RESUME DE L'ACTUALITE A 03h00 GMT (15/01)

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DUBAI - Al Qaïda au Yémen a revendiqué hier l'attentat commis mercredi dernier par Saïd et Chérif Kouachi contre l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo et explique qu'il s'agit d'un acte de vengeance pour insulte au prophète Mahomet, selon une vidéo diffusée sur YouTube. "En ce qui concerne la sainte Bataille de Paris, nous, l'Organisation d'Al Qaïda du Djihad dans la péninsule arabique revendiquons la responsabilité pour cette opération comme vengeance pour le messager de Dieu", déclare Nasser bin Ali al Ansi, de la branche yéménite d'Aqpa. Il ajoute que les frères Kouachi avaient pour instruction d'attaquer le magazine. PARIS - Les attentats djihadistes de Paris ont incité François Hollande à revoir le rythme de réduction des effectifs des forces armées pour faire face à la menace. Le président français a présenté hier ses voeux aux forces armées sur le porte-avions Charles de Gaulle, reprenant dans la solennité une séquence de voeux interrompue mercredi dernier par le premier des trois attaques qui ont fait 17 morts en France. Il a annoncé devant les marins et les aviateurs son intention de revoir la baisse prévue des effectifs militaires -- 33.675 postes sur la période 2014-2019. "La situation exceptionnelle que nous connaissons doit conduire à revenir sur le rythme de réduction des effectifs qui avait été programmé pour les trois prochaines années dans le cadre de la loi de programmation militaire", a dit le chef de l'Etat lors de ses voeux aux armées à bord du porte-avions Charles de Gaulle, au large de Toulon. PARIS - Les marchands de journaux ont été pris d'assaut dès les premières heures, hier en France, par des lecteurs en quête du numéro spécial de Charlie Hebdo, rédigé par les survivants de la rédaction de l'hebdomadaire satirique décimée il y a tout juste une semaine par deux tueurs, Saïd et Chérif Kouachi. Bien avant 7h00, ce n°1178 était pratiquement épuisé à Paris, où de longues files d'attente étaient visibles devant les kiosques, mais aussi en province, alors qu'environ 700.000 exemplaires avaient été mis en place initialement. Les MLP (Messageries lyonnaises de presse) avaient programmé la distribution d'un million de Charlie mercredi, de deux autres jeudi et vendredi. Mais selon leur porte-parole, deux millions de plus sont désormais prévus ce week-end et la semaine à venir. LE CAIRE/ISTANBUL - Des responsables religieux musulmans du Proche-Orient qui ont condamné la semaine dernière la tuerie à Charlie Hebdo ont critiqué la décision de l'hebdomadaire satirique français de publier aujourd'hui de nouveaux dessins du prophète Mahomet. De tels dessins "alimentent les sentiments de haine et de ressentiment dans le peuple" et marquent un "mépris" des convictions des musulmans, a estimé le grand mufti de Jérusalem, Mohammed Hussein, dans un communiqué. PARIS - Les enquêteurs recherchent toujours un ou plusieurs complices d'Amedy Coulibaly, a-t-on appris hier de source policière. Ils cherchent en particulier à identifier le propriétaire d'une moto dont les clés ont été retrouvées dans une planque du djihadiste français samedi soir à Gentilly (Val-de-Marne). Selon Le Parisien, cet homme connu des services de police, notamment pour des affaires liées au banditisme, pourrait correspondre au mystérieux tireur qui a pris pour cible un joggeur, le 7 janvier à Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine), non loin du domicile d'Amedy Coulibaly. PARIS - Plus de cinquante procédures pour apologie du terrorisme ou menaces verbales d'actions terroristes ont été ouvertes en France depuis l'attentat visant Charlie Hebdo il y a une semaine, a-t-on appris hier auprès du ministère de la Justice. Parallèlement, plus de 200 incidents sont survenus le 8 janvier dans les écoles, les collèges et les lycées lors de la minute de silence observées en hommage aux victimes de l'attentat survenu la veille à Charlie Hebdo. Quarante cas graves ont été transmis aux services de police et de justice, a précisé la ministre de l'Education, Najat Vallaud-Belkacem. PARIS - Le polémiste Dieudonné répondra devant le tribunal correctionnel de faits d'apologie d'actes de terrorisme en raison d'un message sur les attentats qui ont fait 17 morts en France la semaine dernière, a-t-on appris hier de source judiciaire. Le parquet de Paris a décidé de le convoquer à une date qui n'a pas été encore communiquée à l'issue de sa garde à vue. --- WASHINGTON - Un homme soupçonné de préparer une attaque contre le Capitole à Washington a été arrêté hier dans l'Ohio, montrent des documents judiciaires. Le suspect avait effectué des recherches sur la construction de bombes artisanales, acheté une arme à feu et 600 cartouches et préparé son voyage à Washington pour mettre son plan à exécution, mais ses projets ont été déjoués par un agent du FBI. --- BAGDAD - L'Irak demande aux Etats-Unis d'en faire plus pour lutter contre le groupe djihadiste Etat islamique (EI), a déclaré