RESUME DE L'ACTUALITE A 02h10 GMT (23/06)

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LONDRES - Les Britanniques décideront aujourd'hui de l'avenir de 
leur pays au sein de l'Union européenne à l'occasion d'un 
référendum qui a donné lieu à une âpre campagne, marquée par le 
choc de l'assassinat d'une députée travailliste en faveur du 
maintien au sein de l'UE. 
    Sous la pression de parti conservateur au pouvoir et de 
montée en puissance de la frange anti-UE de ce dernier, le 
Premier ministre David Cameron a été à l'initiative ce 
référendum, espérant par là mettre un terme à des décennies de 
débat relatif à la place de la Grande-Bretagne en Europe et à 
ses liens avec Bruxelles. 
    La plupart des enquêtes d'opinion placent les camps du 
"Leave" et du "Remain" au coude à coude au terme d'une campagne 
dominée par les thèmes de l'immigration et de l'économie. 
    Les deux dernières en date, publiées hier, semblent 
cependant suggérer une balance qui penche en faveur du maintien 
dans l'Union européenne. 
    Les partisans d'une sortie de l'UE estiment que l'économie 
du pays bénéficierait d'un tel "Brexit" tandis que David Cameron 
a dit qu'une telle issue provoquerait un chaos financier. 
    Les investisseurs, les courtiers et les entreprises se 
préparent à une forte volatilité sur les marchés financiers, 
quel que soit le résultat du vote. 
     
    LONDRES - L'institut Yougov a annoncé qu'il publierait 
demain soir un sondage sur l'issue du référendum britannique à 
la fermeture des bureaux de vote. 
    Comme lors du référendum d'autodétermination écossais de 
2014, dont une étude Yougov avait donné assez précisément le 
résultat, aucun des grands instituts britanniques ne réalisera 
de sondages à la sortie des urnes en raison de l'importance de 
la marge d'erreur, due à la rareté de ce type de consultation. 
    L'enquête de Yougov sera réalisée en ligne auprès d'un 
échantillon représentatif et présélectionné d'électeurs qui ont 
déjà été interrogés sur leurs intentions de vote et ont accepté 
de dire quel bulletin ils auront mis dans l'urne. Le résultat 
sera annoncé sur l'antenne de Skynews après la clôture du 
scrutin à 21h00 GMT. 
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    PARIS - Les syndicats hostiles au projet de loi Travail ont 
finalement obtenu hier le droit de manifester aujourd'hui à 
Paris en vertu d'un compromis trouvé avec le gouvernement, qui 
avait dans un premier temps choisi d'interdire tout défilé dans 
la capitale. 
    Le communiqué de la préfecture de police annonçant cette 
interdiction, décidée pour des raisons de sécurité, a déclenché 
dans la matinée une poussée de fièvre chez les syndicats et au 
sein même de la gauche, où l'on a dénoncé un coup de force. 
    Aussitôt, les patrons de la CGT et de Force ouvrière, 
Philippe Martinez et Jean-Claude Mailly, ont demandé une 
audience au ministère de l'Intérieur et ces ultimes tractations 
avec Bernard Cazeneuve ont permis d'aboutir à un accord. 
    Les syndicats pourront donc défiler, mais seulement sur une 
boucle d'un peu plus de 1,5 km dont les points de départ et 
d'arrivée se trouvent place de la Bastille, et non le long d'un 
parcours Bastille-Nation comme ils le prévoyaient. 
    "(Ils) appellent les salariés, jeunes, privés d'emploi et 
retraités à participer massivement aux manifestations des 23 et 
28 juin", a déclaré Philippe Martinez lors d'une conférence de 
presse conjointe des sept organisations opposées au projet de 
réforme du Code du travail. 
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    WASHINGTON - Plusieurs dizaines d'élus démocrates ont 
manifesté hier leur colère contre l'inaction du Congrès sur le 
contrôle des armes à feu en entamant un sit-in aux cris de "pas 
de loi, pas de congés", ce qui a entraîné la suspension de la 
séance du jour à la Chambre des représentants. 
    Les démocrates sont furieux que la majorité républicaine au 
Sénat ait une nouvelle fois bloqué des amendements durcissant 
les conditions de vente des armes automatiques après la tuerie 
dans une boîte de nuit homosexuelle d'Orlando, en Floride. 
    Recourant à un mode de protestation peu commun à Washington, 
les élus se sont assis au centre de l'hémicycle et ont refusé 
d'en partir lorsque le président de la séance, le républicain 
Ted Poe, a fait son entrée, contraignant celui-ci à suspendre la 
séance. 
