RESUME DE L'ACTUALITE A 02h00 GMT (14/09)

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BERLIN/BRUXELLES - L'Allemagne a rétabli hier des contrôles à ses frontières pour endiguer le flot de réfugiés affluant sur son territoire, en disant arriver aux limites de ses capacités d'accueil. A la veille d'une réunion cruciale d'une Union européenne profondément divisée face à la gestion de cette crise, le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés a appelé tous les Etats membres à se montrer solidaires avec Berlin en acceptant le système de quotas contraignants proposé par la Commission, mais que rejettent plusieurs pays d'Europe de l'Est. L'Allemagne a annoncé que les contrôles frontaliers seraient d'abord réintroduits à sa frontière avec l'Autriche, par où transitent des milliers de personnes depuis que la chancelière Angela Merkel a de fait ouvert le territoire allemand aux réfugiés il y a une semaine. "L'objectif de cette mesure est de limiter l'afflux actuel vers l'Allemagne et d'en revenir à des procédures ordonnées pour l'entrée des personnes dans le pays", a expliqué le ministre allemand de l'Intérieur Thomas de Maizière. La libre circulation à l'intérieur des frontières des 26 pays signataires des accords de Schengen est un des piliers du projet européen mais des contrôles peuvent être réintroduits à condition qu'ils soient temporaires, pendant une durée variant de dix jours à deux ans, dans les cas de figure exceptionnels. "La libre circulation des personnes grâce à Schengen est un symbole unique de l'intégration européenne", a déclaré la Commission européenne dans un communiqué en réaction à la décision de Berlin. "Cependant, le revers de la médaille est une meilleure gestion commune de nos frontières extérieures et une solidarité accrue face à la crise des réfugiés." Lors d'une réunion d'urgence ce lundi à Bruxelles, les ministres de l'Intérieur des Vingt-Huit examineront la proposition de la Commission européenne de répartir de manière contraignante à travers l'UE 160.000 demandeurs d'asile arrivés ces derniers mois en Italie, en Grèce et en Hongrie, selon des critères de taille, de population ou de poids économique. "Il faut désormais progresser rapidement sur les propositions de la Commission", a déclaré l'exécutif bruxellois dans son communiqué, alors que des dizaines de milliers de migrants fuyant la guerre ou la misère au Proche-Orient et en Afrique cherchent une vie meilleure en Europe. Mais une réunion préparatoire, dimanche soir à Bruxelles, n'a produit aucun résultat, plusieurs pays d'Europe centrale campant sur leur refus d'accepter des quotas de répartition contraignants, en arguant que le projet de la Commission encouragerait un afflux supplémentaire de réfugiés et menacerait la cohésion de leurs sociétés. Selon la police bavaroise, 13.000 demandeurs d'asile sont arrivés à Munich samedi et 4.500 autres dimanche. Depuis le 31 août, 63.000 réfugiés sont arrivés à Munich et de l'avis de l'administrateur bavarois Christoph Hillenbrand, la ville ne pourra pas indéfiniment faire face à un tel afflux. ATHENES - Trente-quatre migrants, parmi lesquels 15 enfants, sont morts noyés hier au large de l'île grecque de Farmakonisi, non loin des côtes turques, dans le naufrage de leur embarcation, ont déclaré les garde-côtes grecs. Parmi les morts figurent quatre bébés, six garçons et cinq filles, précisent-ils. On ignore pour le moment la nationalité de ces victimes. --- LA CAIRE - Les forces égyptiennes ont ouvert le feu par erreur sur un convoi de touristes mexicains, faisant 12 morts et dix blessés lors d'un accrochage avec des activistes, dans l'ouest du pays, annonce le ministère de l'Intérieur dans un communiqué, précisant que des Egyptiens figurent parmi les victimes. "Une unité mixte de la police et de l'armée qui pourchassait des éléments terroristes, ce soir, dans une oasis du désert occidental, a tiré accidentellement sur quatre véhicules tout-terrain appartenant à un groupe de touristes mexicains", dit-il. --- MOSCOU - La Russie continuera à fournir du matériel militaire à la Syrie, a déclaré hier le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov cité par les agences de presse russes. "Il y avait des fournitures militaires, elles sont en cours et elles se poursuivront. Elles sont inévitablement accompagnées par des spécialistes russes, qui aident à régler le matériel, à former le personnel syrien sur la façon d'utiliser l'armement", a déclaré le chef de la diplomatie russe. La marine russe dispose d'une base à Tartous, sur