RESUME DE L'ACTUALITE A 02h00 GMT (30/08)

le
0

KIEV - Le Premier ministre ukrainien, Arseni Iatseniouk, a annoncé hier que son gouvernement allait demander au parlement de lancer les procédures d'adhésion de l'Ukraine à l'Otan. Cette initiative, qui devrait être très mal accueillie à Moscou, intervient au lendemain des accusations de participation ouverte au conflit lancées par Kiev contre la Russie. Le secrétaire général de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen, a réagi en disant "respecter" les décisions de l'Ukraine concernant sa politique sécuritaire et ses choix d'alliance face à ce qu'il a présenté comme une agression russe et une "violation flagrante" de la souveraineté ukrainienne. Anders Fogh Rasmussen a réitéré ses accusations contre la Russie, à laquelle il a reproché d'intervenir militairement dans l'est de l'Ukraine et de chercher depuis des mois à déstabiliser son voisin. Les Russes n'ont pas officiellement réagi pour le moment, mais Vladimir Poutine a rappelé hier que son pays, s'il ne souhaitait pas être engagé dans des conflits à grande échelle, n'en demeurait pas moins en mesure de faire face à toute menace. "La Russie est loin d'être engagée dans des conflits à grande échelle. Nous ne le voulons et ne le projetons pas. Mais naturellement, nous devons toujours nous tenir prêts à repousser une agression contre la Russie", a-t-il dit devant un camp de jeunesse dans les environs de Moscou. --- PARIS - Laurent Fabius a dénoncé hier une "intervention inacceptable" de la Russie dans l'est de l'Ukraine après la publication par l'Otan de photos satellite montrant des militaires russes engagés dans des opérations dans ce pays. "Nous avons des indications extrêmement alarmantes, oui, qui montrent qu'il y a des forces militaires russes en Ukraine, à l'Est", a déclaré le ministre français des Affaires étrangères sur France 24. "Lorsqu'un pays envoie des forces militaires dans un autre pays sans l'accord et contre l'accord de cet autre pays, ça s'appelle une intervention et évidemment c'est inacceptable". --- KIEV - Le conseil d'administration du Fonds monétaire international a donné son feu vert au déblocage de 1,4 milliard de dollars d'aide à l'Ukraine au titre de la deuxième tranche d'un prêt de 17 milliards de dollars consenti en avril. Le Premier ministre ukrainien, Arseni Iatseniouk, avait auparavant exhorté le FMI à prendre une telle décision déplorant le coût important de la lutte contre l'insurrection séparatiste pro-russe dans l'est du pays. L'Ukraine a reçu une première tranche, d'un peu plus de trois milliards de dollars, en mai. --- MOSCOU/KIEV - Le chef séparatiste ukrainien Alexander Zakhartchenko a affirmé hier qu'il était disposé à ouvrir un "corridor humanitaire" destiné à permettre l'évacuation de soldats ukrainiens encerclés par les rebelles. Vladimir Poutine avait lui-même demandé jeudi aux insurgés d'établir un tel corridor pour éviter, selon un communiqué du Kremlin, "des pertes de vie inutiles". Les autorités de Kiev, qui accusent la Russie d'avoir lancé une "invasion" en envoyant des soldats et des blindés russes conquérir la ville de Novoazovsk, dans le sud-est de l'Ukraine, ont qualifié l'épisode du corridor de preuve que les rebelles sont aux ordres de Moscou. --- MOSCOU - Le ministre russe de l'Energie a déclaré hier que son pays était toujours disposé à reprendre les négociations sur les livraisons de gaz à l'Ukraine et à offrir une "ristourne" à Kiev, avec effet rétroactif. Aucune date n'a été fixée pour de nouvelles discussions trilatérales avec l'Ukraine et la Commission européenne (CE), a cependant dit Alexander Novak à l'issue d'un entretien avec le Commissaire européen à l'Energie. --- GENEVE - Trois millions de Syriens sont enregistrés en tant que réfugiés dans les pays limitrophes de la Syrie à la date de vendredi, soit un million de plus qu'il y a un an, annonce l'Onu. Si l'on ajoute les 6,5 millions de déplacés à l'intérieur de la Syrie, cela signifie que "près de la moitié des Syriens ont déjà dû quitter leur maison ou ont été forcés de fuir pour sauver leur vie", écrit le Haut Commissaire des Nations unies pour les réfugiés (HCR) dans un communiqué. La plupart des réfugiés sont hébergés par les pays voisins de la Syrie, avec les plus fortes communautés au Liban (1,14 million), en Turquie (815 000) et en Jordanie (608 000). Les autres sont principalement en Irak et en Egypte. --- NATIONS UNIES - Un groupe de 44 casques bleus fidjiens capturés jeudi sur le plateau du Golan, occupé par Israël, par un groupe armé