    Les démocrates exigent qu'un projet de loi sur le contrôle 
des armes à feu soit débattu avant les vacances parlementaires 
qui doivent débuter à la fin de cette semaine et se prolonger 
jusqu'au 5 juillet. 
    La présidente du groupe démocrate à la Chambre des 
représentants, Nancy Pelosi, a assuré que les représentants 
poursuivraient leur sit-in jusqu'à ce qu'un tel texte leur soit 
soumis. 
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    NEW YORK - Donald Trump a lancé hier une nouvelle charge 
contre Hillary Clinton, en l'accusant de corruption et 
d'incompétence alors que lui-même s'efforce de trouver un second 
souffle en vue de l'élection présidentielle du 8 novembre après 
avoir écarté son directeur de campagne. 
    Dans un discours prononcé à New York, aussitôt qualifié de 
"dingue" et "hypocrite" par l'équipe de campagne de Clinton, le 
candidat républicain présumé a dépeint l'ex-secrétaire d'Etat 
comme une membre de l'establishment qui a trahi les Américains 
en négociant de mauvais contrats commerciaux et en compromettant 
la sécurité nationale. 
    "Hillary Clinton est peut-être la personne la plus corrompue 
qui se soit jamais présentée à la présidence des Etats-Unis", a 
déclaré l'homme d'affaires à un petit groupe de partisans réunis 
dans un des hôtels qu'il possède à Manhattan. 
    Donald Trump a notamment reproché à sa rivale démocrate 
d'avoir utilisé le Département d'Etat, qu'elle a dirigé pendant 
le premier mandat de Barack Obama, "comme un fonds spéculatif" 
en orientant la politique étrangère américaine en fonction des 
dons versés à la Fondation Clinton par des gouvernements 
étrangers, dont celui d'Arabie saoudite. 
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    STRASBOURG - Une solution à la crise politique que traverse 
l'Union européenne passe par une "meilleure" Europe et une 
refondation de son pacte social, a déclaré hier le Premier 
ministre grec, Alexis Tsipras, en visite au Conseil de l'Europe. 
    "La crise politique que traverse l'Europe est une 
conséquence de la crise financière", a estimé le dirigeant de 
Syriza, la coalition de la gauche radicale grecque, en invitant 
l'UE à retrouver ses "principes fondateurs : solidarité, 
démocratie, cohésion sociale". 
    "L'échec du modèle néolibéral de gestion de la crise, avec 
l'austérité comme arme principale, est aujourd'hui évident", 
a-t-il poursuivi dans un discours. 
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    SEOUL - Kim Jong Un a dit que le pays avait désormais "la 
capacité assurée d'attaquer" des intérêts américains dans le 
Pacifique, a rapporté aujourd'hui l'agence de presse officielle 
KCNA, après que le le dirigeant nord-coréen a supervisé les 
essais de tir d'un "missile balistique stratégique de moyenne 
portée". 
    Des responsables militaires américains et sud-coréens ont 
dit que la Corée du Nord avait procéde hier aux tirs de deux 
missiles de moyenne portée appelés Musudan. Le premier de ces 
tirs a été considéré comme un échec. 
    Le deuxième missile a parcouru environ 400 kilomètres et, 
surtout, a atteint une altitude de 1.000 kilomètres, signes des 
progrès enregistrés par le programme balistique nord-coréen, 
avaient-ils ajouté. 
    L'essai de tir de missile fut un succès sans qu'il n'ait 
d'incidence sur la sécurité des pays voisins, a dit KCNA, en 
référence au missile désigné sous le nom de "Hwasong-10". 
Hwasong est un mot coréen signifiant Mars. 
    "Nous avons la capacité assurée d'attaquer (...) les 
Américains dans le théâtre des opérations du Pacifique", a 
souligné Kim Jong Un, cité par KCNA. 
    La Corée du Sud et les Etats-Unis ont condamné les tirs, les 
qualifiant de violation inacceptable des résolution du Conseil 
de sécurité des Nations Unies. 
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    BOGOTA - Le gouvernement colombien et les Forces armées 
révolutionnaires de Colombie (Farc) se sont mis d'accord sur les 
modalités de cessez-le-feu et la démobilisation des rebelles, 
a-t-on appris auprès d'un négociateur du mouvement marxiste et 
de source proche des discussions, qui se déroulent à Cuba. 
