RESUME DE L'ACTUALITE A 02h20 GMT (10/09)

le
0
 
    GENEVE - Les Etats-Unis et la Russie ont salué un accord 
majeur dans la soirée à Genève pour remettre en marche le 
processus de paix en Syrie et y instaurer une trêve nationale à 
compter de lundi, au coucher du soleil. 
    Les deux pays entendent également mettre en place des 
corridors sûrs pour les opérations humanitaires et organiser à 
terme des actions coordonnées contre des groupes islamistes. 
    "Aujourd'hui, Sergueï Lavrov et moi, au nom de notre 
président et notre pays, appelons tous les acteurs syriens à 
soutenir le plan auxquels sont parvenus les Etats-Unis et la 
Russie, pour (...) mettre un terme le plus vite possible à ce 
conflit catastrophique par un processus politique", a dit le 
secrétaire d'Etat américain, John Kerry. 
    Le ministre des Affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov, a 
déclaré qu'en dépit d'une méfiance persistante, les deux camps 
ont mis au point cinq documents permettant un combat coordonné 
contre le terrorisme et une reprise de la trêve abandonnée de 
février sous une forme améliorée. 
    John Kerry a précisé que le "fondement" de l'accord résidait 
dans la promesse du régime de s'abstenir de frappes aériennes 
sur les zones rebelles, même sous le prétexte de viser les 
djihadistes de l'ancien Front al Nosra. 
    Si la trêve instaurée à compter de lundi soir tient, la 
Russie et les Etats-Unis se donnent sept jours pour préparer 
leur coopération dans des frappes contre le Front al Nosra et le 
groupe Etat islamique (EI), a-t-il ajouté. 
    Cet accord est le fruit de plus de dix heures de discussions 
à Genève entre les deux pays, émaillées ces dernières semaines 
par des désaccords sur de nombreux points techniques. 
     --- 
    PARIS - Un "commando terroriste" de jeunes femmes démantelé 
après la découverte dimanche au coeur de Paris, d'une voiture 
contenant des bonbonnes de gaz, avait pour objectif de 
"commettre un attentat", a déclaré hier le procureur de Paris. 
    Trois jeunes femmes, âgées de 39, 23 et 19 ans,  
interpellées jeudi soir à Boussy-Saint-Antoine (Essonne) dans le 
cadre d'une enquête ouverte après cette première découverte, 
projetaient une "action terroriste" "violente" et "imminente", 
a-t-il indiqué. 
    Elles voulaient commettre un attentat jeudi gare de Lyon, 
selon une source proche de l'enquête. L'ensemble des gares 
parisiennes avaient été placées, et restent sous alerte, dit une 
autre source. 
    Pour le procureur de Paris, qui a parlé de "jeunes femmes 
téléguidées par des individus se trouvant en Syrie", nouant 
leurs projets "de manière virtuelle", ces deux enquêtes prouvent 
que l'Etat islamique "entend faire des femmes des combattantes", 
après les avoir d'abord reléguées à des tâches familiales et 
domestiques. 
    Deux gardes à vue étaient toujours en cours vendredi soir en 
relation avec la voiture abandonnée retrouvée dans la nuit de 
samedi à dimanche dans le Ve arrondissement de Paris, et au 
coeur d'une "tentative d'attentat", selon François Molins. 
    En marge d'une réunion des pays du sud de l'Union européenne 
à Athènes, François Hollande a confirmé qu'un "attentat a vait  
été déjoué", sans donner plus de précisions.  
     --- 
    SEOUL - Le Conseil de sécurité de l'Onu, réuni à huis-clos 
hier à la demande des Etats-Unis, du Japon et de la Corée du 
Sud, a condamné fermement l'essai nucléaire nord-coréen et a 
annoncé se mettre immédiatement au travail pour s'accorder sur 
une résolution en conséquence. 
     Les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France ont invité 
les quinze membres du Conseil de sécurité à adopter de nouvelles 
sanctions contre Pyongyang. La Corée du Nord a annoncé avoir 
procédé à son cinquième essai nucléaire, d'une puissance sans 
précédent, et se dit désormais capable d'équiper des missiles 
balistiques d'ogives nucléaires. 
    L'explosion, qui coïncide avec le 68e anniversaire de la 
fondation de la Corée du Nord, a été plus puissante que celle 
d'Hiroshima en 1945, selon certaines estimations. Elle a été 
aussitôt condamnée par les Etats-Unis ainsi que par la Chine, 
principal allié du régime communiste de Pyongyang. 
    Sous la houlette de son dirigeant de 32 ans, Kim Jong-un, la 
Corée du Nord a accéléré ses programmes nucléaire et balistique, 
malgré les sanctions de l'Onu, qui ont été renforcées en mars. 
    Le président des Etats-Unis Barack Obama a promis de 
nouvelles sanctions à la Corée du Nord jugeant que l'essai 
nucléaire effectué par Pyongyang constitue une "grave menace" 
pour la sécurité régionale et la paix internationale.  
     --- 
    PARIS - Le président de la région autonome du Kurdistan 
irakien se dit optimiste, dans une interview au Monde publiée 
vendredi, quant à  une reprise de Mossoul à l'Etat islamique 
d'ici la fin de l'année, si un accord politique entre les Kurdes 
et Bagdad est trouvé.  
    Les troupes irakiennes et les forces kurdes, appuyées par 
les raids aériens de la coalition sous commandement américain, 
progressent depuis plusieurs semaines en direction de la ville 
située à environ 400 km au nord de Bagdad, la capitale.  
    Le général américain Joe Votel a estimé fin août que la 
ville contrôlée par l'EI depuis 2014 pourrait être reprise d'ici 
la fin de l'année, conformément à l'objectif que s'est fixé le 
Premier ministre irakien Haider al Abadi.  
    A la question de savoir s'il jugeait réalisable l'objectif 
de libérer la ville avant la fin de l'année, Massoud Barzani a 
répondu : "S'il y a un accord politique avant, oui. Nous sommes 
optimistes et nous allons faire en sorte que ce soit le cas." 
     --- 
    BAGDAD - Douze personnes ont été tuées hier soir dans un 
double attentat suicide revendiqué par le groupe djihadiste Etat 
islamique dans un centre commercial de Bagdad, la capitale 
irakienne, ont annoncé des sources policières et hospitalières. 
    Plus de 40 personnes ont été blessées dans l'attentat du 
Nakheel Mall, situé en face du ministère du Pétrole irakien, ont 
précisé ces sources. Une bombe a explosé à l'entrée du centre 
commercial, l'autre sur son parking. 
    L'organe de presse de l'organisation djihadiste, Amak, a 
annoncé en ligne que deux kamikazes, l'un d'entre eux vêtu d'une 
veste d'explosifs, le second dans une voiture, ont ciblé un 
"rassemblement de Chiites", rue Palestine, artère où se trouve 
le centre commercial. 
     --- 
    PARIS - Nicolas Sarkozy a orchestré une démonstration de 
force dans la campagne pour la primaire de la droite en faisant 
déposer plusieurs milliers de parrainages, dont ceux de 103 
parlementaires, face aux six rivaux qui sont parvenus à 
recueillir les paraphes nécessaires. 
    Au total, ce sont huit candidats des Républicains sur 12 qui 
sont présélectionnés : Nicolas Sarkozy, Alain Juppé, François 
Fillon, Bruno Le Maire, Jean-François Copé, Nathalie 
Kosciusko-Morizet et Hervé Mariton, "sauvé" in extremis par 
l'ex-UDI Jean-Christophe Fromantin, aujourd'hui sans étiquette, 
qui lui a accordé vendredi le dernier parrainage manquant pour 
faire vivre "la pluralité du débat" alors qu'il est hostile à la 
primaire. 
    Frédéric Lefebvre, un des anciens lieutenants de Nicolas 
Sarkozy, s'est rendu hier à la Haute autorité de la primaire 
pour annoncer que faute d'un nombre suffisant de parrains, 
dissuadés selon lui par des "manoeuvres" de l'ancien président, 
il se présentait en tant que président de "Nouveaux Horizons", 
un "think tank" créé en 2012, présenté comme "parti politique". 
    C'est à ce titre que Jean-Frédéric Poisson, dirigeant du 
Parti chrétien-démocrate (PCD), petite formation liée à LR, a 
été dispensé de l'étape des parrainages. 
     --- 
    PARIS - Le gouvernement français a annoncé une baisse 
d'impôt sur le revenu d'un milliard d'euros pour 2017, un geste 
supplémentaire en direction des contribuables les moins riches 
qui clôt un quinquennat compliqué sur le terrain fiscal. 
    Arrivé au pouvoir mi-2012, la majorité socialiste a sacrifié 
une partie de sa popularité en décidant des hausses d'impôts 
massives pour réduire un déficit public supérieur à 5% qui 
fragilisait la position financière et diplomatique de la France. 
    Quelques mois auparavant, une des grandes agences de 
notation avait retiré la note maximale AAA à la France, signant 
selon le candidat François Hollande l'échec de Nicolas Sarkozy. 
    A cette époque, l'Italie et l'Espagne subissaient la 
pression des marchés, après la Grèce, l'Irlande et le Portugal, 
et les dirigeants français craignaient une sanction comparable. 
    Sur le front diplomatique, les partenaires de la France, 
agacés par les libertés prises par Nicolas Sarkozy avec les 
règles européennes (déficit limité à 3% du PIB et dette à 60%), 
exprimaient leur inquiétude et leur impatience. 
      
 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant