RESUME DE L'ACTUALITE A 02h00 GMT (16/10)

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BRUXELLES - L'Union européenne a offert à la Turquie une aide financière qui pourrait atteindre trois milliards d'euros, la perspective d'un assouplissement de l'octroi de visas à ses ressortissants et une relance des discussions sur son adhésion en échange de sa coopération face à l'afflux de réfugiés vers l'Europe. A l'issue d'un Conseil européen consacré à la crise migratoire et dominé par la question épineuse des concessions à accorder à Ankara - dont le soutien est jugé "clé" dans de nombreuses capitales - les dirigeants de l'UE ont fait savoir qu'ils s'étaient mis d'accord sur un "plan d'action" commun. Bien que ce plan ne précise pas le montant de l'aide "substantielle et concrète" qui sera apportée à la Turquie, la chancelière allemande Angela Merkel a déclaré que le chiffre de trois milliards d'euros demandé par les Turcs avait été discuté. Concernant l'assouplissement de l'obtention de visas vers l'UE pour les Turcs, François Hollande a toutefois mis l'accent sur la nécessité de ne pas entretenir de "malentendu ou d'ambiguïté". "Il ne faudrait pas que la libéralisation des visas (...) conduise à ce qu'il y ait des personnes qui viennent de Turquie dont on ne serait pas sûrs de l'identité", a dit le président français. Autre concession, les dirigeants réunis à Bruxelles se sont engagés à redonner une impulsion à des négociations moribondes sur la candidature de la Turquie au bloc européen, sans préciser comment. François Hollande a profité de ce sommet européen sur les réfugiés pour fustiger "des manipulateurs (et) des falsificateurs, qui (...) pour des raisons purement politiques, pour faire peur" "prétendent" que la France est "envahie" par les réfugiés. A l'issue de ce sommet de Bruxelles, François Hollande a aussi abordé la question du conflit en SYRIE et il a affirmé que l'intervention militaire russe pourrait consolider le régime de Damas mais ne sauverait pas Bachar al Assad. "De toutes manières, au-delà de cette intervention et de ses effets, le processus politique doit nécessairement conduire à un gouvernement d'union dans lequel Bachar al Assad, à terme, n'aura plus sa place", a dit le président français. --- BRUXELLES - David Cameron détaillera début novembre les modifications qu'il attend d'une renégociation des relations entre la Grande-Bretagne et l'Union européenne. Les attentes du Premier ministre britannique seront posées par écrit dans une lettre qu'il adressera au président du Conseil européen, le Polonais Donald Tusk, a précisé hier un membre de la délégation britannique en marge du sommet européen de Bruxelles, indiquant cette lettre serait rendue publique. Cameron veut obtenir une renégociation des relations entre Londres et l'UE avant un référendum sur le maintien de la Grande-Bretagne dans le bloc européen, promis avant la fin 2017. --- BRUXELLES - Les dirigeants européens ont renoncé hier, face au refus de l'Allemagne, à un projet d'achèvement accéléré de l'union bancaire via un système de mutualisation des garanties des dépôts des épargnants, a-t-on appris auprès de diplomates. Dans le projet d'union bancaire européenne, toutes les grandes banques de la zone euro sont désormais placées sous la seule supervision de la Banque centrale européenne (BCE). Le projet définit aussi comment la BCE, désormais "gendarme" du secteur bancaire, doit procéder pour fermer une banque en faillite, avec la mise en place d'un fonds conjoint, financé par les banques elles-mêmes, pour en couvrir les coûts. Mais le dernier élément du projet - un mécanisme de garantie communautaire des dépôts - est sujet à controverse: l'Allemagne s'oppose fermement à cette mutualisation européenne qui ferait que l'argent garantissant les dépôts bancaires des épargnants allemands pourrait servir à garantir les dépôts d'épargnants de pays tiers. --- WASHINGTON - Barack Obama a annoncé hier qu'il allait ralentir le retrait des troupes américaines déployées en Afghanistan et maintenir les effectifs à leur niveau actuel, soit 9.800 hommes, pendant la majeure partie de 2016. Qualifiant cette décision "d'ajustement modeste mais significatif" du retrait américain, le président américain a expliqué ce maintien par le fait que les troupes afghanes ne sont selon lui pas aussi aguerries qu'elles devraient l'être. Initialement, le président des Etats-Unis envisageait un retrait quasi total des forces présentes sur le territoire afghan, à l'exception de quelques unités basées à l'ambassade américaine à Kaboul, d'ici la fin de son mandat, en janvier 2017. --- CONAKRY - Le président guinéen Alpha Condé est en passe d'être réélu pour un deuxième mandat dès le premier tour, selon les résultats communiqués hier soir par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). Après dépouillement de 80% des suffrages exprimés dimanche, le chef de l'Etat, au pouvoir depuis 2010, est crédité de près de 60% des voix. Son principal rival, Cellou Dalein Diallo, donné à 30% à ce stade du dépouillement, a fait savoir dès mercredi par son directeur de campagne qu'il se retirait du processus électoral et prévenu qu'il ne reconnaîtrait pas les résultats du scrutin. Les observateurs de l'Union européenne ont jugé que l'élection présidentielle s'était déroulée de manière satisfaisante en dépit de difficultés logistiques. --- PARIS - Patronat et syndicats tenteront une nouvelle fois aujourd'hui de s'entendre sur une réforme ambitieuse du financement du système français de retraites complémentaires, mais ils s'accordent à juger la tâche compliquée tant les positions restent éloignées. Les discussions, entamées en février, butent notamment sur la volonté patronale d'inciter les salariés à retarder leur départ à la retraite par un système de bonus-malus sur les pensions versées par les caisses Agirc et Arrco, gérées par les partenaires sociaux. Selon le plan du Medef, l'année du départ, un malus serait imposé en cas de départ avant 64 ans et un bonus serait accordé en cas de départ après 64 ans. L'âge légal de départ à la retraite est fixé dans la plupart des régimes à 62 ans. La majorité des syndicats, CGT, CFDT et Force ouvrière en tête, rejettent toujours l'idée de pousser financièrement les salariés à retarder leur départ à la retraite. La négociation de vendredi intervient trois jours avant une conférence sociale boycottée par la CGT, sur fond de conflit à Air France. "Ça ne sera pas la même conférence sociale si on est demain sur une dynamique d'accord ou une dynamique d'échec", avertit la présidente de la CFE-CGC, Carole Couvert. --- BERLIN - Le groupe allemand Volkswagen a annoncé hier qu'il rappellerait environ 8,5 millions de véhicules diesel en circulation dans l'Union européenne, l'autorité allemande du secteur automobile (KBA) ayant exclu la solution d'un retour en atelier à l'initiative des automobilistes pour une remise aux normes du logiciel permettant de fausser les tests d'émissions polluantes. Le ministre allemand des Transports, Alexander Dobrindt, a déclaré lors d'un point de presse que les rappels commenceraient début 2016 et seraient supervisés par la KBA. Le premier constructeur en Europe a reconnu en septembre avoir truqué les tests anti-pollution aux Etats-Unis et déclaré que 11 millions de véhicules dans le monde pourraient être équipés du logiciel de trucage. Certains analystes estiment que le scandale pourrait coûter 35 milliards d'euros à Volkswagen, un montant couvrant la remise aux normes des moteurs, les amendes et les frais de justice. --- NYON, Suisse - Le comité exécutif de la Confédération européenne de football (UEFA) a apporté hier son "soutien total" à la candidature de son président, Michel Platini, à la direction de la Fifa, malgré la suspension infligée au Français par la commission d'éthique de la Fédération internationale.

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