RESUME DE L'ACTUALITE A 02h00 GMT (22/06)

le , mis à jour à 04:34
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BRUXELLES/ATHENES - Alexis Tsipras a transmis de nouvelles propositions, qualifiées par la Commission européenne de "bonne base de progrès", en vue du sommet extraordinaire de la zone euro convoqué ce soir à Bruxelles pour trouver un compromis sur la dette grecque et à épargner au pays un défaut de paiement aux conséquences imprévisibles. Alors que le temps presse après cinq mois de négociations tendues entre Athènes et ses bailleurs de fonds, que le pays doit rembourser dans huit jours au FMI 1,6 milliard d'euros qu'il dit ne pas avoir, le Premier ministre grec issu de la gauche radicale a appelé Angela Merkel, François Hollande et Jean-Claude Juncker pour leur présenter son offre. Martin Selmayr, le chef de cabinet du président de la Commission européenne, a confirmé que ces propositions avaient bien été transmises aux créanciers d'Athènes (Commission et Banque centrale européennes, Fonds monétaire international). "Bonne base pour des progrès (...) au sommet de la zone euro", a-t-il commenté dans la nuit sur son compte Twitter avant d'ajouter en allemand, sa langue natale, "eine Zangengeburt", ce qui signifie "accouchement aux forceps". Martin Selmayr n'a donné aucune détail sur le contenu de l'offre d'Athènes, qui devrait être discutée tout au long de la journée à Bruxelles, lors d'une réunion de l'Eurogroupe (10h30 GMT) puis du sommet des chefs d'Etat et de gouvernement des 19 pays membres (17h00 GMT). Dès 11h00 (09h00 GMT), le Premier ministre grec s'entretiendra avec Jean-Claude Juncker, le président de la BCE Mario Draghi et la directrice du FMI Christine Lagarde, a indiqué une porte-parole de l'UE. On ignore toutefois si les concessions d'Alexis Tsipras permettront de débloquer la situation, alors que les Grecs ont commencé à retirer massivement de l'argent et que le gouverneur de la Banque de Grèce, Yannis Stournaras, a prévenu les banquiers du pays la semaine dernière qu'ils risquaient de vivre un jour "difficile", mardi, si Athènes ne trouve pas d'accord avec ses créanciers d'ici là. --- MILAN - Le président du Conseil italien Matteo Renzi et le président français François Hollande se sont efforcés hier d'afficher leur unité, démentant l'existence de tensions sur le dossier des migrants. Paris et Rome ont eu la semaine dernière quelques échanges musclés lorsque la France a raccompagné des migrants à la frontière italienne, s'appuyant sur la législation européenne qui prévoit que les demandeurs d'asile effectuent leur demande dans le pays par lequel ils sont arrivés en Europe. L'Italie se sent de son côté abandonnée par ses partenaires européens devant le flux de migrants qui accostent chaque jour sur ses rivages. Dans la foulée d'une rencontre avec François Hollande à l'Exposition universelle de Milan, Matteo Renzi a déclaré que les deux responsables politiques s'étaient accordés pour favoriser l'émergence d'un accord lors du conseil européen prévu les 25 et 26 juin. --- JÉRUSALEM - Le gouvernement israélien s'opposera fermement aux initiatives étrangères visant à lui imposer un accord avec l'Autorité palestinienne, a averti hier le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu alors que Laurent Fabius tente de relancer un processus de paix israélo-palestinien au point mort depuis un an. Après le Caire samedi, le ministre français des Affaires étrangères s'est rendu à Amman et à Ramallah avant de gagner Jérusalem. Il propose la mise sur pied d'un groupe de soutien réunissant pays arabes, Union européenne et membres du Conseil de sécurité de l'Onu qui serait chargé de faire pression sur les deux parties pour les amener à faire des compromis. Laurent Fabius rencontrera aujourd'hui à Luxembourg son homologue iranien Mohammad Javad Zarif pour faire le point sur les intentions iraniennes avant l'ouverture d'un nouveau cycle de négociations. "Je verrai demain les négociateurs iraniens mais, au stade où nous en sommes, les choses ne sont pas claires", a-t-il dit. --- BEYROUTH - Les djihadistes de l'Etat islamique ont miné le secteur historique de Palmyre, où se trouvent des ruines romaines monumentales, a annoncé aujourd'hui l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). On ignore pour le moment s'ils ont l'intention de les détruire ou s'il s'agit de dissuader l'armée syrienne de chercher à reprendre la ville. La ville de 50.000 habitants classée au patrimoine mondial de l'Unesco est tombée en mai aux mains des djihadistes. --- PARIS - Le propriétaire de SFR-Numericable propose 10 milliards d'euros pour acheter Bouygues Telecom, ont déclaré deux sources au fait des discussions, confirmant une information du Journal du Dimanche. L'offre en cash de Patrick Drahi sera examinée demain mardi par un conseil d'administration de Bouygues, ont-elles ajouté. Le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, a réagi à ces informations en répétant que la consolidation n'était pas souhaitable actuellement car elle menace selon lui les emplois et les investissements. Une crainte exprimée également par le secrétaire d'Etat au Budget, Christian Eckert, qui a déclaré que "le gouvernement, surtout pour l'investissement et pour l'emploi, ne voit pas ça d'un très bon oeil", lors de l'émission Tous politiques France Inter-Le Parisien. Le gouvernement va bientôt vendre de nouvelles fréquences mobiles aux opérateurs et craint l'impact d'une fusion sur les enchères qui seront organisées à cette occasion, ont expliqué les sources. --- PARIS - François Pérol, le président du directoire de BPCE (Banque populaire-Caisse d'épargne), répond à partir d'aujourd'hui de prise illégale d'intérêts présumée lors de sa nomination à la tête du groupe bancaire, en 2009. Son procès est prévu sur quatre journées, jusqu'au lundi 29 juin, devant le tribunal correctionnel de Paris. Le juge d'instruction lui reproche d'avoir pris la tête du groupe bancaire après deux années passées comme secrétaire général adjoint de l'Elysée, où il a suivi la fusion des Banques populaires et des Caisses d'épargne. François Pérol a été secrétaire général adjoint de l'Elysée en charge des questions économique et sociales entre mai 2007 et février 2009, sous la présidence de Nicolas Sarkozy.

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