combattant l'armée syrienne sont sains et saufs, a fait savoir hier l'Onu. Les casques bleus, membres de la Force des Nations unies chargée d'observer le désengagement (FNUOD), sont détenus par des militants islamistes proches d'Al Qaïda. L'Onu explique dans un communiqué avoir reçu de la part de sources crédibles l'assurance qu'il étaient sains et saufs. --- DAKAR - Le Sénégal, plaque tournante du monde des affaires et de l'activité des ONG humanitaires en Afrique de l'Ouest, est devenu le cinquième pays de la région à confirmer la présence sur son sol de la fièvre Ebola, avec le cas d'un étudiant arrivé en provenance de Guinée voisine. Le jeune Guinéen s'est présenté mardi dans un hôpital de Dakar pour y recevoir des soins mais il a alors caché le fait qu'il avait été dans son pays en contact étroit avec des victimes de la fièvre Ebola, a déclaré hier la ministre de la Santé sénégalaise, Awa Marie Coll-Seck, devant la presse. --- ROME - L'Italie a subi coup sur coup hier la confirmation de sa rechute en récession et l'annonce de la première baisse des prix à la consommation depuis 55 ans, deux nouveaux signes de faiblesse économique qui soulignent l'urgence des réformes initiées par le président du Conseil, Matteo Renzi. Ce dernier a promis de relancer la troisième économie de la zone euro après plus de dix ans de stagnation. Le nouveau paquet de réformes dévoilé hier porte notamment sur la simplification du système judiciaire, connu pour sa lenteur, le coût élevé des procédures et l'imprévisibilité de ses décisions. Matteo Renzi a présenté cette réforme comme une "révolution", assurant qu'elle permettrait de réduire de moitié le nombre des dossiers en attente de jugement. Le texte prévoit entre autres de raccourcir les vacances judiciaires, de faciliter les règlements amiables et de renforcer les procédures accélérées. --- BRUXELLES - L'inflation en zone euro a reculé comme attendu à un plus bas de cinq ans en août mais ce nouveau ralentissement ne devrait pas inciter la Banque centrale européenne (BCE) à prendre de nouvelles mesures de relance dès la semaine prochaine. Les prix à la consommation dans les 18 pays utilisant la monnaie unique ont augmenté de 0,3% en août en rythme annuel, au plus bas depuis octobre 2009, selon la première estimation publiée hier par Eurostat. L'inflation, qui avait ralenti de manière inattendue à +0,4% en juillet, se maintient ainsi en territoire qualifié par le président de la BCE Mario Draghi de "zone de danger", sous les 1%. --- WASHINGTON - Le conseil d'administration du Fonds monétaire international a réaffirmé hier sa "confiance" à sa directrice générale Christine Lagarde, mise en examen dans l'enquête sur l'arbitrage controversé dont a bénéficié Bernard Tapie en 2008. "Le conseil d'administration a été informé des récents développements liés à cette question et continue d'exprimer sa confiance dans la capacité de sa directrice générale à assurer de manière efficace sa mission", indique un communiqué. L'ancienne ministre française de l'Economie, placée jusqu'alors sous le statut de témoin assisté, a été mise en examen mardi pour négligence d'une personne dépositaire de l'autorité publique ayant mené à la destruction, au détournement ou à la soustraction par un tiers de fonds publics. --- PARIS - Le gouvernement français a présenté hier un plan de relance du secteur de l'immobilier, dont la crise pèse sur la croissance, bâti essentiellement sur des mesures fiscales visant à encourager l'investissement locatif et la libération du foncier. "Le gouvernement est déterminé à relancer un cercle vertueux pour loger les Français, relancer la croissance et l'emploi" grâce au secteur de la construction où le "climat de confiance" est essentiel, a souligné Manuel Valls devant la presse. Le Premier ministre, accompagné des ministres du Logement, Sylvia Pinel, et de l'Ecologie, Ségolène Royal, a présenté les mesures qui visent à doper un secteur déprimé, avec seulement 313.000 logements construits l'an dernier, bien loin des 500.000 par an, objectif du début du quinquennat. Afin de relancer l'investissement locatif, qui a chuté ces dernières années, Manuel Valls a annoncé une modification du dispositif "Duflot" qui prévoit une réduction d'impôt lors de la location d'un bien neuf, sous conditions. --- RENNES - La police française recherche un enfant de cinq ans qui serait en danger de mort faute de soins après avoir été enlevé jeudi par ses parents dans un hôpital de Southampton, en Angleterre.

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant