RESUME DE L'ACTUALITE A 02h00 GMT (27/06)

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    PARIS/BERLIN - La sortie du Royaume-Uni de l'Union 
européenne est "devenue irréversible", a déclaré hier François 
Hollande qui s'entretiendra ce lundi à Berlin avec Angela Merkel 
et Matteo Renzi des conséquences du vote de jeudi en 
Grande-Bretagne. 
    La France souhaite officiellement que la procédure de sortie 
de l'Union européenne soit engagée sans tarder, alors que 
l'Allemagne paraît plutôt soucieuse de ne pas précipiter les 
choses. Les deux pays doivent également s'accorder sur l'étape 
suivante pour l'Union européenne. 
    Selon son entourage, François Hollande a eu hier soir un 
entretien téléphonique d'un peu plus d'une demi-heure avec la 
chancelière allemande pour préparer leur réunion de lundi avec 
le président du Conseil italien. 
    Le président français et la chancelière allemande ont 
également souligné la nécessité de prendre des initiatives pour 
l'Europe et d'"agir rapidement autour de priorités concrètes", 
ajoute-t-on.  
    Avant d'aller à Berlin, François Hollande recevra ce lundi 
le président du Conseil européen, Donald Tusk. 
    Dans une déclaration commune, les ministres des Affaires 
étrangères français et allemand, Jean-Marc Ayrault et 
Frank-Walter Steinmeier, ont fait une série de propositions pour 
surmonter le choc du "Brexit". Ils préconisent notamment de 
concentrer les efforts communs sur les défis qui ne peuvent être 
relevés que par des réponses européennes et de laisser les 
échelons nationaux et régionaux se charger des autres enjeux. 
 
    A LONDRES, le ministre britannique des Finances George 
Osborne présentera ce matin les mesures économiques que le 
gouvernement entend prendre en réponse au vote en faveur d'une 
sortie de l'Union européenne. 
    La déclaration du chancelier de l'Échiquier, prévue à 06h00 
GMT, sera destinée à "rassurer sur la stabilité financière et 
économique à la lumière du résultat du référendum", a indiqué 
hier son porte-parole. 
    Boris Johnson, chef de file du camp du Brexit et ex-maire 
conservateur de Londres, estime pour sa part que le Royaume-Uni 
continuera à avoir accès au marché unique européen, estime  
    "Le libre échange, ainsi que l'accès au marché unique, 
continuera", a-t-il écrit hier dans une rubrique régulière qu'il 
tient dans le Telegraph, ajoutant qu'il n'y a pas de raison de 
hâter la séparation du Royaume-Uni de l'Union européenne. 
    Le Brexit a parallèlement ouvert une crise politique majeure 
au sein du Parti travailliste britannique, dont une série de 
dirigeants ont contesté hier la légitimité de leur chef de file 
Jeremy Corbyn à diriger la principale formation de l'opposition 
parlementaire en Grande-Bretagne. 
    Une partie du Labour reproche à Jeremy Corbyn, élu l'année 
dernière à la tête du parti de gauche, de n'avoir pas réussi à 
convaincre l'électorat du nord de l'Angleterre de voter en 
faveur d'un maintien du Royaume-Uni au sein de l'Union 
européenne. 
     
    A BRUXELLES, où se prépare le Conseil européen de demain en 
présence de David Cameron qui examinera les suites de la 
victoire du camp du Brexit, un haut responsable a indiqué que 
les Européens étaient prêts à entamer rapidement le processus de 
séparation mais qu'ils ne s'attendaient pas à ce que le Premier 
ministre britannique leur notifie formellement la volonté du 
royaume de quitter le bloc communautaire. 
    "Tout le monde comprend qu'il y a en ce moment une grave 
crise au Royaume-Uni, une crise provoquée par le résultat du 
référendum", a-t-il dit. "Ce n'est pas seulement une crise à la 
tête du parti au pouvoir, c'est bien plus profond que cela." 
    En vertu de l'article 50 du traité européen de Lisbonne, 
c'est le pays qui souhaite se retirer de l'Union européen et lui 
seul qui peut enclencher formellement les deux années de 
négociations préparant sa sortie. 
     
