RESUME DE L'ACTUALITE A 02h00 GMT (19/05)

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PARIS - Emmanuel Macron a donné hier ses directives aux membres 
du nouveau gouvernement lors du premier conseil des ministres de 
son quinquennat, insistant sur l'exigence de résultats et sur 
l'obligation de mettre de côté leurs positions partisanes. 
    Le chef de l'Etat a dit qu'il lui appartenait de "fixer la 
stratégie", "donner un cap", tenir l'équilibre des institutions 
et qu'"il entendait assumer pleinement toutes les prérogatives 
constitutionnelles qui lui appartiennent", a dit le porte-parole 
du gouvernement, Christophe Castaner. 
    Le chef du gouvernement Edouard Philippe, issu des rangs des 
Républicains dont il a depuis été exclu, sera quant à lui 
pleinement dans son rôle, a promis Emmanuel Macron, qui a 
souhaité "un Premier ministre qui arbitre". 
    Le président de la République, chef des armées, qui sera 
aujourd'hui au Mali pour son premier déplacement auprès des 
troupes françaises, a réuni le premier conseil de défense de son 
quinquennat hier après-midi. 
    Emmanuel Macron a eu hier un premier entretien téléphonique 
avec Vladimir Poutine. Les deux dirigeants sont convenus de 
poursuivre le dialogue sur la Syrie et l'Ukraine et les 
relations bilatérales, a-t-on appris dans l'entourage du chef de 
l'Etat français. Vladimir Poutine "a félicité son homologue pour 
son élection et la composition du gouvernement", a-t-on déclaré. 
       
    PARIS - Le ministre de la Transition écologique et 
solidaire, Nicolas Hulot, a estimé hier soir sur France 2 qu'il 
existait des "alternatives" au projet controversé d'aéroport de 
Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), auquel il avait dit 
son hostilité avant d'intégrer le gouvernement d'Edouard 
Philippe. 
    Pour sa première intervention médiatique depuis sa 
nomination, mercredi, le militant écologiste a concédé un autre 
point de divergence avec Emmanuel Macron - le chef de l'Etat est 
favorable à Notre-Dame-des-Landes mais ouvert à la concertation 
-, sur le nucléaire. 
    Il a confirmé l'objectif de réduction de la part du 
nucléaire à 50% à l'horizon 2025 mais a laissé entendre, avec 
grande prudence, qu'elle pourrait être supérieure. 
     
    PARIS - Les candidats de la République En Marche sont 
crédités de 32% (+3) des intentions de vote pour le premier tour 
des législatives et devanceraient le Front National (19%,-1) et 
les Républicains (18%,-2), selon un sondage Harris 
Interactive-Indeed pour LCP-Assemblée nationale publié jeudi. 
    La France Insoumise est créditée de 16% (+2) des intentions 
de vote et le PS et leurs alliés de 6% (-1).  
    Les élections législatives se tiendront le 11 et 18 juin 
prochain. La majorité absolue est de 289 sièges à l'Assemblée. 
     
