RESUME DE L'ACTUALITE A 03h00 GMT (14/01)

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PARIS - La France, qui a vécu hier une journée de recueillement en mémoire des familles des victimes des attentats de la semaine dernière, doit se préparer à une "guerre" contre le terrorisme et l'islamisme radical, a dit le Premier ministre Manuel Valls. A l'Assemblée nationale, après une Marseillaise chantée à l'unisson, une première depuis la victoire contre l'Allemagne en 1918, Manuel Valls a prononcé un discours sur les réponses à apporter aux tueries qui ont fait 17 victimes. "Oui, la France est en guerre contre le terrorisme, le djihadisme et l'islamisme radical", a-t-il dit devant un hémicycle qui, à droite comme à gauche, l'a applaudi. Manuel Valls s'est engagé à un renforcement "exceptionnel" des mesures de renseignement et de surveillance de la mouvance djihadiste, sans précipitation. (voir l'encadré ID:nL6N0US3V2 ) Mais le Premier ministre a surtout prôné un examen de conscience de la classe politique et des représentants du culte musulman sur les "les échecs de l'intégration" et les dérives islamistes, les agresseurs de Charlie Hebdo et d'une supérette juive ayant revendiqué leurs liens avec la mouvance djihadiste. "Je ne veux plus que dans notre pays il y ait des juifs qui puissent avoir peur et je ne veux pas qu'il y ait des musulmans qui aient honte", a-t-il lancé devant les députés. La journée avait commencé par l'hommage rendu par François Hollande aux trois policiers "morts pour que nous puissions vivre libres" qui ont été décorés à titre posthume des insignes de la Légion d'honneur. En même temps avaient lieu à Jérusalem les funérailles des quatre victimes juives de la prise d'otages de vendredi dans un supermarché casher de Paris. PARIS - Les députés français ont donné hier, par 488 voix contre une, leur feu vert à la prolongation de l'intervention des forces françaises en Irak. Le Sénat a approuvé à son tour dans la soirée cette prolongation par 327 voix contre zéro, le groupe Front de gauche s'étant abstenu comme il l'avait fait à l'Assemblée nationale. PARIS - Une caricature du prophète Mahomet avec les mots "tout est pardonné" fera la "une" du prochain numéro de Charlie Hebdo qui paraîtra demain avec un tirage exceptionnel, une semaine après l'attentat sanglant contre l'hebdomadaire satirique. Le prophète, dont le visage n'est en principe pas représenté chez les musulmans, occupe toute la une du journal. Il apparaît sous les traits d'un homme barbu aux gros yeux, turban blanc sur la tête. La larme à l'oeil, il porte une pancarte avec l'inscription "Je suis Charlie". Le fond est vert, couleur de l'islam. Le dessin est signé du dessinateur Luz. Le nouveau numéro sera imprimé à un million d'exemplaires et traduit en 16 langues. LE CAIRE - Le grand mufti d'Egypte, Chaouki Allam, estime que la publication d'une nouvelle caricature montrant Mahomet, en "une" de la prochaine édition de Charlie Hebdo, équivaut à un acte raciste qui va inciter à la haine et semer le trouble parmi les musulmans du monde entier. BERLIN - Au lendemain de la manifestation record à Dresde contre l'islam, la chancelière allemande Angela Merkel a déclaré hier que son gouvernement ferait tout pour lutter contre l'intolérance, la xénophobie et les discriminations. Près de 25.000 personnes ont manifesté lundi soir à Dresde à l'appel du Pegida, le mouvement des Européens patriotes contre l'islamisation de l'Occident qui réclame depuis plusieurs semaines un durcissement de la politique d'immigration et la fin du multiculturalisme en Allemagne. LONDRES - Entre 3.000 et 5.000 Européens ont rallié les groupes djihadistes en Syrie et constituent pour l'Europe une menace sans précédent depuis les attentats du 11 septembre 2001, a déclaré hier le directeur de l'Office européen de police (Europol), Rob Wainwright. "Il s'agit certainement de la plus grave menace terroriste à laquelle l'Europe ait été confrontée depuis le 11-Septembre", a-t-il dit devant la commission des Affaires intérieures du Parlement britannique. --- DAKAR/NIAMEY - Vingt mille Nigérians ont fui au Tchad, au Niger et au Cameroun au cours des deux dernières semaines après une vague d'attaques des islamistes de Boko Haram contre des villes et villages du nord du Nigeria. Amnesty International juge possible que les combattants de la secte sunnite aient tué jusqu'à 2.000 personnes autour