RESUME DE L'ACTUALITE A 02h00 GMT (20/09)

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NATIONS UNIES - Mahmoud Abbas a déclaré hier à Ban Ki-moon qu'il comptait mettre à exécution son projet de demande de reconnaissance à part entière d'un Etat palestinien par les Nations unies, une démarche susceptible d'après les Etats-Unis et Israël de déboucher sur une catastrophe.

Le président de l'Autorité palestinienne a rencontré le secrétaire général de l'Onu au siège new-yorkais de l'organisation. Il a réitéré son intention de demander cette semaine un vote du Conseil de sécurité sur cette question explosive, et ce malgré la certitude d'un veto américain, a dit son porte-parole, Nabil Abou Rdaineh.

Auparavant, Mahmoud Abbas avait jugé "infernale" la situation après sa décision de demander la reconnaissance d'un Etat palestinien par l'Onu.

"Nous avons décidé de prendre cette décision et c'est alors qu'un enfer s'est abattu sur et contre nous", a-t-il dit en soulignant qu'il ne se laisserait pas influencer.

"Dorénavant et jusqu'à ce que je prononce mon discours (à l'assemblée générale de l'Onu, ndlr), nous n'avons qu'un seul choix: aller devant le Conseil de securité. Après, nous verrons et déciderons".

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SANAA - Cinquante-quatre personnes au moins ont péri en 48 heures lors de la répression du mouvement de contestation au Yémen où des fusillades acharnées ont éclaté lundi à Sanaa entre militaires passés dans les rangs des opposants au régime et soldats restés fidèles au président Ali Abdallah Saleh.

Des forces de l'opposition ont annoncé avoir passé un accord de cessez-le-feu avec le régime en place depuis 33 ans alors que retentissaient des coups de feu et une explosion dans la capitale.

Un responsable officiel a indiqué que les deux parties travaillaient toujours à l'élaboration d'un accord de cessez-le-feu. Un haut responsable du parti au pouvoir a affirmé ne pas être au courant de cet accord mais s'attendre à ce qu'une trêve soit conclue dans le courant de la soirée.

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ATHENES - La Grèce espère conclure dans la journée un accord avec ses bailleurs de fonds internationaux, de façon à pouvoir percevoir une nouvelle tranche d'aide de huit milliards d'euros prévue pour octobre, a dit hier à Reuters un haut fonctionnaire grec au Finances après une téléconférence entre le ministre des Finances Evangelos Venizelos et la "troïka" (Union européenne, Fonds monétaire international, Banque centrale européenne).

Sans cette nouvelle tranche d'aide, attachée au premier plan de renflouement international dont la Grèce a bénéficié l'an passé, le gouvernement grec a fait savoir qu'il se retrouverait à court de ressources à la mi-octobre.

Pour éviter cette situation, la Grèce doit alléger son secteur public et améliorer son système de collecte de l'impôt, estiment ses bailleurs de fonds internationaux.

A en croire le quotidien Kathimerini, le Premier ministre George Papandreou envisagerait la tenue d'un référendum sur le maintien de la Grèce dans la zone euro pour raffermir sa légitimité dans sa gestion de la crise de la dette.

Un projet de loi préalable à ce référendum serait débattu dans les prochains jours, ajoute le journal de langue anglaise qui cite des sources non précisées.

Papandreou, qui a rejeté par le passé l'idée d'un référendum, l'envisage désormais comme un moyen d'obtenir un nouveau mandat des urnes pour que son gouvernement poursuive la politique de rigueur attendue par les partenaires financiers à la Grèce, dont l'Union européenne et le FMI.

ROME - Standard & Poor's a abaissé d'un cran hier ses notes de crédit longue et courte sur l'Italie, tout en conservant une perspective négative sur l'évolution de l'activité économique italienne et redoutant l'incertitude politique.

Le déclassement inattendu, à A/A-1 contre A+/A-1+, menace d'alimenter les craintes de contagion de la crise de la dette dans la zone euro. A l'annonce de Standard & Poor's, la monnaie unique européenne a reculé face au dollar.

