RESUME DE L'ACTUALITE A 03h00 GMT (12/02)

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MINSK - Les dirigeants ukrainien, russe, français et allemand poursuivent cette nuit à Minsk des pourparlers difficiles pour tenter de s'entendre sur un plan de paix pour l'est de l'Ukraine, en proie à une violence continue. Réunis depuis 17h30 GMT dans la capitale biélorusse, tantôt entre eux, tantôt avec leurs délégations, François Hollande, Angela Merkel, Petro Porochenko et Vladimir Poutine semblent décidés à mener à bout leurs discussions visant à parvenir à une mise en oeuvre effective des accords de Minsk signés en septembre, jamais respectés sur le terrain. Signe de cette volonté, le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, a fait savoir qu'il repoussait son départ prévu pour le Brésil, première étape d'une tournée sud-américaine. En cours de discussions au palais de l'Indépendance de la capitale biélorusse, un membre de la délégation ukrainienne a évoqué la signature possible d'une déclaration commune soutenant l'intégrité territoriale et la souveraineté de l'Ukraine. Un document séparé pourrait selon lui être également préparé par le "groupe de contact" constitué de la Russie, de l'Ukraine et de l'OSCE (Organisation pour la coopération et la sécurité en Europe) pour confirmer la mise en oeuvre du protocole de Minsk, signé en septembre dernier, y compris par les séparatistes pro-russes, et prévoyant un cessez-le-feu. Kiev a annoncé que 19 de ses soldats avaient été tués et 78 blessés en une journée lors des assauts menés par les rebelles pro-russes près de la ville stratégique de Debaltseve, entre Donetsk et Louhansk. C'est l'un des bilans les plus lourds subis par l'armée gouvernementale en neuf mois de guerre. L'Ukraine est prête à instaurer la loi martiale sur tout le territoire national en cas d'escalade du conflit, a averti le président ukrainien Petro Porochenko. --- BRUXELLES - Les ministres des Finances de la zone euro et la Grèce ont dressé le constat de leur incapacité à s'entendre ne serait-ce que sur une déclaration commune à l'issue d'une réunion exceptionnelle de l'Eurogroupe, hier à Bruxelles, et se sont donnés rendez-vous lundi pour tenter de parvenir à un accord. La réunion, qui a duré sept heures, a fourni à chacun des participants l'occasion de défendre son point de vue, notamment sur la question épineuse de l'extension du plan d'aide internationale à la Grèce, mais elle n'a comme prévu pas permis de rapprocher suffisamment les positions, a admis le président de l'Eurogroupe. "Nous avons étudié un certain nombre de sujets, dont l'un était l'actuel programme (d'aide internationale)", a déclaré Jeroen Dijsselbloem au cours d'une conférence de presse tenue cette nuit. "Nous avons parlé de la possibilité d'une extension. Pour certains d'entre nous, il est évident que ce serait la meilleure solution mais nous ne sommes pas encore parvenus à un accord à ce sujet. Il nous faut un peu plus de temps", a-t-il ajouté. Le ministre grec des Finances Yanis Varoufakis a dit de son côté avoir exposé à ses partenaires européens les raisons pour lesquelles le plan d'aide actuel ne fonctionne pas. Il a ajouté ne pas avoir demandé d'extension de celui-ci, conformément à l'engagement pris par le Premier ministre Alexis Tsipras. Se disant toujours prêt à coopérer avec l'Union européenne (UE), la Banque centrale européenne (BCE) et le Fonds monétaire international (FMI), Yanis Varoufakis a néanmoins émis le souhait qu'un accord puisse être conclu dès lundi, lors de la réunion mensuelle de l'Eurogroupe à Bruxelles. --- WASHINGTON - Le président américain Barack Obama a demandé hier au Congrès l'autorisation d'employer la force contre l'Etat islamique tout en limitant l'ampleur et la durée de telles opérations. Sa requête doit être approuvée par la Chambre des représentants et par le Sénat, où de vifs débats sont attendus, les