RESUME DE L'ACTUALITÉ A 02h00 GMT (15/08)

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BRUXELLES/ATHENES - Les ministres des Finances de la zone euro ont donné hier leur feu vert à un nouveau plan d'aide à la Grèce pouvant atteindre 86 milliards d'euros sur trois ans. Après six heures de discussions à Bruxelles, l'Eurogroupe a validé comme prévu le protocole d'accord établi entre le gouvernement grec et ses créanciers internationaux, que le parlement grec avait précédemment ratifié malgré les divisions au sein du parti au pouvoir Syriza, susceptibles de conduire le pays à des élections anticipées. Certaines questions restent cependant à régler, notamment l'aménagement de la dette grecque réclamé aux Européens par le Fonds monétaire international (FMI) en complément des réformes qu'Athènes s'est engagé à mener. Répétant que la dette de la Grèce n'est pas viable en l'état aux yeux de son institution, Christine Lagarde a déclaré aux ministres des Finances de la zone euro qu'elle ne pourrait pas se prononcer sur la participation du FMI à ce nouveau plan d'aide sans l'avis de son conseil d'administration, attendu à l'automne. La satisfaction exprimée par les dirigeants européens après cet accord contraste avec la colère d'une partie des députés de Syriza, qui reprochent au Premier ministre Alexis Tsipras de renier ses promesses de mettre fin aux politiques d'austérité mises en oeuvre depuis cinq ans en Grèce. Alexis Tsipras sollicitera la confiance du Parlement grec une fois que la Grèce aura remboursé l'échéance de 3,2 milliards d'euros à la BCE jeudi, a déclaré un responsable gouvernemental. --- LA HAVANE - Le drapeau américain a été hissé hier devant l'ambassade des Etats-Unis à Cuba, une première depuis 54 ans, au cours d'une cérémonie symbolique du rapprochement entre les deux pays à laquelle a assisté le chef de la diplomatie américaine, John Kerry. Trois Marines américains ont hissé la bannière étoilée sous les yeux de trois de leurs aînés, aujourd'hui à la retraite, qui l'avaient abaissée en 1961, deux ans après l'arrivée au pouvoir des révolutionnaires conduits par Fidel Castro. John Kerry, premier secrétaire d'Etat américain en visite à Cuba depuis 70 ans, a déclaré lors de la cérémonie qu'il était évident à ses yeux que "le chemin de l'isolement réciproque et de la séparation qu'ont emprunté les Etats-Unis et Cuba n'était pas le bon". Dans une déclaration traduite précisément en espagnol et retransmise en direct à la télévision cubaine, John Kerry a également déclaré que Washington continuerait de plaider en faveur de réformes démocratiques à Cuba. --- BENGHAZI, Libye - Au moins 42 personnes ont été tuées ces derniers jours en Libye au cours d'affrontements à Syrte et à Benghazi entre des combattants du groupe Etat islamique, une organisation islamiste rivale et des membres des forces de l'ordre, a-t-on appris auprès d'habitants et des services de secours. --- WASHINGTON - Kayla Mueller, une humanitaire américaine morte alors qu'elle était otage de l'Etat islamique, a été violée à de multiples reprises par le chef de l'organisation islamiste, Abou Bakr al Baghdadi, durant sa captivité en Syrie, ont déclaré des responsables américains. --- TOKYO - Le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, a adressé aujourd'hui une offrande rituelle au sanctuaire de Yasukuni, où le Japon honore la mémoire de ses anciens combattants, parmi lesquels des officiers jugés coupables de crimes de guerre à l'issue de la Seconde Guerre mondiale. Ce sanctuaire est perçu en Chine et en Corée du Sud, occupées par le Japon dans la première partie du XXe siècle, comme un symbole du passé militariste de leur voisin et toute visite de responsables japonais dans ces lieux suscite la colère de ces deux pays. Shinzo Abe a exprimé vendredi son "extrême douleur" face aux souffrances infligées par son pays durant la Seconde Guerre mondiale mais il a ajouté que les générations postérieures au conflit ne devaient pas être obligées de s'excuser pour les erreurs du passé. --- PARIS - Le ministère de l'Agriculture a annoncé la réunion lundi à Paris d'une table ronde avec les principaux acteurs de la crise de la viande porcine après l'échec hier d'une nouvelle tentative de cotation sur le marché de Plérin (Côtes-d'Armor). En attendant ce rendez-vous, les éleveurs ont décidé d'annuler une manifestation envisagée hier à Rennes. Dans un communiqué commun, les fédérations agricoles de Bretagne, Normandie et Pays de la Loire, trois grandes régions d'élevage, préviennent néanmoins qu'elles "ne pourront accepter la mort de leur activité en silence". Au niveau national, la Fédération des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA) et les Jeunes agriculteurs prévoient "un grand rassemblement le 3 septembre à Paris" pour réclamer "une véritable stratégie de long terme". --- PARIS - L'économie française a stagné de façon inattendue au deuxième trimestre mais a été plus dynamique qu'annoncé précédemment au premier, affichant un profil heurté qui ne remet pas en cause, aux yeux des économistes, le scénario d'une reprise très modérée. L'Insee a fait état hier d'une croissance nulle sur la période avril-juin, alors que les économistes tablaient sur +0,2%, et revu en hausse, à +0,7% contre +0,6% auparavant, l'évolution du produit intérieur brut pour janvier-mars. Le ministre des Finances, Michel Sapin, a déclaré que la performance du premier semestre confortait le gouvernement dans ses attentes. "Après un premier trimestre très dynamique, le niveau de l'activité se maintient. A la fin du premier semestre, l'acquis de croissance est de 0,8% ce qui conforte notre objectif de 1% pour l'année 2015", a-t-il dit.

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