RESUME DE L'ACTUALITE A 02h05 GMT (26/06)

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PARIS - Les dirigeants des principaux partis politiques français 
ont défilé hier dans le bureau de François Hollande, où chacun a 
campé sur ses solutions pour répondre à la crise engendrée par 
la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne.  
    Au lendemain de la proclamation des résultats du référendum, 
le président a consulté les grandes formations présentes aux 
parlements français et européens, à trois jours du Conseil 
européen "post Brexit" à Bruxelles.   
    Aux deux extrêmes, la présidente du Front national Marine Le 
Pen et le co-fondateur du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon, 
tous deux candidats à l'élection présidentielle de 2017, ont 
réaffirmé leurs désaccords avec les solutions préconisées par 
François Hollande, par ailleurs soutenues par le Parti 
socialiste.      
     
    BERLIN/PARIS - La France et l'Allemagne ont demandé hier à 
la Grande-Bretagne d'entamer les négociations en vue de sa 
sortie de l'Union européenne, le gouvernement français mettant 
en garde contre le risque d'une contagion populiste qui pourrait 
s'exprimer dans d'autres Etats tentés de suivre l'exemple 
britannique. 
    Les ministres des Affaires étrangères des six pays 
fondateurs de la communauté européenne - Allemagne, France, 
Italie, Belgique, Pays-Bas et Luxembourg - se sont retrouvés 
hier à Berlin pour dégager une position commune après le choix 
du Brexit issu du référendum de jeudi. 
    Les positions de la France et de l'Allemagne, couple moteur 
de la construction de l'Europe, ont paru diverger sensiblement 
sur le rythme à suivre dans cette procédure de divorce entre 
Londres et Bruxelles. 
    Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Marc 
Ayrault a plaidé pour une ouverture rapide des négociations 
tandis que son homologue allemand Frank-Walter Steinmeier se 
montrant plus prudent.  
    La chancelière Angela Merkel a affirmé ne pas vouloir 
précipiter la procédure de sortie de la Grande-Bretagne et 
souhaitant lui accorder une marge de manoeuvre dans les 
négociations. 
    A Paris, François Hollande a de son côté insisté sur la 
nécessité d'adopter une position ferme, afin d'éviter que les 
Britanniques fassent traîner les négociations pour obtenir 
davantage de l'UE. 
     
    BRUXELLES - Le commissaire européen aux Services financiers, 
le Britannique Jonathan Hill, a annoncé hier qu'il démissionnait 
de ses fonctions après la victoire des partisans du Brexit lors 
du référendum de jeudi. Le portefeuille des services financiers 
est confié au vice-président de la Commission européenne, Valdis 
Dombrovskis, ancien Premier ministre de la Lettonie, a dit le 
président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker dans 
un communiqué. 
 
    BRUXELLES - Les dirigeants des Etats membres de l'Union 
européenne se réuniront mercredi sans le Premier ministre 
britannique David Cameron pour discuter de la procédure de 
divorce entre la Grande-Bretagne et le bloc communautaire, a dit 
vendredi le président du Conseil européen, Donald Tusk. 
    Un sommet européen débutera dès mardi après-midi à Bruxelles 
et David Cameron informera à cette occasion les autres 
dirigeants de la décision de son pays de quitter l'UE, précise 
Donald Tusk dans un courrier adressé aux Etats membres. 
    David Cameron rentrera ensuite à Londres et mercredi, pour 
la première fois, le sommet se tiendra à 27 mais de manière 
informelle. Ce format "informel" signifie qu'aucune décision ne 
sera prise à cette occasion. 
 
    LONDRES - Une pétition demandant l'organisation d'un nouveau 
référendum sur l'appartenance de la Grande-Bretagne à l'Union 
européenne a déjà recueilli plus de 2,5 million de signatures 
parmi les habitants du Royaume-Uni, deux jours après le vote en 
faveur du Brexit. 
    Le Parlement britannique doit envisager la tenue d'un débat 
sur toute pétition qui réunit plus de 100.000 signataires. 
    David Cameron, qui a annoncé son intention de démissionner 
d'ici octobre, a indiqué qu'il n'y aurait pas de second 
référendum sur cette question. 
     
    LONDRES - Près de 60% des Ecossais sont désormais en faveur 
d'une indépendance de l'Ecosse, montre un sondage publié hier 
par un journal, deux jours après que les Britanniques ont fait 
le choix d'une sortie de l'Union européenne. 
    Selon le Sunday Post, 59% des personnes interrogées au cours 
de cette enquête sont pour une Ecosse indépendante du 
Royaume-Uni. 
    Lors du référendum organisé en 2014, le vote en faveur d'une 
Ecosse indépendante n'avait recueilli que 45% des voix, ce qui 
s'était traduit par un maintien du pays dans le Royaume-Uni. 
    Le gouvernement écossais se prépare à présenter une loi 
autorisant la tenue d'un second référendum sur l'indépendance de 
l'Ecosse et souhaite débuter au plus vite des discussions sur sa 
place au sein de l'Union européenne, a déclaré plus tôt dans la 
journée la Première ministre Nicola Sturgeon. 
     
    PARIS - Le gouverneur de la Banque de France a maintenu ce 
matin sa prévision d'une croissance du produit intérieur brut 
(PIB) de la France d'au moins 1,4% cette année, malgré la 
décision des Britanniques de quitter l'Union européenne. 
    "Il n'y a pas aujourd'hui si on regarde l'économie 
française, de menace de rechute pour les prochains trimestres", 
a déclaré François Villeroy de Galhau sur France Inter, en 
soulignant que l'impact du Brexit concernera en premier lieu 
l'économie britannique. 
     
