RESUME DE L'ACTUALITE A 03h00 GMT (13/03)

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    PARIS - Les syndicats réformistes, sur lesquels le 
gouvernement compte pour appuyer une réforme du Code du travail 
très controversée, ont affiché hier leur détermination à obtenir 
des concessions, faute de quoi ils accentueront la mobilisation 
contre le projet. 
    Les syndicats réformistes de salariés et d'étudiants - CFDT, 
CFE-CGC, CFTC, FAGE et Unsa - ont mené des actions dans 
plusieurs villes comme Paris, Nice et Toulouse, pour faire 
connaître leurs contre-propositions. 
    Ils souhaitent que le Premier ministre Manuel Valls, qui 
réunira lundi les partenaires sociaux pour leur annoncer les 
points sur lesquels il est prêt à amender le texte, y apporte 
des améliorations importantes mais ils ne demandent pas son 
retrait pur et simple, contrairement à des centrales comme la 
CGT et FO, et à la majorité des syndicats étudiants et lycéens. 
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    PARIS - Une quinzaine de dirigeants sociaux-démocrates 
européens réunis à Paris se sont engagés à prendre des 
initiatives pour réformer une Union menacée d'"effacement" par 
les crises multiples et relancer la croissance, a dit François 
Hollande.  
    Le président du Conseil italien, Matteo Renzi, le 
vice-chancelier allemand, Sigmar Gabriel et le président du 
Parlement européen, Martin Schulz, notamment, se sont retrouvés 
à l'Elysée à l'approche du Conseil européen de jeudi et vendredi 
à Bruxelles, essentiellement consacré à la crise des migrants. 
    Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, était convié à ce 
rendez-vous où les participants ont prôné une relance du projet 
européen quel que soit le résultat du référendum britannique sur 
la sortie de l'Union européenne du 23 juin ou celui des 
élections américaines, en novembre. 
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    BERLIN - A la veille d'importantes élections régionales dont 
elle risque de sortir affaiblie, la chancelière allemande Angela 
Merkel a défendu hier sa politique en matière d'immigration. La 
chancelière a pris la décision à haut risque, l'été dernier, 
d'ouvrir les frontières allemandes aux réfugiés fuyant la guerre 
en Syrie, suscitant inquiétude et mécontentement dans une partie 
de la population allemande, y compris dans son propre électorat 
conservateur, face à l'afflux de plus d'un million de demandeurs 
d'asile. 
    La question des migrants est devenue le thème central des 
élections régionales qui ont lieu dimanche dans trois Länder 
allemands, en Bade-Wurtemberg et Rhénanie-Palatinat, dans la 
partie ouest du pays, et en Saxe-Anhalt, dans la partie 
orientale. 
    Dans ce contexte, le parti anti-immigration AfD (Alternative 
pour l'Allemagne), déjà présent dans cinq des 16 Parlements 
régionaux allemands, devrait faire son entrée dans les trois 
Etats qui votent et l'Union chrétienne-démocrate (CDU) de la 
chancelière pourrait se retrouver affaiblie. 
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    BEYROUTH - Le gouvernement syrien a confirmé hier sa 
participation aux négociations de paix qui doivent s'ouvrir 
demain à Genève mais a exclu toute discussion sur le sort de 
Bachar al Assad et l'organisation d'un scrutin présidentiel. 
    Le Haut Conseil des négociations (HCN), principale coalition 
de l'opposition, a accusé Damas de torpiller ainsi les 
discussions avant même qu'elles ne commencent. 
    Le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid al 
Moualem, a souligné lors d'une conférence de presse à Damas que 
l'opposition se faisait des "illusions" si elle pensait pouvoir 
mettre sur la table à Genève l'avenir du président Assad. 
    Les rebelles, a-t-il ajouté, se trompent lourdement s'ils 
pensent "prendre à Genève le pouvoir qu'ils n'ont pas pu gagner 
par les armes sur le terrain". 
    Le chef de la diplomatie syrienne a critiqué l'émissaire des 
Nations unies, Staffan de Mistura, qui a déjà présenté un ordre 
du jour des négociations et annoncé une élection présidentielle 
en Syrie dans dix-huit mois. 
     
