et la centriste Tzipi Livni, que les sondages donnent en tête des intentions de vote avec 24 à 26 élus. --- BRUXELLES - La Haute Représentante de l'Union européenne pour la politique étrangère et de sécurité commune, Federica Mogherini, souhaite que les Vingt-Huit examinent l'idée d'envoyer des soldats en Libye pour soutenir un éventuel gouvernement d'union nationale, un projet accueilli avec scepticisme par les dirigeants de l'UE. Les ministres des Affaires étrangères de l'UE, qui se réunissent aujourd'hui à Bruxelles, discuteront de l'opportunité de donner leur feu vert à Federica Mogherini pour élaborer des propositions dans l'hypothèse où un gouvernement unitaire libyen émergerait des négociations actuellement menées par l'Onu. En cas de succès de ces négociations, Federica Mogherini a évoqué l'idée que l'UE envoie une mission en Libye pour surveiller un cessez-le-feu ou protéger les aéroports. Elle a également suggéré que des navires de l'UE contribuent à faire respecter un embargo sur les armes dans ce pays, où le groupe radical sunnite Etat islamique a établi une présence récemment. Les diplomates de plusieurs Etats membres mettent en garde cependant contre toute décision précipitée. --- RIO DE JANEIRO - Plus d'un million de personnes ont défilé hier dans plusieurs villes du Brésil pour protester contre la dégradation de la situation économique du pays et demander une destitution de la présidente Dilma Rousseff en raison du scandale de corruption présumée autour de la compagnie pétrolière publique Petrobras. --- PARIS - Des milliers de professionnels de la santé libéraux ont manifesté hier à Paris contre le projet de loi santé de Marisol Touraine et sa mesure phare, la généralisation du tiers payant qui dispense les patients d'avance de frais médicaux. La ministre, qui a reçu une délégation de leurs organisations en fin de journée, a confirmé la mise en oeuvre du tiers payant généralisé d'ici fin 2017 en rappelant qu'elle s'accompagnerait d'une garantie de paiements des médecins. A deux jours du début de l'examen du projet en commission à l'Assemblée nationale, elle a annoncé en outre avoir déposé des amendements à son texte répondant à des préoccupations des manifestants. --- PARIS - Un peu plus de deux mois après la prise d'otages sanglante d'Amedy Coulibaly, le magasin Hyper Cacher de la porte de Vincennes, à Paris, a rouvert ses portes hier en présence du ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve. --- RENNES - Les deux policiers mis en cause après la mort accidentelle de deux adolescents à Clichy-sous-Bois en 2005, qui avait embrasé les banlieues françaises, comparaissent à partir d'aujourd'hui devant le tribunal correctionnel de Rennes pour non-assistance à personnes en danger. Ce procès, prévu sur cinq jours, intervient après un marathon judiciaire et le renvoi de l'affaire devant un tribunal décidé en 2013 par la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Rennes, à la suite de l'annulation par la Cour de cassation d'un non-lieu rendu au profit des deux fonctionnaires. Les prévenus, un gardien de la paix présent sur le terrain et une policière stagiaire qui assurait ce soir-là la permanence du standard téléphonique, encourent une peine maximale de cinq ans d'emprisonnement et 75.000 euros d'amende.

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