RESUME DE L'ACTUALITE A 02h00 GMT (14/05)

le , mis à jour à 04:15
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PARIS - L'économie française a enregistré au premier trimestre sa croissance la plus dynamique depuis près de deux ans, ce qui devrait lui permettre de dépasser les prévisions du gouvernement pour l'ensemble de 2015, grâce notamment à une forte consommation des ménages. Selon les données publiées par l'Insee, la croissance a été portée aussi par une importante contribution des stocks des entreprises, un élément qui fait qu'il lui sera sans doute difficile de continuer à ce rythme sur le deuxième trimestre. L'acquis de croissance pour 2015, à savoir le niveau de l'ensemble de l'année si la croissance des trois derniers trimestres était nulle, se situe maintenant à +0,7%. Michel Sapin a reconnu que cette embellie était encore insuffisante pour avoir un impact sur l'emploi. --- BRUXELLES - La Commission européenne appelle la France à profiter de l'amélioration de sa situation économique pour poursuivre les réformes structurelles, notamment en matières fiscale et sociale. L'exécutif européen se prononcera en juin sur les finances publiques de la France, à qui elle avait donné jusqu'au 10 juin pour prendre des mesures pour appuyer son engagement de ramener le déficit public sous la barre des 3% du PIB fin 2017. Le gouvernement français a depuis identifié de nouvelles mesures de redressement des comptes et amélioré, à la faveur d'un déficit 2014 moins important que prévu, ses prévisions pour les prochaines années. --- BRUXELLES - La Commission européenne propose que 20.000 migrants soient accueillis et répartis à travers l'Union au cours des deux prochaines années, mais en accordant à la Grande-Bretagne, à l'Irlande et au Danemark le droit de ne pas participer à ce dispositif. Selon le projet de Bruxelles, les migrants seraient accueillis dans les pays européens selon une clé de répartition fondée sur la taille du pays, la croissance économique et d'autres critères, si bien que l'Allemagne, la France et l'Italie seraient les principaux foyers d'accueil. --- BUJUMBURA - Un général burundais a annoncé hier la destitution du président Pierre Nkurunziza, dont la candidature à un troisième mandat est à l'origine de la crise politique meurtrière qui ébranle le Burundi depuis près de trois semaines. Le président, qui se trouvait ce mercredi en Tanzanie pour un sommet régional consacré à la crise dans son pays, n'a pas fait de déclaration mais dans un communiqué la présidence burundaise affirme que "la tentative de coup d'Etat a été déjouée" et ajoute que ses auteurs "sont recherchés par les forces de défense et de sécurité afin qu'ils soient traduits en justice". --- RYAD - La trêve humanitaire de cinq jours entrée en vigueur la veille au soir a été globalement respectée hier au Yémen, malgré quelques raids aériens de la coalition arabe durant la nuit et des opérations menées par les rebelles houthis dans l'est du pays. Dans la ville d'Abyan, dans le sud-ouest du Yémen, des frappes aériennes ont visé des positions des miliciens chiites qui avaient progressé dans le secteur malgré le cessez-le-feu, ont rapporté des habitants. --- BEYROUTH - L'armée syrienne et des combattants du Hezbollah ont pris hier le contrôle de la colline stratégique de Talat Moussa, à la frontière entre la Syrie et le Liban, ont annoncé les médias officiels syriens et le mouvement chiite libanais. Dans le centre du pays, au moins 70 soldats gouvernementaux et 40 combattants de l'Etat islamique (EI) ont péri dans une attaque menée la nuit précédente par le groupe djihadiste, rapporte l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Les combats étaient concentrés dans la province de Homs, autour de la ville d'Al Soukhna, à 300 kilomètres au nord-est de Damas. --- BAGDAD - Le ministère irakien de la Défense a annoncé la mort du numéro deux de l'Etat islamique lors d'une frappe aérienne de la coalition contre une mosquée dans le nord de l'Irak. "Selon des renseignements précis, une attaque aérienne de la coalition a visé le commandant en chef adjoint de l'EI, Abou Alaa al Afari", affirme le ministère sur son site internet. L'attaque aérienne a été menée alors qu'Afari était en réunion dans la mosquée avec d'autres responsables de l'EI. --- ANTALYA - Le secrétaire d'Etat américain John Kerry, lors d'une réunion de l'Otan mercredi à Antalya (Turquie), a demandé la fin des combats autour de la ville portuaire ukrainienne de Chirokine. Lors de cette rencontre, les ministres des Affaires étrangères de l'Alliance atlantique ont une nouvelle fois appelé la Russie à appliquer l'accord de cessez-le-feu conclu en février à Minsk, la capitale biélorusse. Malgré cet accord, les tirs se poursuivent autour de Chirokine, près du port stratégique de Marioupol, sur la mer d'Azov. Le gouvernement de Kiev craint que les séparatistes prorusses lancent une offensive dans ce secteur. --- WASHINGTON - La Chambre des représentants américaine a approuvé hier une proposition de loi qui prévoit d'interdire la collecte en masse de données téléphoniques par les agences de renseignement, mais dont l'adoption paraît encore très incertaine au Sénat. En vertu de l'USA Freedom Act, les services de renseignement n'auraient accès aux données des Américains, notamment téléphoniques, que lorsqu'un tribunal jugera qu'il existe une suspicion légitime d'un lien avec le terrorisme international. --- PARIS - La droite est montée au front contre les accusations de "xénophobie" lancées par le Premier secrétaire du Parti socialiste à l'encontre de Nicolas Sarkozy. Jean-Christophe Cambadélis a jugé sur RTL que l'attaque de l'ancien président contre la ministre de l'Education Najat Vallaud-Belkacem, dont il dénonce la réforme des collèges, était "légèrement xénophobe". Le ministre des Finances Michel Sapin ne l'a pas contredit et a accusé le président de l'UMP de "faire appel aux plus bas instincts". Lors d'un meeting en Seine-Saint-Denis, Nicolas Sarkozy a déclaré lundi que "dans le combat effréné vers la médiocrité", la ministre de la Justice Christiane Taubira était "en passe d'être dépassée par la ministre de l'Education nationale." --- RENNES - Onze ans après le naufrage du chalutier breton Bugaled Breizh au large des côtes britanniques, la cour d'appel de Rennes a confirmé l'ordonnance de non-lieu prononcée en mai 2014, mettant fin aux recherches sur les causes du naufrage qui avait fait cinq victimes. Après le rendu de la décision de la Cour d'appel, Me Dominique Tricaud, avocat d'une des familles des victimes, a annoncé qu'il allait engager une procédure devant la Cour de cassation, une autre devant la Cour européenne des droits de l'homme et une troisième devant les tribunaux britanniques, les corps de certaines victimes ayant été repêchés dans les eaux territoriales de la Grande-Bretagne.

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