    BEYROUTH - Les rebelles syriens du groupe Djaïch al Nasr ont 
annoncé hier avoir abattu un avion de l'armée de l'air syrienne 
dans l'ouest de la Syrie, ce qui a été confirmé de source 
militaire. 
    L'appareil a été abattu dans la province de Hama alors qu'il 
s'apprêtait à se poser, a précisé la source militaire qui a 
dénoncé une violation du cessez-le-feu entré en vigueur le 27 
février. 
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    GAZA - Un Palestinien de dix ans et sa soeur de six ans ont 
été tués par les éclats d'un missile tiré par l'armée 
israélienne hier dans la bande de Gaza en réponse à des tirs de 
roquettes sur Israël. 
    Dans un communiqué, l'armée israélienne a déclaré que des 
frappes aériennes avaient visé quatre camps d'entraînement 
appartenant au Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, après le 
tir vendredi soir sur le sud d'Israël de quatre roquettes qui 
n'ont pas fait de victimes. 
    Selon les habitants de Beit Lahiya, dans le nord de la bande 
de Gaza, le jeune Yassine Abou Khoussa a été tué par un éclat 
qui a touché sa maison, située près d'un des camps visés. Sa 
petite soeur Israa a succombé à ses blessures à l'hôpital, a 
annoncé le porte-parole du ministère de la Santé à Gaza. 
    Il s'agit des premiers décès dans une frappe aérienne 
israélienne sur l'enclave palestinienne depuis octobre dernier. 
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    HAFR AL BATINE, Arabie Saoudite - Le secrétaire d'Etat 
américain John Kerry a évoqué hier la possibilité d'un 
cessez-le-feu au Yémen, comparable à celui qui est globalement 
respecté depuis deux semaines en Syrie, rapporte le département 
d'Etat. 
    S'exprimant à Hafr al Batine, en Arabie saoudite, où il 
rencontrait le chef de la diplomatie saoudienne Adel al 
Djoubeïr, John Kerry a déclaré que les belligérants au Yémen 
avaient accepté d'"explorer les possibilités d'une solution 
politique" au conflit. 
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    DAYTON, Ohio - Le républicain Donald Trump a accusé hier les 
partisans du démocrate Bernie Sanders d'être responsables des 
échauffourées qui ont conduit à l'annulation d'une de ses 
réunions électorales vendredi à Chicago et a qualifié le 
sénateur du Vermont de "communiste". 
    Un nouvel incident a marqué hier une réunion publique de 
l'homme d'affaires new-yorkais à l'aéroport international de 
Dayton, dans l'Ohio. Un homme a réussi à franchir les cordons de 
sécurité près de la tribune et quatre agents des services 
secrets se sont aussitôt précipités pour entourer et protéger 
Donald Trump. 
    L'homme, vêtu d'un T-shirt noir et d'un jeans, a été 
maîtrisé et emmené hors de la salle et l'orateur a pu poursuivre 
son discours. 
    Donald Trump, qui fait figure de favori pour l'investiture 
du parti républicain en vue de l'élection présidentielle de 
novembre aux Etats-Unis, poursuivait sa campagne samedi par des 
réunions dans l'Ohio et le Missouri. 
    Cinq primaires importantes doivent se tenir mardi prochain 
dans l'Ohio et l'Illinois ainsi que dans trois autres Etats. 
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    VARSOVIE - Les Polonais ont manifesté en nombre hier à 
Varsovie pour demander que le gouvernement respecte la 
Constitution, nouvelle escalade dans la confrontation entre les 
conservateurs au pouvoir et l'opposition, soutenue par l'Union 
européenne et la plus haute instance judiciaire du pays. 
    Brandissant des drapeaux aux couleurs de la Pologne et de 
l'Union européenne, les manifestants criaient : "Constitution!". 
Ils demandaient que le gouvernement reconnaisse une décision du 
Tribunal constitutionnel polonais qui a estimé illégales les 
réformes juridiques controversées du gouvernement. 
    Depuis sa large victoire aux élections législatives 
d'octobre dernier, le parti Droit et Justice (PiS) a fait voter 
une réforme de la haute cour qui augmente le quorum de juges 
requis pour prendre une décision et modifie l'ordre de passage 
des affaires examinées par le tribunal, autant de décisions qui 
paralysent selon l'opposition le travail des magistrats. 
 
 
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