RESUME DE L'ACTUALITE A 02h00 GMT (20/05)

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LE CAIRE/ATHENES/PARIS - L'Airbus A320 d'EgyptAir qui a disparu 
entre Paris et Le Caire s'est abîmé en Méditerranée, a déclaré 
hier le président français François Hollande, et la Grèce a 
annoncé avoir retrouvé des débris en mer. 
    De sources proches du ministère grec de la Défense, on 
dément cependant la découverte de débris blanc et bleu aux 
couleurs d'Egyptair, contrairement aux déclarations de 
l'ambassadeur d'Egypte à Paris, Ehad Badawy.  
    Le vice-président d'Egyptair, Ahmed Adel, est également 
revenu sur les déclarations qu'il avait faites sur CNN en 
annonçant la découverte de l'épave. "L'épave n'est pas celle de 
notre appareil. Au temps pour nous", a-t-il dit, selon CNN.  
    Des responsables grecs avaient auparavant déclaré que des 
pièces en plastique et deux gilets de sauvetage avaient été 
retrouvés flottant à environ 370 km au sud de la Crète.  
    Athènes a expliqué que l'appareil, qui transportait 66 
personnes, avait effectué plusieurs virages brusques avant de 
décrocher de son altitude de croisière et de disparaître des 
écrans radar. Les autorités égyptiennes n'excluent aucune 
hypothèse, y compris celle d'un acte terroriste. 
    Le Premier ministre égyptien, Cherif Ismaïl, a déclaré qu'il 
était trop tôt pour avancer la moindre explication, y compris 
celle d'un attentat comparable à celui qui a provoqué l'an 
dernier la chute d'un avion russe peu après son décollage 
d'Egypte, tuant 224 personnes. 
    Mais son ministre de l'Aviation civile, Cherif Fathi, a dit 
pour sa part que l'hypothèse d'un acte terroriste était plus 
probable que celle d'une défaillance technique.  
    Les Etats-Unis et la France se sont associés aux recherches, 
Paris dépêchant sur la zone un Falcon 50 de reconnaissance 
jusqu'alors assigné à la mission européenne de lutte contre le 
trafic illicite de migrants en Méditerranée. La marine française 
devait également envoyer un avion plus grand, un Atlantique 2, 
et un navire de patrouille. 
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    PARIS - Les syndicats opposés à la réforme du Code du 
Travail ont revendiqué hier un regain d'affluence pour leur 
sixième journée de manifestations, après l'étiolement constaté 
la semaine dernière au bout de deux mois de contestation.  
    Soulignant "l'essoufflement" des manifestations, le Premier 
ministre Manuel Valls a appelé les organisations à "prendre 
leurs responsabilités" dans un climat de violence, en raison de 
l'infiltration systématique de "casseurs" dans les cortèges.  
    Mais pour les sept syndicats (CGT, FO, FSU, Solidaires, 
UNEF, UNL et FIDL) qui devaient se retrouver jeudi soir pour 
décider de la suite du mouvement, "le match n'est pas fini".  
    La CGT affirme que 400.000 personnes ont manifesté jeudi en 
France, soit le double de mardi dernier, et le ministère de 
l'Intérieur en a dénombré 129.000, contre 68.000 mardi.  
    La CGT a jugé le Premier ministre "irresponsable" de "parier 
sur le pourrissement d'un mouvement", en l'accusant 
"d'entretenir un climat anxiogène".  
    Jean-Claude Mailly, le secrétaire général de FO, a répondu à 
Manuel Valls qu'il "n'y aurait plus de manifestations, ni de 
violences" dans le pays s'il acceptait de retirer les 
dispositions "les plus dangereuses" du projet. 
     
    NANTES - Soixante-six personnes ont été interpellées hier à 
Nantes en marge d'une manifestation contre la loi travail que la 
préfecture de la Loire-Atlantique avait interdite la veille, ont 
fait savoir les autorités locales. Les manifestants arrêtés 
l'ont été "pour vérification d'identité et éventuels placements 
en garde à vue", précise la préfecture. Cinq policiers ont été 
légèrement blessés. 
     