    PARIS - La présidente du Front national, Marine Le Pen, a 
annoncé hier soir sur TF1 sa candidature aux élections 
législatives dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais. 
    Contestée en interne depuis sa défaite au second tour de 
l'élection présidentielle face à Emmanuel Macron (66,1%-33,9%), 
la fille de Jean-Marie Le Pen, qui siège actuellement au 
Parlement européen, s'interrogeait sur la manière idoine 
d'incarner le titre de "chef de l'opposition" qu'elle revendique 
en France.      
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    ANKARA - Les Iraniens élisent aujourd'hui leur président 
lors d'un scrutin qui déterminera si le retour de Téhéran dans 
le concert des nations est appelé à s'accélérer ou si, au 
contraire, il va connaître un coup de frein avec l'arrivée d'un 
conservateur à la tête du pays. 
    Agé de 68 ans, le président sortant Hassan Rohani, est 
considéré comme un pragmatique, et a réussi à conclure avec les 
grandes puissances un accord sur le nucléaire iranien, en 2015. 
Il brigue un deuxième mandat et demeure favori : un sondage 
réalisé le 10 mai par l'institut International Perspectives for 
Public Opinion (Ippo) le donnait toujours gagnant avec 55% des 
intentions de vote. 
    Son plus important rival est un conservateur du nom 
d'Ebrahim Raisi, dignitaire musulman de 56 ans qui a le soutien 
des gardiens de la Révolution mais aussi de leur milice, les 
Bassiji, de la mouvance conservatrice ainsi que de deux groupes 
influents de dignitaires religieux. 
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    WASHINGTON - Donald Trump a dénoncé la désignation d'un 
procureur spécial chargé d'enquêter sur les liens entre son 
entourage et la Russie, la présentant comme la "plus grande 
chasse aux sorcières" de l'histoire des Etats-Unis. 
    Il a fait ce commentaire sur Twitter quelques heures après 
avoir plaidé en faveur d'une enquête approfondie. 
    Devant l'intensification des pressions à Washington, le 
ministère de la Justice a désigné mercredi l'ancien directeur du 
FBI Robert Mueller comme procureur spécial pour enquêter sur les 
soupçons de collusion entre la Russie et l'équipe de campagne de 
Donald Trump.  
    Donald Trump a indiqué qu'il allait annoncer sous peu le nom 
du successeur de James Comey, qu'il a limogé, et que 
l'ex-sénateur démocrate Joe Lieberman figurait parmi ses favoris 
pour diriger le FBI.     
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    SAO PAULO - La Cour suprême du Brésil a autorisé hier 
l'ouverture d'une enquête sur le président Michel Temer, à la 
suite d'informations l'accusant d'avoir approuvé le versement 
d'un pot-de-vin à un témoin clé dans l'affaire Petrobras afin 
qu'il reste silencieux, a rapporté la chaîne Globo. 
    Un peu plus tard, dans une allocution télévisée de cinq 
minutes, Michel Temer a assuré ne rien avoir fait d'illégal et 
se féliciter de l'ouverture d'une enquête car ainsi, il pourrait 
faire la démonstration de son innocence. "Je n'ai acheté le 
silence de personne", a dit Temer en ajoutant: "Je ne 
démissionnerai pas!"     
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    BEYROUTH - Des combattants du groupe Etat islamique ont 
attaqué hier des villages situés le long de la route reliant 
Alep à Homs, faisant de nombreux morts, rapportent la presse 
d'Etat et l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). 
    D'après l'OSDH, il y a eu 52 morts, entre civils et 
combattants de Daech, et des dizaines de blessés. Une quinzaine 
de civils, dont cinq enfants, ont été tués.     
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    ATHENES - Les députés grecs ont adopté hier soir des 
réformes, une baisse des pensions de retraite et des hausses 
d'impôts réclamées par les créanciers internationaux d'Athènes 
pour conclure un examen de suivi des réformes prévues par le 
plan d'aide et pour obtenir le déblocage d'une nouvelle tranche. 
    Le gouvernement grec dominé par Syriza (gauche radicale, 
anti-austérité) espère que l'adoption de ces mesures, quatre 
jours avant une réunion des ministres des Finances de la zone 
euro à Bruxelles, convaincra les créanciers qu'Athènes peut 
obtenir une tranche de 7,5 milliards d'euros d'aide et un nouvel 
allégement de sa dette. 
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    PARIS - La Cour de cassation a confirmé hier la condamnation 
de l'homme d'affaires Bernard Tapie et de son épouse à 
rembourser plus de 404 millions d'euros, obtenus dans le cadre 
de leur litige avec le Crédit Lyonnais sur la revente du groupe 
Adidas.  
    Bernard Tapie a refusé de commenter la décision de la Cour 
de cassation, mais son avocat, Me Frédéric Thiriez, a déclaré 
qu'il allait maintenant se tourner vers les juridictions 
européennes. 
 
 
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