RESUME DE L'ACTUALITE A 02h00 GMT (25/06)

le , mis à jour à 04:44
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BRUXELLES - Les négociations sur la dette grecque semblent à nouveau dans l'impasse à six jours d'une échéance susceptible de placer la Grèce en situation de défaut de paiement. Alors que les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne doivent se réunir à Bruxelles, le Premier ministre grec Alexis Tsipras a discuté jusqu'en début de nuit avec les chefs des "institutions" (Commission européenne, Banque centrale européenne, Fonds monétaire international) pour tenter d'arracher un accord "argent frais contre réformes" avant une nouvelle réunion de l'Eurogroupe à 13h00 (11h00 GMT). Mais le chef du parti de gauche Syriza a quitté les discussions vers 01h00 et un responsable de son gouvernement a déclaré: "Le gouvernement grec reste ferme sur ses positions." Les tractations entre experts doivent désormais reprendre ce matin à 06h00 (04h00 GMT) et Tsipras retrouver à 09h00 le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, le président de la BCE Mario Draghi, la directrice générale du FMI Christine Lagarde, et Jeroen Dijsselbloem, le président néerlandais de l'Eurogroupe, avec lesquels il a passé une bonne partie de l'après-midi de mercredi, sans résultat. --- PARIS - Le président américain, Barack Obama, a réitéré "sans ambiguïté" à François Hollande son engagement à en terminer avec la pratique des écoutes, selon le compte rendu de l'Elysée de la discussion téléphonique qu'ont eue les deux dirigeants hier en fin d'après-midi. "L'échange a été l'occasion d'une mise au point sur les principes qui doivent gouverner les relations entre alliés en matière de renseignement", précise l'Elysée dans un communiqué. Une nouvelle salve d'informations sur les activités de la NSA par Wikileaks et relayées par le journal Libération et le site Médiapart ont révélé que les présidents Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et François Hollande avaient été mis sur écoute par les services de renseignement américains entre 2006 et 2012. L'Elysée a dénoncé des "faits inacceptables" et l'ambassadrice des Etats-Unis à Paris a été convoquée au Quai d'Orsay. PARIS - Le Parlement français a adopté le projet de loi sur le renseignement qui légalise des techniques d'espionnage, au grand dam des défenseurs des libertés individuelles et à l'heure des nouvelles révélations sur la surveillance pratiquée par les services de renseignement américains. Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a mis en garde contre "tout amalgame" ou "certaines confusions" entre son projet de loi et les écoutes pratiquées par la NSA. "Ce projet de loi n'autorise pas une surveillance généralisée mais au contraire l'interdit", a-t-il affirmé, assurant qu'il ne mettait nullement en danger "les libertés individuelles". Face aux critiques et inquiétudes, François Hollande a annoncé dès le début du parcours parlementaire du texte qu'il saisirait lui-même le Conseil constitutionnel afin de s'assurer de sa conformité à la Constitution. --- LONDRES - A la veille du sommet de Bruxelles où la crise de migrants devrait occuper une large place, le gouvernement britannique a dit envisager de renforcer le dispositif de sécurité autour de Calais, où des milliers de migrants cherchent à traverser la Manche. "Nous étudions la possibilité de déployer davantage de personnel et des équipes cynophiles de ce côté de la frontière pour faire une différence", a dit le Premier ministre David Cameron à la chambre des Communes. "Une réflexion est également en cours sur la mise en place de clôtures, non seulement autour du port de Calais, mais de l'Eurostar et de l'entrée du tunnel", a poursuivi le chef du gouvernement. De son côté, le ministère autrichien des Affaires étrangères a convoqué l'ambassadeur de Hongrie, dont le pays a cessé d'accueillir des demandeurs d'asile en provenance d'autres Etats membres de l'Union européenne. La mesure annoncée mardi constitue une infraction aux règles communautaires et risque d'accroître le nombre de demandeurs à la charge de Vienne, qui a saisi la Commission européenne, selon un porte-parole du ministère. --- PARIS - La France a réaffirmé son souhait d'un accord "robuste" sur le nucléaire iranien et s'est inquiétée à ce titre des exigences du guide suprême Ali Khamenei, "qui ne semblent pas aller dans ce sens". Les représentants de l'Iran et des pays du groupe "5+1" (Chine, Etats-Unis, France, le Royaume-Uni, Russie et Allemagne) ont repris hier les discussions en vue de conclure un accord d'ici la date-butoir du 30 juin. Le guide suprême iranien a ravivé les tensions en réaffirmant mardi soir ce qu'il présente comme les "lignes rouges" de Téhéran, notamment la levée "immédiate" des sanctions dès la signature et son refus de toute inspection des sites militaires. Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a fait savoir qu'il se rendrait vendredi à Vienne pour participer aux négociations. --- PARIS - La France et l'Arabie saoudite vont signer des contrats d'une valeur de 12 milliards de dollars, a annoncé hier le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius à l'issue d'une réunion avec son homologue saoudien. Ces contrats portent notamment sur la livraison de 23 hélicoptères multifonctions Airbus H145, pour un montant de 500 millions de dollars. La France et l'Arabie saoudite vont également étudier la faisabilité de la construction de deux réacteurs nucléaires EPR en Arabie saoudite. --- NAPLES - Le parquet de Naples a requis une peine de cinq ans de prison contre l'ancien chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi, soupçonné d'avoir acheté un sénateur, Sergio De Gregorio, pour faire tomber le gouvernement de centre gauche de Romano Prodi, poussé à la démission en mai 2008. Le procureur Vincenzo Piscitelli a par ailleurs réclamé une peine de quatre ans et quatre mois de prison pour Valter Lavitola, un proche du "Cavaliere" qui aurait remis trois millions d'euros, dont deux millions en espèces, à Sergio De Gregorio, membre du parti de l'Italie des Valeurs, en échange de sa défection. Le jugement est attendu le 8 juillet. --- PARIS - Le nombre de demandeurs d'emploi en France a une nouvelle fois augmenté en mai, selon les chiffres publiés hier par le ministère du Travail. Le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A (sans aucune activité) a progressé le mois dernier de 0,5% en métropole, soit 16.200 personnes, ce qui porte le total à 3.552.200. En ajoutant les catégories B et C (personnes ayant exercé une activité réduite), le nombre d'inscrits à Pôle Emploi est en hausse de 1,3%, soit 69.600 personnes, pour un total de 5.414.200 personnes et 5.717.900 en incluant les départements d'Outre-mer. --- PARIS - Le président du directoire de BPCE, François Pérol, assure n'avoir fait que "relayer", à l'Elysée, les messages du ministère des Finances, seul arbitre des décisions liées à la fusion des Banques populaires et des Caisses d'épargne. L'ancien secrétaire général adjoint de l'Elysée chargé des questions économiques auprès de Nicolas Sarkozy est poursuivi pour prise illégale d'intérêts devant le tribunal correctionnel de Paris dans le cadre de son passage, en 2009, à la tête de BPCE. "A l'Elysée, en période de crise, nous sommes le relais des décisions qui sont prises par la ministre des Finances (Christine Lagarde, NDLR)", a-t-il déclaré à l'audience.

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