    ZURICH - Les banques centrales sont prêtes à coopérer pour 
soutenir la stabilité financière, dans la foulée du référendum 
par lequel les Britanniques ont décidé jeudi de se retirer de 
l'Union européenne, a dit hier la Banque des règlements 
internationaux (BRI). Les banquiers centraux, réunis en Suisse 
pour discuter de l'économie mondiale, ont évoqué les 
implications du "Brexit". 
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    MADRID - La formation anti-austérité Unidos Podemos devrait 
enregistrer une progression sensible lors des élections 
législatives organisées aujourd'hui en Espagne, ce qui serait un 
nouveau coup porté aux partis traditionnels européens, déjà 
ébranlés par le choix des Britanniques de quitter l'Union 
européenne. 
    Les électeurs espagnols électeurs sont à nouveau appelés aux 
urnes, six mois après qu'un précédent scrutin législatif n'a pu 
aboutir sur la formation d'une coalition gouvernementale, les 
partis traditionnels - le parti populaire (PP) et le Parti 
socialiste espagnol (PSOE) - ayant été bousculés par les 
nouveaux venus que sont Unidos Podemos et le centriste 
Ciudadanos. 
    Les derniers sondages semblent suggérer que le parlement 
issu des élections de ce dimanche sera tout aussi fragmenté que 
le précédent, aucun des quatre grands partis et des six 
formations régionales n'était susceptible de s'imposer dans un 
parlement composé de 350 sièges. 
    Le parti conservateur PP devrait conserver son rang de 
première formation politique du pays, avec environ 120 sièges. 
Mais Ciudadanos ("Citoyens"), son partenaire de coalition le 
plus évident, ne devrait en remporter qu'une quarantaine, les 
laissant assez loin des 176 nécessaires pour obtenir la majorité 
absolue. 
    La montée en puissance annoncée d'Unidos Podemos ("Ensemble 
nous pouvons"), une coalition anti-austérité emmenée par 
Podemos, pourrait, sur le papier, offrir une voie de sortie. 
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    EREVAN - Le pape François a appelé hier l'Arménie et la 
Turquie à oeuvrer à une réconciliation et à rejeter le "pouvoir 
illusoire de la vengeance", un siècle après le massacre de 1,5 
million d'Arméniens dans les dernières années de l'Empire 
ottoman. 
    Le souverain pontife a lancé son appel lors d'une soirée de 
prières avec les prélats de l'Eglise apostolique arménienne, au 
deuxième jour d'un voyage lors duquel il a qualifié les 
événements de 1915 de "génocide", terme qu'Ankara rejette 
catégoriquement. 
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    BEYROUTH - Une série de raids aériens menés par l'aviation 
russe ou par la chasse syrienne ont fait hier plusieurs dizaines 
de morts dans l'est de la Syrie, selon l'Observatoire syrien des 
droits de l'homme (OSDH). Les frappes ont touché le village d'al 
Kouria dans la partie orientale de la province de Daïr az Zour, 
faisant 47 morts dont 31 civils. 
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    PARIS - Le siège de la CGT, situé à Montreuil, dans la 
proche banlieue parisienne, a été pris pour cible dans la nuit 
de vendredi à samedi et les portes d'entrée vitrées de 
l'immeuble ont été brisées, a annoncé hier Philippe Martinez.    
    L'attaque s'est déroulée peu avant minuit, a précisé sur 
iTELE le secrétaire général du syndicat, en pointe dans le 
mouvement contre le projet de réforme du Code du travail porté 
par la ministre du Travail Myriam El Khomri.      
    Le représentant syndical a réaffirmé sa détermination, alors 
que l'intersyndicale réunissant les organisations opposées au 
texte prévoit une nouvelle journée d'action mardi prochain. 
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    PARIS - La cote de popularité de François Hollande a encore 
reculé d'un point pour s'établir à 18%, au plus bas depuis son 
arrivée à l'Elysée en 2012, selon un sondage BVA pour Orange et 
iTELE publié hier. Au total, 81% des personnes interrogées 
déclarent avoir une mauvaise opinion du chef de l'Etat, soit une 
hausse d'un point par rapport à l'édition de mai du baromètre 
politique de cet institut de sondage.  
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    MARSEILLE - Deux hommes d'une trentaine d'années ont été 
abattus dans leur véhicule dans les quartiers nord de Marseille 
et une adolescente de 14 ans, vraisemblablement une victime 
collatérale, a été très grièvement blessée, a-t-on appris hier 
de source policière. La jeune fille, qui a été hospitalisé dans 
un état jugé "très grave", a sans doute été victime d'une balle 
perdue.  
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    NOTRE-DAME-DES-LANDES, Loire-Atlantique - Partisans et 
opposants au projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes jettent 
leurs dernières forces dans la bataille avant une "consultation" 
inédite en France et cruciale pour l'avenir de cet équipement 
controversé. Quelque 967.000 électeurs du département sont en 
effet appelés à se prononcer aujourd'hui pour ou contre le 
transfert de l'actuel aéroport de Nantes au nord de 
l'agglomération, un avis qui demeure "consultatif" selon la loi 
mais dont François Hollande et Manuel Valls se sont engagés à 
suivre le résultat. 
 
 
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