RESUME DE L'ACTUALITE A 02h00 GMT (21/06)

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    LONDRES - Confirmant le retournement amorcé ce week-end, 
deux sondages publiés hier soir donnent le camp du maintien du 
Royaume-Uni dans l'Union européenne en tête des intentions de 
vote. Mais une troisième enquête diffusée simultanément place en 
revanche le Brexit en tête. 
    Les Britanniques se rendront jeudi aux urnes pour décider 
s'ils quittent ou s'ils restent dans un bloc qu'ils ont rejoint 
en 1973 dans le cadre d'un référendum devenu le centre de 
l'attention des responsables politiques et économiques à travers 
l'Europe et le monde. 
    Au cours de la journée d'hier, le Parlement britannique, 
reconvoqué spécialement pour la première fois depuis la mort de 
Margaret Thatcher en 2013, a rendu hommage à la députée 
travailliste pro-européenne Jo Cox, tuée jeudi dernier en pleine 
campagne pour ou contre la sortie du Royaume-Uni de l'Union 
européenne. 
    Cet assassinat a entraîné pendant trois jours la suspension 
de la campagne, qui n'a repris que dimanche matin. 
    Les sondages publiés la semaine dernière donnaient le 
"Brexit" en tête des intentions de vote mais la tendance s'est 
inversée dans les enquêtes d'opinion parues ce week-end, dont 
certaines ont été réalisées après la mort de Jo Cox, provoquant 
un net rebond de la livre sterling sur les places financières. 
    La livre a ainsi gagné jusqu'à 2,4% face au dollar, soit sa 
plus forte hausse sur un jour depuis décembre 2008. 
    De son côté, le milliardaire George Soros a dit que si le 
"Brexit" l'emportait, la livre chuterait encore plus lourdement 
que lors du Mercredi Noir, cette journée du 16 septembre 1992 où 
la monnaie britannique dut sortir de force du mécanisme de 
change européen. 
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    WASHINGTON - Le Sénat américain a rejeté hier quatre 
propositions visant à renforcer le contrôle des ventes d'armes à 
feu aux Etats-Unis, une semaine après le massacre qui a coûté la 
vie à 49 personnes dans une discothèque gay d'Orlando en 
Floride. 
    Ces votes négatifs n'empêchent toutefois pas les élus de 
continuer à essayer de trouver un compromis sur un texte 
susceptible de restreindre l'accès aux armes pour des personnes 
placées sur des listes de surveillance du terrorisme. 
    Dans un scénario désormais familier pour les tenants d'un 
contrôle des armes à feu, les quatre mesures, présentées sous 
forme d'amendements à un projet de dépenses du ministère de la 
Justice, n'ont pas réussi à obtenir la majorité qualifiée de 60 
des 100 sénateurs requise pour être adoptée. 
    Les mesures, deux présentées par démocrates et deux par des 
républicains, visaient à renforcer le contrôle des antécédents 
des acheteurs d'armes à feu et à limiter les ventes à ceux 
places sur des listes de surveillance du terrorisme. 
    La tuerie d'Orlando, la plus meurtrière du genre dans 
l'histoire américaine, a contraint les parlementaires du Congrès 
à prendre des initiatives mais l'échec de ces dernières montre 
le poids politique que gardent au Congrès des partisans du droit 
à porter des armes et la National Rifle Association (NRA). 
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     LOS ANGELES - Un homme arrêté lors d'un meeting électoral 
de Donald Trump à Las Vegas a déclaré lors de sa garde à vue 
qu'il voulait assassiner le futur candidat républicain à 
l'élection présidentielle du 8 novembre, lit-on dans des 
documents judiciaires publiés hier. 
    Michael Steven Sandford, âge dé 19 ans, a été interpellé 
samedi à l'hôtel Treasure Island à Las Vegas après avoir tenté 
de s'emparer de l'arme d'un policier, selon la police de Las 
Vegas, qui a ajouté avoir transféré l'homme aux services secrets 
américains. 
    Selon les documents judiciaires, transmis lundi à un 
tribunal fédéral du Nevada, Michael Steven Sandford a dit à un 
agent des services secret qu'il avait roulé de Californie vers 
Las Vegas avec l'intention de tirer sur Donald Trump. 
