RESUME DE L'ACTUALITE A 03h00 GMT (14/02)

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    MUNICH - Moscou a semé le doute hier sur l'accord de 
"cessation des hostilités" conclu par le Groupe international de 
soutien à la Syrie (GISS) auquel elle appartient, tandis que les 
forces gouvernementales soutenues par l'aviation russe gagnaient 
à nouveau du terrain autour d'Alep, dans le Nord, et vers Rakka, 
fief de l'organisation Etat islamique (EI) dans l'Est.  
    Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a évaluées à 
49% les chances de succès de l'accord de Munich. 
    Il ne s'agit pas d'un cessez-le-feu dans la mesure où ni les 
insurgés ni les forces gouvernementales ne l'ont signé. Dans un 
entretien accordé jeudi à l'AFP, Bachar al Assad a même affiché 
sa détermination à reprendre le contrôle de l'intégralité du 
territoire syrien.  
    Outre la trêve censée entrer en vigueur d'ici une semaine, 
l'accord adopté dans la nuit de jeudi à vendredi à Munich 
prévoit aussi l'acheminement d'aide humanitaire mais aussi la 
poursuite de la lutte contre les mouvements djihadistes, ce qui, 
aux yeux de Damas et de Moscou, justifie celle des offensives en 
cours.  
    Manuel Valls, chef du gouvernement français, et le 
secrétaire d'Etat américain John Kerry, qui assistent à Munich à 
la conférence annuelle sur la sécurité internationale, ont tous 
deux réclamé l'arrêt des bombardements russes dans les zones 
civiles. 
    "Il n'y a pas de preuve de bombardements russes contre les 
civils, même si tout le monde nous en accuse", leur a répondu le 
Premier ministre russe, Dmitri Medvedev.  
    Les forces gouvernementales ont néanmoins poussé leur 
avantage et se trouvent désormais aux portes de la province de 
Rakka, dans l'Est, dont elles ont été chassées en 2014 par les 
djihadistes de l'Etat islamique (EI), rapporte l'Observatoire 
syrien des droits de l'homme (OSDH).  
    Elles chercheraient ainsi à prévenir une intervention au sol 
de l'Arabie saoudite contre l'EI, qui a fait de Rakka la 
"capitale" de son califat. 
 
    MUNICH - L'Europe connaîtra d'autres attaques terroristes 
d'ampleur, a prévenu hier le Premier ministre français, Manuel 
Valls. "Nous avons changé d'époque, nous avons changé de monde", 
a-t-il déclaré lors d'une conférence sur la sécurité, à Munich. 
"Nous devons cette vérité à nos peuples : il y aura d'autres 
attaques, des attaques d'ampleur", a-t-il ajouté, évoquant un 
"hyperterrorisme" qui s'inscrit dans la durée. 
     
    ANKARA/ISTANBUL - L'armée turque a bombardé hier des 
positions kurdes dans le nord de la Syrie, à proximité de la 
frontière avec la Turquie, a confirmé le Premier ministre truc 
Ahmet Davutoglu. 
    "Nous riposterons à chaque avancée. Les (milices kurdes des 
Unités de protection du peuple) YPG se retireront immédiatement 
d'Azaz et des alentours et ne s'en approcheront plus", a-t-il 
dit à la presse. 
    Azaz se trouve à moins de dix kilomètres de la frontière 
syrienne. 
    Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), 
des tirs turcs ont notamment visé la base aérienne de Menagh, à 
quelques kilomètres au sud d'Azaz, que des miliciens kurdes des 
Unités de protection du peuple (YPG), soutenus par le Parti 
kurde de l'Union démocratique (PYD), ont prise récemment à 
d'autres insurgés syriens. 
    Un responsable kurde a confirmé le bombardement de la base 
mais a précisé qu'elle avait été prise par le Djaïch al Thouwwar 
(Armée des rebelles), qui fait partie des Forces démocratiques 
syriennes, une alliance de groupes armés arabes et kurdes à 
laquelle appartiennent également les YPG. 
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    MAGDEBOURG, Allemagne - Angela Merkel a invité les Allemands 
à faire preuve de patience face à la crise migratoire qui 
suscite un mécontentement croissant dans les rangs 
conservateurs, à trois mois d'une série d'élections régionales.  
    La politique de la chancelière, qui a décidé d'accueillir 
les demandeurs d'asile, lui a valu une forte baisse de sa 
popularité, mais l'Union chrétienne démocrate (CDU), dont elle 
est issue, et son aile bavaroise (CSU) restent en tête des 
intentions de vote.  
    "Je sais que les gens sont impatients et veulent des 
réponses, mais les réponses rapides sont souvent erronées", 
a-t-elle déclaré lors d'un rassemblement à Magdebourg, capitale 
du Land de Saxe-Anhalt, pour le lancement de la campagne des 
régionales du 13 mars prochain. Des scrutins régionaux auront 
lieu le même jour dans les länder du Bade-Wurtemberg et de 
Rhénanie-Palatinat. 
    En Saxe-Anhalt, Alternative pour l'Allemagne (AfD) qui 
milite contre l'accueil des demandeurs d'asile, est créditée de 
15% des intentions de vote.    
     
    De son côté, la FRANCE a plaidé à nouveau, par la voix de 
Manuel Valls, en faveur d'une diminution du flux de réfugiés 
arrivant en Europe grâce à l'application des mesures décidées 
par les Européens et une issue politique en Syrie. 
    "L'Europe, la France, mais aussi l'Allemagne, l'Europe ne 
peut pas accueillir davantage de réfugiés, ne pourra pas 
accueillir tous les réfugiés", a-t-il dit. 
    Manuel Valls avait déclaré jeudi devant quelques 
journalistes que la France n'était "pas favorable" à une 
augmentation du nombre de réfugiés devant être relocalisés dans 
des pays européens, au-delà des 160.000 déjà prévus, dont 30.000 
en France, ou à la pérennisation de ce mécanisme de répartition. 
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    WASHINGTON - Antonin Scalia, l'un des juges les plus 
conservateurs des neuf qui composent la Cour suprême des 
Etats-Unis, est mort hier à l'âge de 79 ans au Texas, ce qui 
annonce une bataille politique entre Barack Obama et le Sénat, à 
majorité républicaine, sur l'identité de celui ou de celle qui 
le remplacera à quelques mois de l'élection présidentielle 
américaine. 
    "Au nom des juges de la Cour, j'ai la tristesse de vous 
annoncer que notre collège, le juge Antonin Scalia, s'est 
éteint", écrit le président de la Cour, John Roberts, dans un 
communiqué, saluant la mémoire d'"une personnalité et d'un 
juriste extraordinaire, admiré et chéri par ses collègues". 
    Dans un communiqué diffusé un peu plus tôt, le gouverneur du 
Texas, Greg Abbott, avait confirmé l'information révélée par le 
San Antonio Express-News, qui a écrit qu'Antonin Scalia est mort 
de causes naturelles lors d'un séjour dans une villégiature de 
luxe dans l'ouest du Texas. 
    Barack Obama, qui est actuellement en Californie a exprimé 
ses condoléances et annoncé son intention de s'acquitter de sa 
responsabilité constitutionnelle de nommer un juge à la Cour 
suprême pour remplir le poste laissé vacant par la mort 
d'Antonin Scalla. 
    S'exprimant devant des journalistes, le président américain 
a salué le legs d'Antonin Scalla, mais n'a donné aucune 
indication sur qui il nommerait pour le remplacer, ajoutant que 
la nomination interviendrait en temps voulu. 
    La volonté affichée par Barack Obama de nommer un nouveau 
juge à la Cour suprême est contestée par nombre de dirigeants 
républicains, dont le chef de file du parti au Sénat Mitch 
McConnell. 
    Barack Obama pourrait faire basculer à gauche la Cour 
suprême -- désormais composée de quatre conservateurs et de 
quatre libéraux avec la mort d'Antonin Scalla -- s'il réussit à 
faire nommer le candidat de son choix. 
    Les juges de la Cour suprême sont nommés par le président 
des Etats-Unis avec l'accord du Sénat. 
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    MEXICO - Le pape François, au premier jour de sa visite 
apostolique au Mexique, a lancé hier un appel à la lutte contre 
la corruption et les trafics de drogue et exhorté les évêques 
mexicains à venir en aide aux migrants. 
    Les dirigeants mexicains, a souligné le souverain pontife, 
ont un "devoir particulier" face à la corruption et à la 
violence. 
    Le Mexique occupe la 95e place sur 168 pays dans le 
classement de la perception de la corruption établi par 
l'organisation Transparency International. Plus de 100.000 
personnes ont été tuées depuis dix ans dans la guerre entre 
narcotrafiquants et entre les cartels de la drogue et les forces 
de l'ordre. Vingt-six mille autres personnes sont portées 
disparues. 
    "L'expérience nous apprend que, chaque fois que nous 
cherchons la voie des privilèges ou des bénéfices pour 
quelques-uns au détriment du bien pour tous, la société devient 
tôt ou tard le terreau de la corruption, du trafic de drogue, de 
l'exclusion des cultures différentes, de la violence et aussi du 
trafic d'être humains, des enlèvements et de la mort", a-t-il 
déclaré. 
    De la frontière américaine jusqu'au Sud indien, François va 
visiter certaines des régions les plus déshéritées et les plus 
violentes du pays. A Mexico, il doit célébrer dans la journée 
une messe dans la basilique Notre-Dame de Guadalupe, sainte 
patronne du pays, devant plusieurs centaines de milliers de 
personnes.     
     