hier le président du parlement de Bagdad, Selim al Djabouri. Le message a été transmis mardi à l'envoyé spécial de Barack Obama dans la région, le général à la retraite John Allen. "Le soutien international n'est pas convaincant jusqu'à présent, c'est notre sentiment", a expliqué Selim al Djabouri dans une interview à Reuters. "On voit une participation ici ou là mais ce n'est pas suffisant face à la situation très difficile que nous traversons." --- GENEVE - Le secrétaire d'Etat américain John Kerry et le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif ont eu hier à Genève plusieurs heures de discussions intensives sur le contentieux nucléaire iranien. Arrivés en début de matinée, les deux hommes, accompagnés de leurs conseillers, ont enchaîné pendant cinq heures environ une série de rencontres sur un vaste éventail de sujets, a dit un haut fonctionnaire du département d'Etat. --- ROME - Le président Giorgio Napolitano a présenté hier sa démission, après neuf ans à la tête de l'Etat italien, un départ qui va contraindre le président du Conseil, Matteo Renzi, à des négociations délicates pour lui trouver un successeur. Giorgio Napolitano, âgé de 89 ans, avait depuis longtemps laissé entendre qu'il quitterait ses fonctions avant la fin de son second mandat de sept ans. Dans ses voeux au pays, le 31 décembre, il avait expliqué que son âge rendait de plus en plus difficile l'exercice de ses fonctions. Le nouveau président sera élu à bulletins secrets lors d'une séance plénière des deux chambres du parlement et de représentants des régions, dans le cadre d'une procédure complexe à plusieurs tours. Le premier aura lieu le 29 janvier. --- MADHU, Sri Lanka - Le pape François a prôné le pardon dans une ancienne zone de combats du nord du Sri Lanka, près de six ans après la fin de la guerre civile qui a fait 100.000 morts. S'exprimant devant des dizaines de milliers de fidèles rassemblés autour du sanctuaire marial de Madhu, qui avait été bombardé durant la guerre, il a dénoncé la guerre qui a pendant un quart de siècle "déchiré le coeur du Sri Lanka" et a souligné la nécessité pour les religions de travailler ensemble afin de cicatriser les blessures. --- N'DJAMENA - Le Tchad s'est dit prêt hier à aider le Cameroun à combattre les djihadistes de Boko Haram venus du Nigeria, en réponse à un appel du président camerounais Paul Biya pour une intervention militaire internationale contre la secte islamiste. Le nord du Cameroun est régulièrement attaqué par les membres de Boko Haram, qui ont tué au début du mois des centaines de civils en s'emparant d'une base militaire à Baga, dans le nord-est du Nigeria. Cette base devait accueillir une force commune anti-Boko Haram constituée par le Nigeria, le Tchad, le Niger et le Cameroun. --- PARIS - Le patron de la fédération CGT de la métallurgie, Philippe Martinez, n'a laissé aucun doute, hier, quant à sa volonté de succéder à Thierry Lepaon à la tête de la première centrale syndicale française et d'y imprimer sa marque, malgré un désaveu infligé la veille par le "parlement" de l'organisation. Le comité confédéral national (CCN), "parlement" de la CGT, a mis en échec mardi la tentative du secrétaire général sortant de garder la main sur la composition d'une nouvelle direction : le nouveau bureau proposé par Thierry Lepaon, qui a fait de Philippe Martinez son favori pour sa succession, n'a pas obtenu les deux tiers des voix requis. Le numéro un de la fédération de la métallurgie a dit en revanche avoir été chargé, lors d'un deuxième vote et à la quasi-unanimité, de former une nouvelle équipe dirigeante d'ici le prochain CCN. --- PARIS - Les négociations sur la modernisation du dialogue social sont entrées hier dans leur dernière ligne droite après plus d'un mois d'interruption, sur fond de crise de la CGT, de divisions du patronat mais également dans le sillage des attentats de la semaine dernière, qui en renforcent le sentiment d'urgence. Un des enjeux de ces négociations est de renforcer la capacité des partenaires sociaux à conclure des accords au niveau des entreprises, par exemple sur l'organisation du travail, tout en simplifiant les modalités de représentation des salariés, jugées trop contraignantes par le patronat. Le gouvernement et le Medef, principale organisation patronale française, y voient une chance d'améliorer la compétitivité des entreprises. Les syndicats insistent pour leur part notamment sur la nécessité d'étendre à l'ensemble des sociétés, quelle que soit leur taille, la représentation des salariés. --- TOULOUSE - Le gendarme à l'origine du tir de grenade qui a tué le militant écologiste Rémi Fraisse lors d'une manifestation contre le projet de barrage de Sivens dans le Tarn, fin octobre 2014, est sorti libre de garde à vue hier, a annoncé le parquet de Toulouse. Le parquet de Toulouse avait ouvert une information judiciaire pour "violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner" trois jours après la mort du militant de 21 ans.

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