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    ROME - Le Parti démocrate du chef du gouvernement italien 
Matteo Renzi a été battu à plates coutures à Rome et à Turin par 
les anti-système du Mouvement 5 Etoiles (M5S) dimanche lors du 
second tour des élections municipales. Ce résultat met dans une 
situation difficile le président du Conseil, qui a lié son 
avenir politique aux réformes constitutionnelles qu'il veut 
faire adopter par référendum au mois d'octobre.  
    A Rome, Virginia Raggi, candidate du M5S, l'emporte haut la 
main avec 67% des suffrages exprimés, face au candidat de centre 
gauche Roberto Giachetti et entre dans l'Histoire en devenant la 
première femme maire de la capitale. "C'est une nouvelle ère qui 
commence avec nous", s'est-elle félicitée. "Nous travaillerons à 
redonner égalité et transparence aux institutions de la ville." 
    A Turin, bastion traditionnel du centre gauche et berceau du 
groupe automobile Fiat, le maire sortant, Piero Fassino, un 
poids lourd du PD, a été défait par la candidate du M5S, Chiara 
Appendino, 31 ans, élue avec 55% des suffrages alors qu'elle 
accusait onze points de retard à l'issue du premier tour. 
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    GENEVE - Les guerres et la persécution ont fait l'an dernier 
65,3 millions de déracinés qui se sont souvent heurtés à des 
frontières infranchissables, à la xénophobie ou à des 
législations de plus en plus dures, annonce le Haut Commissariat 
de l'Onu aux Réfugiés (HCR). 
    Ce total sans précédent, qui représente une augmentation de 
50% en cinq ans et de près de six millions par rapport à 2014, 
signifie qu'une personne sur 113 a aujourd'hui le statut de 
demandeur d'asile, de déplacé ou de réfugié.  
    Ces derniers ont été 21,3 millions en 2015 et 51% étaient 
des enfants, poursuit le HCR dans un rapport publié à l'occasion 
de la Journée mondiale des réfugiés. 
    La Syrie avec 4,9 millions, l'Afghanistan avec 2,7 millions 
et la Somalie avec 1,1 million représentent à eux trois plus de 
la moitié du total.  
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    MADRID - Le chef du Parti socialiste espagnol (PSOE) Pedro 
Sanchez, dont la formation est descendue à la troisième place 
dans les sondages en vue des élections législatives de dimanche 
prochain, a exclu hier de s'allier avec les conservateurs du 
Parti populaire (PP) ou de soutenir le chef de la coalition de 
gauche Unidos Podemos, les deux formations données en tête dans 
les enquêtes d'opinion.  
    Selon certains sondages, le PSOE et Podemos pourraient 
récolter à eux deux un nombre suffisant d'élus pour obtenir la 
majorité au Congrès des députés, la chambre basse du Parlement, 
et mettre fin à la paralysie gouvernementale, les élections de 
décembre n'ayant pas permis de former un nouvel exécutif. 
    Mais, dans une interview accordée à la radio Onda Cero, 
Pedro Sanchez a déclaré qu'il ne soutiendrait ni parierait "sur 
aucun gouvernement dirigé par le PP, et (Pablo) Iglesias (qui 
dirige Podemos) ne sera pas président du gouvernement". 
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    BRUXELLES -  Les six personnes interpellées par la police 
belge dans le cadre de l'enquête sur l'attentat manqué dans un 
Thalys reliant Amsterdam à Paris en août 2015 ont toutes été 
remises en liberté, a annoncé hier soir le parquet fédéral de 
Belgique. 
    Aucune charge n'a été retenue contre eux. 
    Au cours des perquisitions menées parallèment dans la région 
de Bruxelles-Capitale, les policiers n'ont trouvé ni armes ni 
explosifs.  
    Le 21 août 2015, un homme armé d'un fusil d'assaut avait 
blessé trois personnes avant d'être maîtrisé par des passagers. 
Monté en gare de Bruxelles, Ayoub el Khazzani, un Marocain de 25 
ans, a nié tout projet terroriste. Mais selon le procureur de 
Paris, son projet apparaissait "ciblé et prémédité". 
