RESUME DE L'ACTUALITE A 02h00 GMT (10/04)

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LE CAIRE - Deux explosions revendiquées par le groupe Etat 
islamique, la première dans une église copte de Tanta, dans le 
delta du Nil, et la seconde devant une cathédrale de la minorité 
chrétienne égyptienne à Alexandrie, ont fait au moins 44 morts 
hier matin et une centaine de blessés. 
    Le président égyptien Abdel Fattah al Sissi a annoncé 
l'instauration sous peu de l'état d'urgence pour une durée de 
trois mois. 
    L'attentat visant la cathédrale Saint-Marc d'Alexandrie, le 
siège historique de l'Eglise copte orthodoxe dont le patriarche, 
Tawadros, venait d'assister à la messe des Rameaux mais n'a pas 
été blessé, a été attribué par la télévision d'Etat à un 
kamikaze. 
    Les deux attentats ont été revendiqués par les djihadistes 
de l'Etat islamique (EI) par l'intermédiaire de leur organe de 
communication, Amaq. 
    "Il y a eu une énorme explosion dans la nef", a témoigné  
une femme présente dans l'église Saint Georges de Tanta. "Il y 
avait des flammes et de la fumée partout et les blessures sont 
très graves. J'ai vu les intestins de blessés et certains 
avaient les jambes complètement arrachées", a-t-elle raconté à 
Reuters par téléphone. 
    Le ministère de la Santé a avancé un bilan provisoire de 27 
morts et 78 blessés à Tanta. L'explosion à Alexandrie, qui s'est 
produite plusieurs heures plus tard, a fait au moins 17 morts, 
dont trois policiers, et 48 blessés, a-t-il ajouté. 
    Ces explosions en pleine messe des Rameaux surviennent une 
semaine avant la Pâque copte.    
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    STOCKHOLM - La police suédoise a arrêté un deuxième suspect 
après l'attaque au camion bélier qui a fait quatre morts et 15 
blessés vendredi à Stockholm, ont annoncé hier les autorités 
judiciaires du pays. 
    Le second suspect est poursuivi pour complicité d'acte 
terroriste, ont précisé les services du procureur de Stockholm. 
    La police avait annoncé un peu plus tôt qu'elle interrogeait 
cinq personnes dans le cadre de l'enquête sur l'attentat. 
    Elle a dit hier continuer de penser que le conducteur du 
camion-bélier était bien le ressortissant ouzbek de 39 ans qui a 
été arrêté vendredi soir. 
    L'homme "avait exprimé sa sympathie pour plusieurs 
organisations extrémistes dont l'Etat islamique", a déclaré le 
responsable de la police Jonas Hysing lors d'une conférence de 
presse. 
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    BEYROUTH - La base aérienne de Chayrat, visée vendredi par 
des tirs de missiles de américains, est de nouveau 
opérationnelle et des avions ont pu en décoller, a confirmé 
samedi le gouverneur de la province de Homs. 
    Les Etats-Unis ont bombardé dans la nuit de jeudi à vendredi 
cette base à partir de laquelle a été lancée, selon eux, une 
attaque chimique qui a fait quelque 90 morts, dont une trentaine 
d'enfants, dans le village de Khan Cheikhoune, dans la province 
d'Idlib. 
    Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a 
de nouveau nié samedi la réalité d'une telle attaque lors d'une 
conversation téléphonique avec son homologue américain, Rex 
Tillerson. Tillerson doit se rendre mardi et mercredi à Moscou. 
     
