RESUME DE L'ACTUALITE A 02h00 GMT (28/09)

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NATIONS UNIES - Vladimir Poutine devrait appeler de ses voeux, aujourd'hui devant l'Assemblée générale des Nations unies, la création d'une coalition élargie en Syrie pour lutter contre les "terroristes" tout en soutenant le régime du président Bachar al Assad. Ce discours, qui précédera un entretien bilatéral du président russe avec son homologue américain Barack Obama, symbolise la volonté de Moscou de prendre l'initiative en Syrie, où les Etats-Unis peinent à définir une nouvelle stratégie. Dans ce contexte d'intenses tractations, la France a mené dimanche son premier raid en territoire syrien contre des "sanctuaires" du groupe djihadiste Etat islamique. "C'était important de frapper pour se mettre à la table des discussions", a déclaré une source diplomatique française. François Hollande a indiqué que les forces françaises avaient "atteint leur objectif" en détruisant un camp d'entraînement dans l'est du pays. "D'autres frappes pourront avoir lieu dans les prochaines semaines", a ajouté le président français. Paris explique intervenir "en légitime défense", en vertu de l'article 51 de la Charte des Nations unies, contre les "sanctuaires de Daech d'où partent, d'où sont formés ceux qui s'en prennent à la France", selon les mots du Premier ministre Manuel Valls. François Hollande, qui a rencontré pendant une demi-heure à New York son homologue iranien Hassan Rohani, a estimé que l'Iran, l'autre grand allié de Damas avec Moscou, pourrait jouer un rôle de "facilitateur" pour un règlement politique du conflit qui a fait quelque 250.000 morts depuis 2011. La Russie renforce depuis plusieurs semaines sa présence militaire en Syrie et insiste pour que le régime de Damas soit associé à la lutte contre l'Etat islamique menée par une coalition formée l'an dernier par les Etats-Unis, une demande jusqu'à présent rejetée par Washington. --- BARCELONE - Les partis favorables à l'indépendance de la Catalogne, majoritaires en sièges, prennent le contrôle du parlement régional à l'issue des élections de dimanche, selon les résultats officiels. Les séparatistes visaient la majorité des sièges au parlement afin d'engager la riche région du nord-est de l'Espagne sur la voie de l'indépendance, malgré la ferme opposition du gouvernement central de Madrid qui s'appuie sur la Constitution espagnole. Ils espèrent parvenir à l'indépendance d'ici dix-huit mois. La liste "Junts pel Si" ("Ensemble pour le oui") obtient 62 sièges et le parti de gauche CUP, également sécessionniste, dix sièges. Le parlement comprend au total 135 sièges, soit une majorité absolue de 68. Les deux listes séparatistes obtiennent ensemble 47,8% des suffrages, manquant donc la majorité absolue en voix. Le taux de participation s'est élevé à 78%. --- BERLIN - Des salariés et des fournisseurs de Volkswagen avaient averti le groupe il y a plusieurs années de l'existence du logiciel permettant de fausser les résultats des tests d'émissions polluantes, rapportent deux journaux allemands. L'information, si elle était confirmée, pourrait compliquer la tâche de la direction du groupe, confronté au scandale le plus grave de son histoire et qui a promis de regagner au plus vite la confiance de ses clients et des marchés. Volkswagen, qui s'est hissé au premier semestre au premier rang mondial du secteur devant le japonais Toyota, est visé par plusieurs enquêtes dans le monde entier après avoir reconnu que 11 millions de véhicules diesel de sa fabrication étaient équipés d'un logiciel de "truquage" des tests. L'enquête interne ouverte par la direction vise avant tout à identifier à quel niveau dans la pyramide hiérarchique se trouvaient les responsables de la tromperie et depuis combien de temps ils connaissaient son existence. --- PHILADELPHIE, Pennsylvanie - Le pape François a célébré une messe en plein air devant des centaines de milliers de personnes hier à Philadelphie, au dernier jour d'une visite aux Etats-Unis marquée par ses prises de position en faveur de l'immigration ou de la lutte contre le réchauffement climatique. Le souverain pontife, âgé de 78 ans, a également rencontré dans la journée des victimes d'abus sexuels commis par des membres du clergé catholique et rendu visite à des détenus dans une prison de la ville de Pennsylvanie. Devant le Philadelphia Museum of Art, édifice néoclassique juché sur une colline dominant la rivière Schuykill, la messe présidée par le chef de l'Eglise catholique a attiré plus d'un million de personnes selon le cardinal de Philadelphie Charles Chaput. A la foule rassemblée sur le Benjamin Franklin Parkway, François a déclaré que le monde devait rester uni face aux défis que représentent le dérèglement climatique ou la pauvreté. --- NATIONS UNIES - Le président français François Hollande, dont le pays se prépare à accueillir la conférence COP21 sur le changement climatique, s'est dit encouragé par les engagements des dirigeants mondiaux en marge de l'Assemblée générale des Nations unies mais a souligné que les paroles devaient maintenant être suivies par des actes. "Si je regarde les intentions, elles sont là. Les déclarations, elles sont là", a-t-il déclaré hier aux journalistes au siège de l'Onu à New York. "Mais entre cette prise de conscience et cette affirmation de signer un accord à Paris et les conditions qui feront que cet accord sera regardé comme crédible et capable de régler les questions liées au réchauffement pour les prochaines décennies, il y a du travail, il y a encore beaucoup de travail", a dit le président français. --- BORDEAUX - La France envisage "toutes les options" dans les négociations sur la zone de libre-échange transatlantique (Tafta) entre l'Union européenne et les Etats-Unis, y compris l'arrêt des discussions, déclare Matthias Fekl dans un entretien à paraître aujourd'hui dans Sud Ouest. "Ces négociations se déroulent dans un manque total de transparence et dans une grande opacité", déplore-t-il, affirmant que la France n'a reçu "aucune offre sérieuse des Américains" depuis le début des négociations, fin 2013. --- PARIS - Nicolas Sarkozy et ses rivaux pour la primaire présidentielle de la droite et du centre ont affiché hier un front uni dans la campagne des élections régionales alors qu'un sondage prédit une "vague bleue" lors du scrutin des 6 et 13 décembre. Le Premier ministre, Manuel Valls, a renouvelé pour sa part son appel au rassemblement de la gauche, qui part divisée au combat. "L'union, c'est mettre de côté les ambitions personnelles pour se mettre au service des Français", a-t-il dit lors d'un discours à la "Fête de la Rose", dans la Drôme. D'après une enquête Odoxa pour Le Parisien-Aujourd'hui en France et BFM TV, les Républicains et leurs alliés centristes sont crédités nationalement de 35% des intentions de vote au premier tour des régionales, le Front national de 26% et le Parti socialiste de 23%. Le Front de gauche recueillerait 7% des suffrages, Europe Ecologie-Les Verts (EELV) trois pour cent, à égalité avec Debout la France.

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