du 3 janvier dans la région de Baga. L'armée nigériane a donné lundi un bilan d'au moins 150 morts, y compris des activistes. Le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) estime qu'au cours des dix derniers jours, 6.000 Nigérians ont trouvé refuge au Cameroun, à l'est, et 1.500 autres au Niger, au nord. Selon le gouvernement camerounais, au moins 143 combattants de Boko Haram ont été tués hier dans une attaque contre un camp de l'armée près de la ville de Kolofata, dans le nord du Cameroun. --- KIEV - Onze personnes ont été tuées et une dizaine d'autres blessées quand leur autocar a été pris pour cible hier dans le sud-est de l'Ukraine, ont annoncé les autorités régionales, tandis que les combats s'intensifiaient plus au nord, autour de l'aéroport de Donetsk. Le véhicule qui transportait des civils a été touché près de la ville de Volnovakha, à une soixantaine de kilomètres au sud de Donetsk, la principale ville du Donbass tenue par les séparatistes pro-russes. BERLIN/MOSCOU - Le sommet à quatre réunissant la France, l'Allemagne, la Russie et l'Ukraine qui devait se tenir demain à Astana, la capitale du Kazakhstan, n'aura pas lieu en raison de l'absence de progrès dans la mise en oeuvre d'un cessez-le-feu dans la région du Donbass. Le président ukrainien Petro Porochenko avait invité les dirigeants français, allemand et russe à cette réunion au sommet pour tenter de trouver les moyens d'appliquer le protocole de Minsk adopté en septembre dernier. --- DJAKARTA - L'enregistreur des conversations du cockpit de l'Airbus d'AirAsia qui s'est abîmé en mer de Java le 28 décembre avec 162 personnes à bord a été récupéré, a confirmé hier un membre de l'équipe chargée de l'enquête. Selon la chaîne de télévision indonésienne MetroTV, il a été retrouvé dans le même secteur que l'enregistreur des paramètres de vol, repêché la veille, et se trouve désormais à bord d'un bâtiment de la marine indonésienne qui doit l'acheminer à Djakarta, où son contenu sera analysé. Parti de Surabaya, deuxième ville d'Indonésie, le 28 décembre à destination de Singapour, le vol QZ8501 a disparu des écrans radar un peu avant la mi-chemin. --- COLOMBO - Le pape François est arrivé hier au Sri Lanka pour une visite consacrée à la promotion du dialogue interreligieux, un thème fort dans ce pays qui se remet d'une longue guerre civile et qui a été brutalement relancé à l'échelle mondiale par les attentats de la semaine dernière à Paris. A sa descente d'avion, le souverain pontife a semblé plaider pour la formation d'une commission d'enquête sur le conflit séparatiste dont l'île est sortie en 2009. C'est l'une des promesses du chef de file de l'opposition, Maithripala Sirinesa, élu jeudi à la présidence. --- GENEVE - Les Nations unies ont annoncé que les négociations visant à mettre fin aux combats entre factions rivales en Libye s'ouvriraient aujourd'hui à Genève. Quelques heures auparavant, les forces de l'"Aube libyenne", qui tiennent la capitale Tripoli depuis août, avaient pourtant annoncé qu'elles repoussaient à dimanche leur décision sur leur participation à ces négociations, organisées par l'envoyé spécial de l'Onu, Bernardino Leone. --- LE CAIRE - La Cour de cassation égyptienne a ordonné hier la tenue d'un nouveau procès de l'ancien président Hosni Moubarak dans une affaire de détournement de fonds, ce qui pourrait constituer l'une des dernières étapes judiciaires avant sa libération. Moubarak, détenu dans un hôpital militaire du Caire, avait été condamné en mai à trois années d'emprisonnement pour détournement de fonds publics qui avaient été employés à la rénovation d'une résidence de famille. La haute juridiction a cassé cette décision et ordonné un nouveau procès, dernière procédure pénale visant l'ex-raïs. --- PARIS - Le secrétaire général démissionnaire de la CGT a échoué hier dans sa tentative d'imposer une nouvelle équipe dirigeante, rejetée par le "parlement" de la centrale syndicale, le comité confédéral national (CCN). Le numéro un de la fédération CGT de la métallurgie, Philippe Martinez, et neuf autres dirigeants, proposés par Thierry Lepaon pour lui succéder à la tête de la centrale syndicale et constituer un nouveau bureau confédéral, n'ont pas obtenu la majorité des deux tiers requise. Selon la CGT, ils ont recueilli 57,5% voix pour, 41,5% voix contre et 1,0% d'abstentions.

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