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    PARIS - L'exécutif, qui souhaite limiter la mobilisation de 
jeudi contre la réforme du travail à un simple rassemblement 
statique à Paris, et les syndicats, hostiles à cette idée, se 
sont renvoyé la balle hier sans trouver de solution de 
compromis. 
    Dans une lettre au numéro un de la CGT, Philippe Martinez, 
le ministre de l'Intérieur lui demande de "prendre en 
considération" la proposition du préfet de police d'organiser un 
rassemblement statique place de la Nation et menace en termes à 
peine voilés d'interdire toute autre forme de manifestation. 
    Les syndicats opposés au projet de loi Travail ont dénoncé 
en réponse "une remise en cause d'un droit fondamental" et  
demandent à Bernard Cazeneuve de "faire une nouvelle proposition 
de manifestation garantissant la sécurité de tous".  
    Un défilé comme celui du 14 juin à Paris, marqué par des 
violences et des dégradations, "n'apparaît pas envisageable", 
explique dans sa lettre le ministre de l'Intérieur, soulignant 
la mobilisation des forces de l'ordre contre la menace 
terroriste et pour la sécurité de l'Euro de football. 
    La place de la Nation est le point d'arrivée envisagé par 
les sept syndicats organisateurs, dont la CGT et Force ouvrière 
(FO), pour le cortège de jeudi. 
    "Je vous demande de prendre en considération cette 
proposition qui, aujourd'hui, apparaît comme la seule voie 
responsable de l'expression des revendications que vous portez", 
écrit Bernard Cazeneuve. 
     
    PARIS - Cinq cent cinquante-sept personnes ont été 
interpellées depuis le début de l'Euro de football et, parmi 
elles, 344 ont été placées en garde à vue, 21 déjà condamnées à 
des peines de prison ferme et six à du sursis, annonce le 
gouvernement. 
    Dix jours après le début de la compétition, le ministre de 
l'Intérieur Bernard Cazeneuve a souligné, à l'issue d'une 
réunion place Beauvau, que 21 supporters avaient été expulsés 
ainsi qu'une dizaine d'obligations de quitter le territoire. 
    Quelque 70.000 policiers et gendarmes sont mobilisés pour 
cet événement, dont la moitié des matches a déjà été jouée. 
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    PARIS - Le Conseil d'Etat a rejeté le recours contre la 
consultation locale sur le transfert controversé de l'actuel 
aéroport de Nantes vers la commune de Notre-Dame-des-Landes, qui 
est donc maintenue le 26 juin prochain en Loire-Atlantique. 
    Des opposants au projet avaient déposé un recours en urgence 
devant la plus haute juridiction administrative en espérant 
obtenir la suspension de celle-ci.  
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    PARIS - Manuel Valls, en première ligne dans le débat sur le 
projet de réforme du travail, atteint en juin un record 
d'impopularité pour un Premier ministre, à 20% d'opinions 
positives, selon le baromètre mensuel Ipsos pour Le Point publié 
hier. 
    Plus de trois quarts des Français (77%, +7) jugent 
défavorablement son action et 3% ne se prononcent pas. 
    C'est un record pour un Premier ministre depuis la création 
du baromètre en 1996. Le précédent était détenu par le 
prédécesseur de Manuel Valls à Matignon, Jean-Marc Ayrault, avec 
23% d'opinions positives en novembre 2013. 
    L'actuel chef du gouvernement a perdu 15 points depuis 
février dernier, date de la présentation de la réforme du Code 
du travail. 
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   PARIS - Michèle Alliot-Marie, ancienne ministre de Jacques 
Chirac et Nicolas Sarkozy, a annoncé hier dans Le Monde son 
intention de se présenter à l'élection présidentielle de 2017, 
sans forcément passer par la primaire de la droite. "Quand on 
est candidat à l'élection présidentielle, la primaire n'est 
qu'une modalité", explique la députée européenne dans le 
quotidien.     
    A gauche, dénonçant une opération "ardoise magique", le 
secrétaire national d'Europe Ecologie-Les Verts, David Cormand, 
a annoncé sur France 2 que son parti ne participerait pas à la 
primaire de la gauche de gouvernement annoncé par le Parti 
socialiste et a réaffirmé qu'EELV entendait soutenir une 
candidature écologiste qui pourrait émaner de la société civile 
comme de ses propres rangs. 
 
 
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