    LA HAVANE - Le pape François et le patriarche Cyrille, chef 
de l'Eglise orthodoxe russe, ont appelé vendredi à Cuba la 
communauté internationale à agir pour mettre fin à la 
persécution des chrétiens au Proche-Orient. 
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    PARIS - L'ancien ministre de l'Education Luc Chatel a été 
élu hier président du Conseil national du parti Les Républicains 
(LR), le "Parlement" de la formation de droite, succédant à 
Jean-Pierre Raffarin. 
    Luc Chatel, qui avait le soutien de Nicolas Sarkozy, a 
recueilli 55,3% des suffrages du parlement du parti contre 44,7% 
à Michelle Alliot-Marie. 
    Nicolas Sarkozy, le président du parti, a défendu la 
nécessité pour Les Républicains de porter un projet sans 
attendre que les candidats aux primaires "daignent nous proposer 
leurs idées". "Un parti politique sans projet n'est pas un parti 
politique, c'est un club de supporters", a-t-il déclaré. 
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    BORDEAUX - Le chauffeur du camion-benne impliqué dans 
l'accident d'un bus scolaire qui a fait six morts jeudi à 
Rochefort, en Charente-Maritime a été mis en examen pour 
"homicides et blessures involontaires", a annoncé hier la 
procureure de La Rochelle, Isabelle Pagenelle, lors d'une 
conférence de presse.  
     Les six victimes étaient des garçons âgés de 16 à 19 ans. 
L'accident a fait également deux blessés.     
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    MARSEILLE - Un commando de plusieurs individus a braqué dans 
la nuit de vendredi à samedi la salle de jeux du casino 
d'Aix-en-Provence, dans les Bouches-du-Rhône, avant de prendre 
la fuite en possession d'un butin non précisé, a-t-on appris de 
source proche de la police. 
    Plusieurs centaines de clients étaient encore présents sur 
les lieux, cette nuit vers deux heures du matin, au moment de 
l'attaque, perpétrée à l'aide d'armes automatique de type 
Kalachnikov. L'établissement est géré par le groupe Partouche. 
 
 
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