    Sur les marchés financiers en Asie, la livre sterling et 
l'euro poursuivent cette nuit leur mouvement de recul, les 
investisseurs s'inquiétant toujours de l'impact d'un Brexit sur 
les économies britannique et européennes, des modalités du 
divorce à venir et des initiatives que prendront les dirigeants 
européens face au risque de dislocation de l'ensemble 
communautaire. 
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    MADRID -  Le Parti populaire (PP, droite) est la seule 
formation politique espagnole qui a progressé hier aux élections 
législatives par rapport au scrutin de décembre dernier mais 
avec 137 sièges, le parti de Mariano Rajoy reste en deçà de la 
majorité absolue fixée à 176 députés. 
    Avec 85 sièges, le Parti socialiste (PSOE) perd cinq sièges 
mais conserve sa deuxième position que les sondages à la sortie 
des urnes promettaient pourtant à l'alliance anti-austérité 
Unidos Podemos, constituée par le parti anti-austérité Podemos 
et l'ex-Parti communiste, créditée de 71 sièges. 
    Le parti conservateur peut espérer un appui des centristes 
de Ciudadanos ("Citoyens"), qui obtiendraient 32 sièges (contre 
40 en décembre), mais devrait aussi compter sur le soutien de 
partis régionaux pour constituer une majorité stable. 
    Comme attendu après six mois de tractations infructueuses, 
la participation a été moins élevée qu'en décembre, sans que 
cela fasse émerger pour autant une nouvelle donne électorale qui 
aurait porté un coup supplémentaire aux partis traditionnels 
européens, déjà ébranlés par le choix des Britanniques de 
quitter l'Union européenne. 
     --- 
    BAGDAD - Les forces irakiennes ont repris hier le contrôle 
du dernier quartier que les combattants du groupe Etat islamique 
(EI) tenaient à Falloudja et ont annoncé que la bataille pour la 
reconquête de cette ville était terminée. 
    Le Premier ministre irakien Haïdar al Abadi avait proclamé 
la semaine passée la victoire des troupes gouvernementales dans 
cette localité stratégique mais les combats s'étaient 
poursuivis. Il s'est rendu hier dans la ville reconquise et a 
brandi le drapeau irakien devant l'hôpital central.  
    "Comme je vous l'avais promis, aujourd'hui ce drapeau flotte 
haut à Falloudja et, si Dieu le veut, ce sera bientôt le cas à 
Mossoul", a-t-il déclaré en faisant allusion à la grande ville 
du nord de l'Irak, que l'EI occupe depuis la mi-2014. 
    Les troupes gouvernementales irakiennes ont lancé leur 
offensive le 23 mai contre Falloudja, ce bastion de 
l'insurrection sunnite contre la présence des troupes 
américaines en Irak après la chute de Saddam Hussein en 2003. La 
prise de Falloudja s'est traduite par la fuite de plus de 85.000 
habitants qui sont venus se réfugier dans des camps administrés 
par le pouvoir de Bagdad. 
     --- 
    NEW YORK - De New York à San Francisco, des millions de 
personnes ont défilé hier dans des parades aux couleurs de 
l'arc-en-ciel dans tous les Etats-Unis pour célébrer les fiertés 
LGBT, deux semaines après la tuerie du club gay du Pulse, à 
Orlando. 
    A New York, où deux millions de spectateurs étaient 
attendus, le défilé est parti à midi à proximité de l'Empire 
State Building pour finir au bar du Stonewall Inn, lieu de 
naissance en 1969 du mouvement des droits des gays, déclaré 
vendredi par Barack Obama premier monument national dédié à la 
cause. 
    La parade était fortement encadrée par la police pour 
rassurer les participants, toujours sous le choc après le 
massacre le 12 juin de 49 personnes dans un club gay du centre 
d'Orlando, en Floride, par un tireur qui a prêté allégeance à 
l'organisation Etat islamique.     
     
    A BORD DE L'AVION PAPAL - Le pape François a estimé hier à 
son retour d'un voyage pastoral en Arménie que les chrétiens en 
général et l'Eglise catholique en particulier devraient demander 
pardon aux homosexuels pour la façon dont ils les ont traités 
par le passé. 
    "Je crois, a-t-il dit, que l'Eglise devrait non seulement 
s'excuser (...) auprès d'un homosexuel qu'elle a offensé, mais 
elle doit aussi s'excuser auprès des pauvres, auprès des femmes 
qui ont été exploitées, des enfants qui ont été exploités. Elle 
doit s'excuser pour avoir donné sa bénédiction à tellement 
d'armes (de guerre)."     
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    NANTES - Le "oui" au transfert de l'aéroport de Nantes à 
Notre-Dame-des-Landes, au nord de l'agglomération, l'a emporté 
hier lors de la consultation de la population de 
Loire-Atlantique que le gouvernement s'est engagé dans la foulée 
à "faire appliquer". 
    Selon les résultats définitifs communiqués par la 
préfecture, les partisans du projet ont recueilli 55,17% des 
voix, avec une participation de 51,08%.  
    Sur la commune de Notre-Dame-des-Landes, le "non" est arrivé 
en tête avec 73,57% des 1.150 suffrages exprimés. Mais dans une 
des deux communes qui accueillent l'actuel aéroport, 
Saint-Aignan-de-Grandlieu, la proportion est pratiquement 
inversée. 
    Quelque 967.000 électeurs du département étaient appelés à 
donner leur avis. Un avis "consultatif" selon la loi mais que le 
François Hollande et Manuel Valls se sont engagés à suivre. 
    "Le gouvernement fera appliquer le verdict des urnes", a 
réagi le Premier ministre qui souligne que "la démocratie a 
parlé" et souligne le "taux exceptionnel" de la participation. 
 
 
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