RESUME DE L'ACTUALITE A 02h03 GMT (08/09)

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    PARIS - Alstom va transférer d'ici fin 2018 les activités de 
production de trains et de bureau d'études de son site de 
Belfort vers celui de Reichshoffen, en Alsace, pour tenir compte 
de la baisse des commandes en France, a appris Reuters auprès 
d'un porte-parole du groupe. 
    Des voix se sont immédiatement élevées pour réclamer 
qu'Alstom renonce à ce projet. Jean-Pierre Chevènement, ancien 
député-maire de Belfort, a écrit sur son blog : "Quel symbole ce 
serait que la disparition de l'usine mère de Belfort! Je demande 
au gouvernement et au président de la République qui connaît 
bien le dossier Alstom de faire en sorte que cette entreprise 
présente sans tarder un plan alternatif." 
    Il n'y aura aucun départ contraint sur cette période de deux 
ans, pendant laquelle les 400 salariés concernés se verront 
proposer un reclassement dans un autre site d'Alstom en France, 
a ajouté le porte-parole. 
    Belfort, site historique du constructeur ferroviaire, compte 
480 salariés. Son activité sera recentrée sur la maintenance et 
la réparation. Alstom dispose de 12 sites en France et y emploie 
quelque 9.000 personnes. 
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    PARIS - Deux personnes étaient en garde à vue hier après la 
découverte d'une voiture contenant six bonbonnes de gaz pleines, 
mais sans détonateur, à proximité de Notre-Dame de Paris, a-t-on 
appris de sources policières et judiciaire. 
    La Peugeot 607 dont les plaques d'immatriculation avaient 
été enlevées, et stationnée Quai de Montebello a été signalée 
par des riverains dans la nuit de samedi à dimanche, dans le Ve 
arrondissement de la capitale. 
    La fille du propriétaire de la voiture, âgée de 19 ans et 
connue pour des velléités de départ en Syrie, est activement 
recherchée, ont précisé ces sources. 
    Le propriétaire du véhicule, fiché 'S' pour radicalisation, 
a été interpellé avant d'être remis en liberté, selon une source 
judiciaire, car l'homme avait signalé dès dimanche soir à la 
police la disparition de sa fille, partie avec sa voiture. 
    Les deux personnes toujours en garde à vue, âgées de 29 et 
34 ans, ont été arrêtées mardi après-midi sur une aire 
d'autoroute près d'Orange (Vaucluse), par des membres de la 
Brigade de recherche et d'intervention de la police et du GIGN, 
l'unité d'élite de la gendarmerie, selon une source judiciaire.  
   La section antiterroriste de la Brigade criminelle et la 
Direction générale de sécurité intérieure (DGSI) ont été 
saisies, précise-t-on de source policière. 
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    PARIS - Ali Bongo, dont la réélection à la présidence du 
Gabon est contestée par l'opposition, a affirmé hier qu'il n'y 
aurait de nouveau décompte des suffrages qu'en cas de saisine de 
la Cour constitutionnelle.  
    L'Union européenne a mis en doute les résultats du scrutin 
du 27 août et le Premier ministre français, Manuel Valls, a 
suggéré mardi qu'il serait sage de recompter les voix mais, 
selon Ali Bongo, la décision ne dépend pas de lui. 
    "Nous avons une loi qui a été votée en 1996 et qui régit 
tout le processus électoral, je ne peux pas, moi, violer la 
loi", a-t-il déclaré lors d'un entretien réalisé dans la nuit 
par RTL. 
    "En ce qui concerne le recomptage, cela est prévu dans le 
cadre de la loi et se fait au niveau de la Cour 
constitutionnelle", a poursuivi le président élu, selon lequel 
son adversaire Jean Ping a jusqu'à jeudi 14h00 GMT pour la 
saisir. 
    L'opposant a dit ne pas faire confiance à cette instance 
selon lui acquise au chef de l'Etat sortant. "La Cour 
constitutionnelle, c'est la famille Bongo. Nous le savons", 
a-t-il déclaré mardi soir à Reuters. 
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    ISTANBUL - Ankara n'exclut pas de participer au côté des 
Etats-Unis à une opération visant Rakka, une ville syrienne du 
nord de la Syrie que contrôle l'organisation Etat islamique 
(EI), rapporte la presse turque en citant le président turc 
Recep Tayyip Erdogan.  
    La Turquie a lancé le mois dernier une opération dans le 
nord de la Syrie pour empêcher à la fois l'EI de se maintenir à 
la frontière turque et les Kurdes d'étendre le territoire qu'ils 
contrôlent. 
    