la Méditerranée. Washington soupçonne Moscou de renforcer son dispositif militaire sur place pour protéger le président Bachar al Assad, dont les forces perdent du terrain. PARIS - Une majorité de Français est favorable à la participation de la France à une intervention militaire terrestre contre l'Etat islamique (EI) en Syrie dans le cadre d'une coalition internationale, selon un sondage de l'Ifop publié par le Journal du Dimanche (JDD). Une telle intervention au sol est jusqu'ici exclue par les autorités françaises. Mais la ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, a déclaré dimanche au Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI que la question n'était "pas taboue". Sur 1.005 personnes interrogées les 11 et 12 septembre, 56% se disent favorables à une telle opération dans ces conditions, contre 48% qui y sont hostiles. Elles sont 58% à estimer que l'EI peut être vaincu militairement, contre 40% qui sont d'un avis contraire. --- LE CAIRE - Le chef d'Al Qaïda, Ayman al Zaouahiri, appelle les jeunes musulmans des Etats-Unis et d'autres pays occidentaux à mener des attentats dans ces pays, dans un message audio enregistré qui a été diffusé aujourd'hui sur internet. "J'appelle tous les musulmans qui peuvent nuire aux pays de la coalition des croisés à ne pas hésiter", déclare Zaouahiri, en faisant référence aux Etats occidentaux. Ayman al Zaouahiri suggère aux jeunes musulmans vivant en Occident de suivre l'exemple des frères Tsarnaev et Kouachi, auteurs respectivement de l'attentat contre le marathon de Boston et de celui contre l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo à Paris. --- YAOUNDE - Au moins neuf personnes ont été tuées et 24 autres blessées hier dans deux attentats à la bombe à Kolofata dans le nord du Cameroun, ont déclaré les autorités à propos de ce qui semble être des attaques perpétrées par les islamistes du groupe Boko Haram. Kolofata se trouve non loin de la frontière avec le nord-est du Nigeria et a été visé à plusieurs reprises par Boko Haram, groupe islamiste qui a lancé son insurrection voici six ans pour tenter de créer un émirat dans le nord du Nigeria. Le Cameroun est l'un des principaux contributeurs de la force régionale qui comptera 8.700 hommes et devrait entamer cette année ses opérations militaires contre Boko Haram. --- ALGER - Le président algérien, Abdelaziz Bouteflika, a remplacé hier le patron du Département du Renseignement et de la Sécurité (DRS), Mohamed Mediène, qui était à ce poste depuis le début des années 1990. Surnommé Toufik, le général Mediène, dont le visage apparaît rarement sur des photos, a été remplacé par le général Athmane Tartag, spécialiste de la lutte contre les groupes armés et conseiller spécial du président Bouteflika. "Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a mis fin aux fonctions du chef du Département du Renseignement et de la Sécurité", lit-on dans le communiqué de la présidence, reproduit par l'agence algérienne de presse APS, qui stipule que Tartag lui succédera et que Mediène a été "admis à la retraite". --- PARIS - Le gouvernement augmentera en 2016 d'un euro la redevance audiovisuelle et de 30% la taxe payée par les fournisseurs d'accès à internet, pour financer la télévision et la radio publiques, a annoncé ce week-end la ministre de la Culture, ce qui a déclenché l'ire des opérateurs. Fleur Pellerin a en revanche exclu, dans une interview publiée par le Journal du Dimanche, le rétablissement de la publicité sur les chaînes publiques après 20h00, qui avait été supprimée sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy. --- PARIS - La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) a jugé hier la France "sur la bonne voie", dans une interview diffusée par France 2, mais elle a engagé le gouvernement actuel à poursuivre les réformes. Christine Lagarde prédit une croissance économique française supérieure à 1%, conformément aux prévisions du FMI en mai pour 2015, mais inférieure à 2%. --- MOBILE, Alabama - Airbus inaugure aujourd'hui sa première usine d'assemblage aux Etats-Unis, sur les terres de son grand rival Boeing. Le site de Mobile, dans l'Alabama, qui représente un investissement de 600 millions de dollars (530 millions d'euros), est prévu pour employer, à pleine capacité, un millier d'ouvriers d'ici 2018. L'usine américaine assemblera d'ici la fin 2017 quatre avions A320 par mois et l'avionneur européen espère y produire à partir de 2017 une nouvelle version de l'A320.

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