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WASHINGTON - Barack Obama a proposé hier un plan prévoyant de réduire le déficit budgétaire de 3.000 milliards de dollars sur les dix prochaines années, dont la moitié proviendrait de nouvelles recette fiscales prélevées sur les Américains les plus riches et les grandes entreprises.

"Je ne soutiendrai pas un plan qui met tout le fardeau de la réduction du déficit sur les épaules de l'Américain moyen", a dit Obama. "Nous n'aurons pas d'accord inégal qui toucherait les plus vulnérables."

Le plan du président démocrate, dont les recommandations devraient satisfaire la base électorale de son parti, a été immédiatement décrié par les républicains, augurant d'une bataille au Congrès.

Cet affrontement idéologique sur la politique économique devrait se prolonger jusqu'à l'élection présidentielle de novembre 2012.

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OSLO - Le tueur norvégien Anders Behring Breivik, qui reconnaît avoir massacré 77 personnes le 22 juillet À Oslo et dans l'île d'Utoeya, s'est plaint hier en audience à huis clos que son maintien à l'isolement constituait une forme de "torture". La juge Anne Margrethe Lund a prolongé de quatre semaines l'isolement d'Anders Breivik, qui dure depuis deux mois.

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PARIS - "Un cadeau empoisonné". En confirmant l'existence d'un "pacte" avec Martine Aubry, Dominique Strauss-Kahn a donné des armes aux adversaires de son "amie", qui risque d'apparaître définitivement comme une candidate par défaut à la primaire d'investiture socialiste pour l'élection présidentielle.

L'ex-première secrétaire du PS a toujours nié avoir scellé un accord de désistement réciproque avec l'ancien directeur général du FMI, écarté de la course après son inculpation pour tentative de viol le 14 mai à New York.

Mais ce dernier l'a contredite dimanche soir sur TF1 en affirmant qu'il y avait entente et qu'il avait bien voulu briguer l'Elysée en 2012 avant ces événements.

En déplacement hier à Nice, Martine Aubry a paru inébranlable, lançant à des journalistes : "Je ne suis pas une candidate de substitution, pas une candidate par défaut, je suis la candidate qu'il faut."

PARIS - La romancière et journaliste Tristane Banon a annoncé hier soir qu'elle contesterait un éventuel classement sans suite par le parquet de Paris de sa plainte pour tentative de viol contre Dominique Strauss-Kahn.

Elle s'exprimait sur Canal+ au lendemain de déclarations de l'ancien patron du Fonds monétaire international, qui a qualifié son récit relatant des faits censés s'être déroulés en 2003 à Paris "d'imaginaire" et "calomnieux".

"(Si le parquet classe), je me constituerai partie civile, parce que (...) le dossier n'est pas si vide que ça, ce n'est pas juste 'parole contre parole'", a-t-elle dit.

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PARIS - La relaxe de Dominique de Villepin dans l'affaire des faux listings de la société Clearstream est devenue définitive hier avec la décision du parquet général de ne pas se pourvoir en cassation.

L'ancien Premier ministre a fait immédiatement un pas de plus vers une possible candidature à l'élection présidentielle de 2012 en mettant en avant un programme et en lançant la constitution de ce qui ressemble à une équipe de campagne.

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TAKAPUNA, Nouvelle-Zélande - Contre toute attente, le sélectionneur du XV de France Marc Lièvremont a choisi d'aligner une charnière inédite, composée de Dimitri Yachvili et Morgan Parra, pour le choc face à la Nouvelle-Zélande samedi.

Seul ouvreur de métier après le forfait sur blessure de David Skrela (épaule) la semaine dernière, François Trinh-Duc est sanctionné pour ses prestations hésitantes face au Japon (47-21) et au Canada (46-19).

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BORDEAUX - Les Girondins de Bordeaux, en plein doute après leur défaite 3-2 à Toulouse, reçoivent ce soir le champion de France en titre, Lille, en match avancé de la 7e journée de Ligue 1.

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