     LUCQUES, Italie - Les ministres des Affaires étrangères du 
Groupe des Sept se réunissent aujourd'hui en Toscane pour un 
sommet annuel où l'Europe et le Japon devraient chercher à 
clarifier la politique américaine sur nombre de questions, en 
particulier celle de la guerre en Syrie. 
    Le conflit civil syrien devrait occuper l'avant-scène des 
discussions, qui débuteront lundi à 16h30 (14h30 GMT). 
    Après la décision de Donald Trump, élu sur des promesses 
isolationnistes, de frapper une base aérienne du régime syrien, 
les Européens devraient tenter de déterminer si ces premiers 
bombardements se réduisent ou non à un avertissement. 
    Samedi, l'ambassadrice américaine auprès des Nations unies, 
Nikki Haley, a déclaré que le renversement du régime syrien 
faisait partie des priorités de l'administration Trump. Le 
secrétaire d'Etat, Rex Tillerson, a jugé pour sa part 
prioritaire la lutte contre l'Etat islamique.  
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    WASHINGTON - Un groupe aéronaval américain va faire route 
vers l'océan Pacifique, à proximité de la péninsule coréenne, a 
dit un responsable américain à Reuters, sur fond d'inquiétudes 
grandissantes quant aux capacités nucléaires nord-coréennes. 
    Le groupe, qui comprend le porte-avions USS Carl Vinson, 
partira de Singapour et rejoindra la région de la péninsule 
coréenne, a précisé ce responsable sous le sceau de l'anonymat. 
    Les frappes aériennes menées contre des infrastructures 
syriennes par l'armée américaine sont un avertissement lancé aux 
autres nations, la Corée du Nord notamment, a prévenu hier le 
secrétaire d'Etat Rex Tillerson à la chaîne ABC. 
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    MARSEILLE, Bouches-du-Rhône - Jean-Luc Mélenchon a organisé 
hier une nouvelle "démonstration de force" à Marseille, en 
présence de plusieurs dizaines de milliers de personnes, pour 
rallier à lui les indécis de gauche à quinze jours du premier 
tour de la présidentielle, avec un discours axé sur la paix qui, 
espère-t-il, doit lui ouvrir les portes du second tour. 
    "Ca s'entend, ça se sent : la victoire est à portée de nos 
efforts", a estimé l'eurodéputé, évoquant une "incroyable et 
magnifique démonstration de force" qui a attiré, selon les 
organisateurs, quelque 70.000 personnes sur le Vieux-Port de 
Marseille. 
    Galvanisé par sa marche pour une VIe République du 18 mars 
et par plusieurs enquêtes d'opinion récentes qui le donnent à un 
souffle de François Fillon, Jean-Luc Mélenchon a choisi le thème 
de la paix pour nourrir une dynamique qui, semble-t-il, a réussi 
à capter l'attention d'une opinion déboussolée. 
 
     PARIS - Jean-Luc Mélenchon passe pour la première fois 
devant François Fillon dans les intentions de vote pour le 
premier tour de l'élection présidentielle qui placent toujours 
en tête Emmanuel Macron et Marine Le Pen (à 24%), selon un 
sondage Kantar Sofres One Point pour Le Figaro, LCI et RTL 
publié hier. 
    Le candidat de la France insoumise gagne six points et est 
désormais crédité de 18% des intentions de vote, devant le 
candidat de la droite dont le score reste stable (17%) par 
rapport à la mi-mars. Le candidat socialiste Benoît Hamon passe 
en dessous de la barre des 10%, à 9%. 
     
     PARIS - A deux semaines du premier tour, François Fillon a 
sonné hier l'heure de la mobilisation qui doit lui permettre de 
se maintenir dans la course à l'Elysée après une campagne 
parasitée par des ennuis judiciaires qui ont mis à mal l'unité 
de sa famille politique et écorné son image d'exemplarité. 
    "Je ne vous demande pas de m'aimer, je vous demande de me 
soutenir parce qu'il y va de l'intérêt de la France", a déclaré 
le candidat à l'élection présidentielle lors d'un meeting 
organisé Porte de Versailles, à Paris, en présence de nombreux 
ténors de la droite, à l'exception d'Alain Juppé et de Nicolas 
Sarkozy. 
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    PARIS - La France n'est pas responsable de la rafle du "Vel 
d'Hiv", au cours de laquelle plus de 13.000 juifs furent arrêtés 
les 16 et 17 juillet 1942, a estimé hier la candidate du Front 
national à l'élection présidentielle, Marine Le Pen. 
    Face à l'émoi suscité par ses propos, la présidente du parti 
d'extrême droite a précisé dans la soirée que sa position 
faisait suite "à l'ordonnance du 9 août 1944 qui a frappé 
d'inexistence juridique le régime de Vichy, régime collaborateur 
et illégal." 
    Ces déclarations ont provoqué l'indignation de l'Union des 
étudiants juifs de France (Uejf) qui a dénoncé des propos 
"révisionnistes" s'inscrivant "dans la lignée révisionniste du 
Front National". 
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    PARIS - Le décret actant le principe de la fermeture de la 
centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin) et la conditionnant 
à la mise en service de l'EPR de Flamanville par EDF a été signé 
et publié ce matin au Journal Officiel. 
    La mise à l'arrêt définitive des deux réacteurs de 900 
mégawatts du site, qui avait été promise par François Hollande 
pour 2016 puis pour "la fin du quinquennat", n'interviendra pas 
avant 2020. 
    "Le décret sur la fermeture de la centrale de Fessenheim est 
signé et publié ce matin au JO, c'est dit c'est fait", s'est 
félicitée sur Twitter la ministre de l'Energie Ségolène Royal 
qui avait assuré cette semaine que le décret serait signé avant 
la fin du quinquennat. 
 
 
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