    NANTES - Les ruptures de stock se sont multipliées hier dans 
les stations-service de l'ouest de la France, le blocage de la 
raffinerie Total de Donges, dans la Loire-Atlantique, et du 
dépôt pétrolier de Vern-sur-Seiche (Ille-et-Vilaine) entraînant 
un "mouvement de panique" chez les automobilistes. 
    Total a recensé "des perturbations localisées" et "quelques 
difficultés d'approvisionnement" dans les régions Bretagne, 
Pays-de-la-Loire et Normandie, où près d'une station-service sur 
cinq est en rupture de stock. 
    "Nos raffineries fonctionnent pour le moment normalement, 
même si compte tenu du contexte nous pouvons faire face à 
certains endroits à des blocages d'expédition", a indiqué un 
porte-parole du groupe pétrolier.  
    Une assemblée générale aura lieu aujourd'hui à midi dans la 
raffinerie de Donges pour voir si les salariés en grève 
prolongent l'arrêt des installations de "72 heures, voire 
davantage", selon un représentant local de la CGT.  
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    YENAGOA, Nigeria - Une deuxième lycéenne enlevée par Boko 
Haram en avril 2014 à Chibok, dans le nord-est du Nigeria, a été 
retrouvée. Sani Usman, porte-parole de l'armée, a transmis 
l'information via PR Nigeria, qui diffuse les communiqués du 
gouvernement. Cette annonce fait suite à l'annonce, mercredi, de 
la découverte d'une première lycéenne, Amina Ali Darsha Nkeki, 
et de son bébé de quatre mois près de Damboa, localité enclavée 
du nord-est du pays. Les islamistes de Boko Haram ont enlevé 276 
lycéennes le 14 avril 2014 à Chibok. Cinquante-sept ont pu 
s'échapper par la suite mais on était sans nouvelle des autres 
jusqu'à la diffusion, deux ans jour pour jour après 
l'enlèvement, d'une vidéo montrant une quinzaine d'entre elles. 
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    PARIS - La justice française a demandé à son homologue belge 
la remise de quatre personnes inculpées à Bruxelles dans 
l'enquête sur les attentats de novembre à Paris et Saint-Denis, 
a-t-on appris hier de source judiciaire. 
    Trois d'entre elles - Mohamed Amri, Hamza Attou et Ali 
Oulkadi - sont suspectées d'avoir aidé Salah Abdeslam à prendre 
la fuite, précise la RTBF, qui a révélé l'information. La 
quatrième personne réclamée par Paris est Mohamed Bakkali.  
    Salah Abdeslam, seul membre du commando du 13 novembre 
encore en vie, aujourd'hui incarcéré à la prison de 
Fleury-Mérogis (Essonne), près de Paris, doit être entendu 
aujourd'hui par l'un des six juges français chargés de 
l'enquête. 
     
    BRUXELLES - Le parquet a réclamé hier jusqu'à 18 ans de 
prison contre les membres d'une cellule soupçonnée de préparer 
des attentats pour le compte du groupe Etat islamique (EI) 
démantelée l'an dernier à Verviers, une ville de l'est de la 
Belgique. Parmi les sept hommes jugés, figure Marouane El Bali, 
accusé par le parquet fédéral d'être un des dirigeants de la 
cellule, ce que contestent ses avocats selon lesquels il n'est 
qu'un ami d'enfance d'un des hommes tués pendant l'assaut de la 
police. 
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    PARIS - Les députés français ont adopté une disposition qui 
prévoit le divorce par consentement mutuel sans passage devant 
le juge des affaires familiales. Dans le cadre de l'examen du 
projet de loi sur la modernisation de la justice, l'Assemblée a 
entériné un amendement du gouvernement qui a pour objectif de 
désengorger les tribunaux qui doivent traiter chaque année près 
de 60.000 divorces par consentement mutuel. Le groupe Les 
Républicains (LR) a voté contre, ses orateurs, pour la plupart 
les mêmes qui avaient vivement combattu le mariage pour tous, 
qualifiant cette réforme "d'inacceptable, de dangereuse" et 
contraire "aux intérêts des conjoints et des enfants". 
 
 
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