    L'accord sera formellement signé aujourd'hui par le 
président Juan Manuel Santos et le chef des Farc, Rodrigo 
Londono, plus connu sous son nom de guerre Timochenko, a-t-on 
précisé. Le secrétaire général des Nations-Unies, Ban Ki-moon, 
et la présidente chilienne, Michelle Bachelet, assisteront à la 
cérémonie. La démobilisation des Farc débutera après le 
règlement définitif du conflit, tout comme le cessez-le-feu. 
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    BEYROUTH - Le président syrien, Bachar al Assad, a invité 
aujourd'hui Emad Khamis, son ministre de l'Electricité, à former 
un nouveau gouvernement, rapporte l'agence de presse officielle 
Sana sans avancer de motif. 
    Des élections législatives jugées illégitimes par 
l'opposition ont eu lieu en avril dans les régions toujours 
soyus l'autorité de Damas. 
    Emad Khamis, âgé de 54 ans, exerçait les fonctions de 
ministre de l'Electricité depuis 2011, précise Sana. Il succède 
à Wael al Halaki, qui dirigeait le gouvernement depuis près de 
quatre ans et a échappé à un attentat en 2013 à Damas. 
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    PARIS - François Hollande plafonne à 15% d'intentions de 
vote en vue du premier tour de la présidentielle de 2017 et 
n'aurait aucune chance d'accéder au second, selon un sondage 
Elabe pour Les Echos et Radio Classique publié hier. 
    Le chef de l'Etat arriverait en troisième position dans les 
huit cas de figure testés, derrière Marine Le Pen et le 
représentant de droite mais devant Jean-Luc Mélenchon et un 
éventuel candidat écologiste, y compris Nicolas Hulot. 
    Hier, un autre sondage Elabe réalisé pour BFM TV avait placé 
François Hollande en tête d'une primaire de la gauche, loin 
devant Emmanuel Macron et Arnaud Montebourg. 
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    PARIS - Six Français sur dix se disent opposés au projet 
d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, qui sera soumis dimanche à 
une consultation des électeurs de Loire-Atlantique, selon un 
sondage OpinionWay pour France Nature Environnement. 
    En mars, 58% des seuls habitants du département se 
déclaraient favorables au transfert de l'actuel aéroport de 
Nantes vers ce nouveau site, contesté par des mouvements 
écologistes et des agriculteurs de la région. 
    Le gouvernement a fait savoir qu'il se conformerait à l'avis 
exprimé par les électeurs lors de la consultation. 
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    PARIS - Pris à partie par les sénateurs sur l'avenir de 
Canal+, numéro un de la télévision payante dans la tourmente, 
son propriétaire Vincent Bolloré a défendu hier le traitement de 
choc imposé depuis un an à la chaîne cryptée, assurant qu'il 
commençait à porter ses fruits. 
    Les mauvaises audiences d'émissions phares comme "Le Grand 
Journal", les départs en série d'animateurs et de dirigeants 
clés et le veto de l'Autorité de la concurrence à un partenariat 
présenté comme vital avec beIN Sports ont jeté le doute sur la 
stratégie du milliardaire breton, principal actionnaire de 
Vivendi avec plus de 15% du capital. 
    "Je pense qu'en réalité Canal est redressé. Les résultats 
seront assez visibles assez rapidement", a expliqué Vincent 
Bolloré lors de sa première audition devant la commission de la 
Culture, de l'Education et de la Communication du Sénat. Il a 
évoqué une hausse importante des nouveaux abonnés en juin à la 
faveur du succès d'une offre couplée avec beIN Sports. 
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    HANOVRE - Les plus hauts dirigeants de Volkswagen ont 
présenté leurs excuses hier lors de l'assemblée générale des 
actionnaires, les premières depuis l'éclatement du scandale de 
la fraude aux tests antipollution il y a neuf mois, et ils ont 
promis du changement afin de sortir le constructeur automobile 
de la pire crise de son histoire.  
    Face aux vives critiques de nombreux petits actionnaires 
durant cette assemblée, les familles Porsche et Piëch, l'Etat de 
Basse-Saxe et le Qatar, qui contrôlent ensemble quasiment 90% du 
capital, ont serré les rangs derrière la direction, dont 
l'action en 2015 a finalement été approuvée au terme d'un 
marathon de 11 heures de débat. 
    Le numéro un européen du secteur a perdu près d'un quart de 
sa valeur boursière depuis les premières révélations, le 18 
septembre, sur le trucage de plusieurs de ses modèles diesel 
afin de fausser les résultats des mesures d'émissions 
polluantes, et l'affaire risque de lui coûter des dizaines de 
milliards d'euros au cours des années à venir pour couvrir le 
coût de la modification des millions de véhicules concernés, 
l'indemnisation des clients et les amendes. 
 
 
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