RESUME DE L'ACTUALITE A 02h00 GMT (21/09)

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NEW YORK - Le président américain, Barack Obama, et le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, en désaccord frontal sur la reconnaissance d'un Etat de Palestine à l'Onu, se rencontreront ce soir à New York, en marge de l'Assemblée générale des Nations unies.

Face au blocage des discussions de paix avec Israël, Mahmoud Abbas a annoncé qu'il demanderait vendredi au Conseil de sécurité la reconnaissance d'un Etat de Palestine dans les frontières de 1967.

Les Etats-Unis, qui jugent la démarche susceptible de déboucher sur une catastrophe, ont prévenu qu'ils feraient usage de leur droit de veto si une résolution en ce sens est soumise au Conseil de sécurité.

Hier, le Quartet des médiateurs internationaux sur le Proche-Orient n'a accompli aucun progrès dans ses efforts pour éviter une confrontation et ramener Israéliens et Palestiniens à la table des négociations, a déclaré William Hague, le secrétaire au Foreign Office.

Le ministre palestinien des Affaires étrangères, Riyad al Malki, s'est dit confiant pour sa part sur la possibilité de réunir la majorité requise de neuf voix au Conseil de sécurité.

NEW YORK - Nicolas Sarkozy a exhorté hier à New York les protagonistes du conflit au Proche-Orient à sortir de l'impasse le processus de paix israélo-palestinien, pour ne pas entraver l'évolution des pays arabes vers la démocratie.

Le président français s'est cependant abstenu de prendre clairement position sur le projet palestinien.

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NEW YORK - La Libye sera probablement dotée d'un nouveau gouvernement dans les dix prochains jours, a déclaré cette nuit Mahmoud Djibril, Premier ministre de facto du pays depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi.

"Je ne suis pas préoccupé par le temps nécessaire pour parvenir à un consensus national", a-t-il dit en marge de l'Assemblée générale des Nations unies à New York où les nouveaux dirigeants de la Libye étaient à l'honneur.

Dimanche, les dirigeants du Conseil national de transition (CNT) réunis à Benghazi n'avaient pu s'entendre sur la formation d'un gouvernement.

Au cours d'une journée largement consacrée à l'accueil des nouveaux dirigeants libyens dans le cénacle international, le secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon, a souligné que le Conseil de sécurité avait joué pleinement son rôle en adoptant la résolution 1973 qui a ouvert la voie à l'intervention aérienne de l'Otan.

"Aujourd'hui, nous devons à nouveau répondre avec la même célérité et la même détermination, mais cette fois pour consolider la paix et la démocratie", a-t-il ajouté lors d'une conférence sur la reconstruction de la Libye organisée par l'Onu.

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ATLANTA - Troy Davis, Afro-Américain âgé de 42 ans, devrait être exécuté ce soir par injection létale, la justice de l'Etat de Géorgie ayant refusé de le gracier.

Condamné à mort pour le meurtre d'un policier en 1989 à Savannah, en Georgie, il est devenu un symbole de la lutte contre la peine capitale: sept des neuf témoins de l'accusation se sont rétractés depuis son procès, et les partisans de l'abolition estiment que la justice américaine est sur le point d'exécuter un homme peut-être innocent.

Troy Davis doit être exécuté à 19h00 heure locale (23h00 GMT) à la prison de Jackson (Géorgie).

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ROME - La décision d'abaisser la note souveraine de l'Italie ne reflète pas la réalité et semble inspirée par des commentaires médiatiques ou des considérations politiques, a réagi hier Silvio Berlusconi.

L'agence Standard & Poor's a abaissé d'un cran la nuit dernière les notes de crédit longue et courte de l'Italie, ce qui menace d'alimenter les craintes de contagion de la crise de la dette dans la zone euro.

"Les appréciations de Standard & Poor's semblent davantage dictées par des histoires parues dans les journaux que par la réalité et elles semblent avoir été négativement influencées par des considérations politiques", a-t-il dit dans un communiqué.

A Paris, le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, a estimé que les pays de la zone euro ne devaient pas céder à "la dictature" des agences de notation.

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ATHENES - Les inspecteurs de l'Union européenne et du Fonds monétaire international (FMI) retourneront à Athènes en début de semaine prochaine pour reprendre leur mission, a déclaré hier la Commission européenne, confirmant les propos du ministre des Finances grec Evangelos Venizelos.

Les créanciers internationaux de la Grèce devront décider à l'issue de cette mission du déblocage d'une nouvelle tranche d'aide de huit milliards d'euros.

Evangelos Venizelos a discuté de son plan de rigueur avec les délégués de l'Union européenne et du FMI au cours d'une conférence téléphonique qui s'est achevée hier dans la soirée. "De bons progrès ont été réalisés" lors de cette téléconférence, a souligné la Commission dans un communiqué, précisant que "les discussions techniques se poursuivront à Athènes dans les prochains jours".

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KABOUL - L'ancien chef de l'Etat afghan Burhanuddin Rabbani, qui dirigeait le Haut Conseil pour la paix chargé de trouver une issue négociée à la guerre, a été tué hier dans une attaque contre sa résidence à Kaboul revendiquée par les taliban.

Cet attentat intervient une semaine après la spectaculaire offensive lancée par les taliban contre le quartier général de l'Otan. Il s'agit du deuxième meurtre d'un haut responsable en trois mois, après celui du demi-frère du président en juillet.

Sa mort "ne nous détournera pas" de notre quête de la paix, a réagi le président afghan Hamid Karzaï à New York.

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SANAA - Douze personnes ont été tuées hier à Sanaa, la capitale yéménite, où des affrontements entre opposants au président Ali Abdallah Saleh et forces de l'ordre faisaient rage pour le troisième jour consécutif.

Malgré un appel au cessez-le-feu émanant du vice-président Abd al Hadi Mansour et un arrêt provisoire des combats dans l'après-midi, des explosions et tirs de mitrailleuses ont retenti en fin de journée.

Quelque 70 personnes ont été tuées depuis dimanche dans le cadre du mouvement de révolte contre le président Saleh. Cette flambée de violence est sans précédent depuis le début de la contestation, il y a huit mois.

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BRUXELLES - Aucune décision n'a finalement été prise hier sur la suppression du programme européen d'aide alimentaire aux plus démunis qui, selon les associations caritatives, fait planer la menace d'une crise humanitaire en Europe.

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PARIS - Le parquet de Paris a requis hier la relaxe de Jacques Chirac, jugé en son absence depuis le 5 septembre pour détournement de fonds publics lorsqu'il était maire de Paris en 1992-1995.

Dans ce procès historique, le premier d'un ancien chef d'Etat républicain, les deux substituts du procureur Michel Maes et Chantal de Leiris ont délivré une véritable plaidoirie de défense, combattant les imputations retenues au titre de 28 emplois présumés fictifs de "chargés de mission".

"Il n'y a pas de système frauduleux, encore moins mafieux. En revanche, il est apparu que les procédures suivies étaient très imparfaites", a dit Chantal de Leiris.

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BORDEAUX - Les champions de France en titre lillois sont passés tout près de la défaite sur la pelouse de Bordeaux (1-1) hier en match avancé de la septième journée de Ligue 1.

Si les Girondins n'avaient pas manqué un penalty à la 81e minute, les Dogues auraient enregistré leur deuxième défaite de la saison. Au lieu de cela, Lille signe un nouveau résultat nul, son deuxième d'affilée en championnat.

Ce soir, le leader, Lyon, se déplace à Caen tandis que Marseille, lanterne rouge, doit impérativement se relancer à l'occasion de la réception du promu Evian. Réaction attendue également à Saint-Etienne, qui, après un bon début de saison, reste sur trois défaites et accueille Toulouse.

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