républicains jugeant la politique d'Obama trop timorée face aux djihadistes. Le plan élaboré par la Maison blanche ne prévoit pas d'autoriser "des opérations de combat de grande ampleur sur le terrain sur le long terme", comme ce fut le cas en Irak et en Afghanistan. Il permet toutefois d'envoyer des soldats pour certaines opérations au sol telles que la récupération de prisonniers ou d'envoyer des membres des forces spéciales. --- BEYROUTH/AMMAN - Les forces syriennes et leurs alliés du Hezbollah ont repris hier plusieurs positions aux rebelles dans le sud du pays, où ils mènent une offensive d'envergure. Plusieurs villages et collines sont ainsi repassés dans le camp gouvernemental à l'issue d'opérations supervisées par le mouvement chiite libanais, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), organisation proche de l'opposition qui dresse un bilan quotidien du conflit. --- N'DJAMENA - Les islamistes de la secte nigériane Boko Haram ont attaqué hier des positions de l'armée tchadienne à Gambaru, dans le nord-est du Nigeria, et ont été repoussés, apprend-on de source militaire tchadienne. Treize combattants du mouvement et 11 soldats tchadiens ont été tués, selon l'état-major à N'Djamena qui précise que 11 des 14 véhicules des assaillants ont été détruits. --- ANVERS, Belgique - Le chef du groupe salafiste Sharia4Belgium, Fouad Belkacem, 32 ans, a été condamné à douze ans de prison par la justice belge pour avoir dirigé une organisation "terroriste". Sharia4Belgium, a estimé la justice lors de ce procès, le plus important jamais organisé en Belgique contre des intégristes musulmans, a convaincu des jeunes gens de partir rejoindre des groupes djihadistes au Proche-Orient. --- GROSSETO, Italie - L'ancien commandant du paquebot Costa Concordia, dont le naufrage près de l'île italienne du Giglio a fait 32 morts en janvier 2012, a été condamné hier à 16 ans de prison après avoir été notamment reconnu coupable d'homicides. Le ministère public italien avait réclamé une peine de 26 années de prison. Dans le détail, Francesco Schettino a été condamné à des peines de 10 ans de prison pour homicides, de cinq ans pour avoir provoqué le naufrage, d'une année pour avoir abandonné le navire et d'un mois pour des manquements dans l'annonce de la catastrophe. Il a encore la possibilité de faire appel du verdict. --- LILLE - Dominique Strauss-Kahn a fustigé la théorie "absurde" selon laquelle sa pratique sexuelle, plus "rude" que la moyenne, prouvait qu'il savait avoir affaire à des prostituées lors des parties fines qui lui valent d'être jugé pour proxénétisme aggravé devant le tribunal correctionnel de Lille. L'ancien directeur général du Fonds monétaire international, 65 ans, est soupçonné d'avoir été l'instigateur et le "principal bénéficiaire" de rencontres avec des professionnelles organisées entre 2008 et 2011 par ses amis du nord de la France à Paris, Bruxelles et Washington, notamment. --- PARIS - Gérald Darmanin, secrétaire général adjoint de l'UMP, s'est opposé à tout passe-droit pour Stéphane Tiki, qui s'est mis en congé de la présidence des jeunes UMP parce qu'il n'était pas en situation régulière en France. Selon le Canard enchaîné paru mercredi, Stéphane Tiki, 27 ans, de nationalité camerounaise et vivant en France depuis dix ans, n'a pas de titre de séjour. Il avait un visa étudiant depuis 2006 et a effectué une demande de naturalisation il y a un an et demi, mais son visa a expiré depuis, a-t-on expliqué à l'UMP. --- PARIS - Le trafic aérien va être perturbé à l'aéroport de Paris-Charles de Gaulle aujourd'hui et demain en raison d'un mouvement de grève des personnels d'Aéroports de Paris, a annoncé ADP. La grève est prévue de ce midi à demain midi. Des retards sont possibles aux départs et arrivées à Roissy, précise ADP dans un communiqué. Le trafic sera normal à l'aéroport d'Orly.

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