    LONDRES - Le Haut Comité des négociations (HCN) 
représentatif de l'opposition syrienne a averti qu'il 
s'opposerait à l'accord que Russes et Américains s'efforcent de 
conclure s'il est différent de son propre plan, qui passe par la 
mise à l'écart du président Bachar al Assad. 
    Le HCN, mis sur pied avec l'appui de l'Arabie saoudite et 
des puissances occidentales dans l'optique des négociations de 
Genève aujourd'hui dans l'impasse, a présenté ce plan hier à 
Londres. 
    Il propose six mois de négociations en vue de la formation 
d'un organe de transition constitué de représentants de 
l'opposition, de membres du gouvernement et de personnalités 
issues de la société civile, qui serait chargée d'administrer le 
pays pendant 18 mois, après quoi des élections seraient 
organisées. 
    Moscou et Washington, qui ont pris des partis diamétralement 
opposés dans le conflit, ont émis des avis divergents quant au 
progrès des discussions en vue d'un cessez-le-feu. 
    Tandis que Moscou évoque une rencontre demain à Genève, le 
porte-parole du département d'Etat, Mark Toner, a précisé que 
John Kerry et Sergueï Lavrov avaient discuté mercredi pendant 45 
minutes et que le secrétaire d'Etat ne serait pas à Genève 
jeudi. 
    "Nous n'accepterons pas un accord qui ne répond pas à nos 
objectifs fondamentaux", a ajouté le porte-parole. Concernant 
les perspectives d'un accord, Mark Toner a déclaré: "Nous n'en 
sommes pas encore là" 
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    LONDRES/CALAIS - Les travaux de construction d'un mur 
destiné à empêcher des migrants et réfugiés de s'introduire à 
bord de poids-lourds à destination de la Grande-Bretagne, vont 
commencer ce mois-ci, ont déclaré des responsables britanniques. 
    Le ministre de l'Immigration, Robert Goodwill, a évoqué 
mardi devant les députés britanniques ce renforcement du 
dispositif de sécurité à Calais, où vivent dans un camp surnommé 
la "jungle" plusieurs milliers de migrants qui espèrent pouvoir 
passer un jour de l'autre côté de la Manche.  
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    NANTES - Pour leur rentrée, la CGT, Force ouvrière, l'union 
syndicale Solidaires, la FSU et l'Unef ont organisé hier un 
premier meeting commun à Nantes pour "maintenir la pression" 
contre la loi Travail en dépit de sa promulgation cet été par le 
gouvernement, tandis qu'une nouvelle "journée de mobilisation" 
est prévue le 15 septembre à Paris. 
    La mobilisation contre la loi Travail avait été importante à 
Nantes au printemps dernier. "On entend bien maintenir la 
pression, même si elle ne sera plus la même", a déclaré 
Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière. 
    Le dirigeant a indiqué qu'il espérait obtenir "a minima 
l'abrogation des quatre ou cinq points les plus durs" de la loi, 
comme celui sur l'inversion de la hiérarchie des normes.        
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    PARIS - Les éleveurs bovins ont obtenu un accord hier avec 
le groupe Carrefour, qu'ils accusaient d'être "responsable de la 
dérégulation du marché" en achetant la viande à des prix 
toujours plus bas. 
    L'annonce en a été faite sur France 3 par Jean-Pierre 
Fleury, président de la Fédération nationale bovine (FNB) 
branche spécialisée de la FNSEA, premier syndicat agricole, 
après trois heures de négociations. 
    "Cet accord est basé sur les principaux engagements que la 
FNB demandait depuis plus d'un an", a-t-il déclaré, jugeant 
avoir obtenu un "engagement ferme et définitif" du groupe "sur 
le coeur de gamme (...) qui se fera avec les coûts de 
production". 
    Le groupe Carrefour est satisfait de cet accord, a déclaré 
une porte-parole. 
    Des éleveurs avaient mené des actions devant plusieurs 
supermarchés français du groupe, notamment en région parisienne, 
dans le Calvados, la Seine-Maritime, la Marne et le Puy-de-Dome. 
Selon la FNB, en deux ans, le prix de la viande bovine avait 
perdu 70 centimes par kilo, soit une perte moyenne de 300 euros 
par animal commercialisé. 
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    PARIS - François Hollande prononcera aujourd'hui à Paris un 
discours sur "la démocratie et le terrorisme", l'occasion, 
espèrent ses proches, d'évoquer sa vision de la France  tout en 
mettant le cap vers une nouvelle candidature à la présidentielle 
de 2017. 
    Préparée depuis l'attentat du 14 juillet à Nice, peaufinée 
en marge de sa tournée en Asie cette semaine, l'allocution "très 
personnelle" du chef de l'Etat, aux dires d'un proche, sera 
prononcée à l'invitation des fondations Jean Jaurès et Terra 
Nova dans une salle parisienne. 
    Ces mêmes groupes de réflexion étaient à l'origine du 
discours du 3 mai dernier, où le président avait dressé un bilan 
de son quinquennat.     
 
 
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