RESUME DE L'ACTUALITE A 02h00 GMT (23/07)

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ATHENES - Les députés grecs ont adopté cette nuit à une très large majorité le deuxième train de réformes réclamé par les créanciers d'Athènes en échange de négociations sur un nouveau plan d'aide, qui devraient s'ouvrir vendredi à Athènes. Les réformes ont été adoptées par 230 voix sur 300, malgré la fronde de 36 des 149 élus de Syriza. Les "frondeurs" ont été trois de moins qu'il y a une semaine lors du vote du premier train de réformes. Ce deuxième train de réformes transpose dans la loi grecque des dispositions européennes sur le sauvetage des banques afin de préserver le contribuable du risque d'avoir à renflouer les établissements de crédit en difficulté, et réforme le système judiciaire pour en accélérer le cours et en réduire le coût. Après le vote positif du parlement, les négociations sur un troisième plan d'aide, qui pourrait s'élever à 86 milliards d'euros, vont s'ouvrir entre la Grèce et les "institutions" créancières (Commission européenne, Banque centrale européenne, Fonds monétaire international). Des représentants des créanciers sont attendus vendredi à Athènes pour rencontrer des membres du gouvernement. L'objectif de la Grèce est de boucler les négociations d'ici au 20 août, date d'une importante échéance de remboursement à la BCE (3,4 milliards d'euros). --- PARIS - Le gouvernement français a présenté hier un plan d'urgence représentant un soutien qui pourra aller jusqu'à 1,1 milliard d'euros pour tenter d'enrayer la crise de l'élevage due au surendettement et à l'érosion des prix de production. Quelques heures après l'annonce de ces 24 mesures par le Premier ministre Manuel Valls et le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll, les éleveurs qui bloquaient des routes dans l'ouest de la France ont commencé à lever leurs barrages, exprimant une relative satisfaction teintée de prudence, mais de nouvelles actions ont été menées en Aquitaine et dans la région lyonnaise. Ce plan représente un soutien financier pouvant se monter à 1,1 milliard d'euros et un coût net pour l'Etat de 200 millions d'euros. Il "va dans le bon sens", a estimé Xavier Beulin, président de la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA), qui a toutefois ajouté que le gouvernement "ressert quand même beaucoup de choses" déjà enclenchées. PARIS - Nicolas Sarkozy s'est emparé de la colère paysanne pour attaquer le gouvernement dans un long communiqué, quelques heures après l'annonce du plan qui a incité les éleveurs à lever les barrages. L'ancien chef de l'Etat, aujourd'hui à la tête du principal parti d'opposition de droite en France, les Républicains (LR), accuse le gouvernement de son successeur, François Hollande, de ne pas avoir "pris la pleine mesure" de cette crise. "Sans la très forte mobilisation des agriculteurs, le gouvernement n'aurait pas présenté ce matin ce tardif et précipité plan d'urgence. Trop de temps a été perdu", écrit Nicolas Sarkozy, qui a lui-même été confronté à plusieurs reprises, pendant son quinquennat, à de tels mouvements. --- PARIS - Le parlement français a adopté définitivement hier le projet de loi sur la transition énergétique qui prévoit notamment de réduire la part du nucléaire dans la production d'électricité de 75 à 50% en 2025. Ce texte va permettre la création "de 100.000 emplois de la croissance verte", a déclaré la ministre de l'Ecologie Ségolène Royal, précisant que les premiers décrets d'application seraient publiés dès septembre. Les groupes PS, écologiste et radical de gauche ont voté pour. Le Front de gauche s'est abstenu de même que l'UDI (centriste). Le groupe Les Républicains a voté contre ce texte "de trahison énergétique". --- ANKARA - L'auteur présumé de l'attentat suicide de Suruç, qui a fait 32 morts lundi dans le sud-est de la Turquie, est un ressortissant turc de 20 ans appartenant à la minorité kurde, qui s'est rendu clandestinement en Syrie l'an dernier avec l'aide d'un groupe lié à l'Etat islamique (EI), a déclaré hier un haut responsable du gouvernement à Reuters. Le suspect, originaire de la ville d'Adiyaman (sud-est), avait des liens avec l'auteur présumé d'un autre attentat qui a fait deux morts et 200 blessés le 5 juin lors d'un rassemblement du parti d'opposition prokurde HDP (Parti démocratique du peuple), deux jours avant les élections législatives, a ajouté ce responsable qui a requis l'anonymat. --- BUJUMBURA - Le président sortant Pierre Nkurunziza n'est pas opposé à la formation d'un gouvernement d'union nationale s'il est réélu pour un troisième mandat à la tête du Burundi, à l'issue de l'élection présidentielle de mardi qui a été boycottée par l'opposition. "Un gouvernement d'union nationale ne pose aucun problème à Pierre Nkurunziza, nous sommes prêts à aller dans ce sens", a déclaré hier Willy Nyamitwe, un conseiller du chef de l'Etat. Il a toutefois rejeté l'idée de réduire le mandat du président, qui est élu pour cinq ans. --- LE CAIRE - Au moins 15 personnes sont mortes noyées hier soir en Egypte après une collision entre un petit bateau et une péniche sur le Nil, près du Caire, a annoncé le ministère de l'Intérieur dans un communiqué. Le bateau, qui transportait une trentaine de personnes, a chaviré. --- NEW YORK - Dylann Roof, l'auteur présumé de la fusillade qui a fait neuf morts le mois dernier dans une église afro-américaine de Charleston, en Caroline du Sud, a été inculpé notamment de crimes racistes par les autorités fédérales américaines, a annoncé hier la ministre de la Justice des Etats-Unis, Loretta Lynch. Au total, 33 chefs d'accusation sont retenus contre le tireur présumé. Le ministère n'a pas encore décidé s'il allait demander la peine de mort dans cette affaire, a précisé Loretta Lynch lors d'une conférence de presse. --- WASHINGTON - La présidence américaine a fait savoir hier qu'elle mettait la dernière main à son projet de fermeture de la prison controversée de Guantanamo, située à la pointe orientale de l'île de Cuba. Le porte-parole de la Maison blanche, Josh Earnest, a déclaré que la présidence espérait "court-circuiter" l'opposition à ce sujet des Républicains au Congrès. Barack Obama, qui s'était engagé à son arrivée au pouvoir en 2009 à fermer au plus vite ce centre de détention militaire, n'a jamais réussi à faire aboutir ce projet en raison de difficultés juridiques soulevées par le Congrès. --- PARIS - Canal+ a annoncé hier le passage des "Guignols de l'Info" à 20h50, pour démarrer la soirée en crypté, marquant la reprise en main de la chaîne payante par Vincent Bolloré, le président de sa maison mère, Vivendi. L'émission satirique, qui voit son horaire de diffusion retardé de près d'une heure, conserve toutefois un rythme quotidien et sera rediffusée le dimanche en clair, précise Canal+ sur son compte Twitter, confirmant une information du Figaro. La nouvelle grille porte la marque de Maxime Saada, qui a succédé à la tête de Canal+ à Rodophe Belmer, débarqué début juillet par Vincent Bolloré, président et principal actionnaire de Vivendi avec 15% du capital.

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